Massacre en règle des valeurs bancaires

 |   |  305  mots
La Tribune Infographie
La Tribune Infographie
Les incertitudes sur la décote des créances grecques causent des chutes de plus de 10 %.

Dire que les valeurs bancaires ont souffert, mardi, relève de l'euphémisme. La Société Généralecute; Générale, BNP Paribas et le Crédit Agricolegricole ont signé les trois plus fortes chutes de l'indice CAC 40, avec des plongeons respectifs de... 16,23 %, 13,06 % et 12,53 %. Leurs rivales européennes ont elles aussi été étrillées : l'allemande Commerzbank a dévissé de 9,42 % et l'italienne Intesa San Paolo s'est effondrée de 15,8 %. En cause : la décision soudaine de la Grèce de soumettre à référendum l'accord du plan de sauvetage du pays conclu à Bruxelles la semaine dernière. Ce projet de référendum est « tout sauf un cadeau », s'emporte la Fédération allemande des banques privées, qui redoute que « d'importants détails » du plan ne soient « reportés, voire gelés ».

La décision grecque « rouvre la boîte de Pandore concernant l'ampleur exacte des pertes qui devront être prises par les institutions financières », précisent les analystes de CM-CIC. Les banques avaient accepté une décote de 50 % sur leurs créances grecques, dans le cadre du plan de sauvetage de la Grèce présenté le 27 octobre par Bruxelles. Dans l'hypothèse d'une victoire du « non » au référendum grec, « la Grèce pourrait faire défaut, obligeant les banques à constater une décote supérieure à 60 % sur la dette souveraine », calculent les analystes de Natixis. Andrew Lim, analyste chez Espirito Santo, évoque, lui, une décote de 75 %. Mais le véritable chiffre pourrait bien être de 100 %, le défaut de la Grèce n'étant pas exclu en cas de « non » au référendum, selon l'agence de notation Fitch et le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. L'Institut de la finance internationale ne veut rien entendre, réaffirmant mardi « son intention d'aller de l'avant avec l'accord du 27 octobre ».

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :