Le secteur manufacturier chinois en perte de vitesse

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La Tribune Infographie
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Il a enregistré au mois d'octobre son plus faible rythme de croissance en près de trois ans. Les nouvelles commandes ralentissent.

L'indice officiel des directeurs d'achat pour le secteur manufacturier (PMI) chinois publié mardi a affiché en octobre son niveau le plus faible depuis février 2009. Cette statistique est de nature à inquiéter les investisseurs sur la capacité de la République populaire à encaisser le choc d'un ralentissement économique mondial. L'indice a reculé à 50,4 en octobre (consensus établi par l'agence Reuters, 51,6) après 51,2 en septembre. La barre de 50 marque la limite entre croissance et contraction de l'activité. La semaine dernière, l'indice d'octobre calculé en première estimation par la banque HSBC avait en revanche atteint 51,1, contre un niveau définitif de 49,9 pour le mois de septembre.

Cette divergence entre les deux estimations n'est pas nouvelle, car le PMI officiel rassemble davantage de données issues des plus grands groupes manufacturiers chinois, tandis que l'indice calculé par HSBC se focalise sur les petites et moyennes entreprises, qui emploient environ 75 % de la population chinoise.

Les marchés financiers ont mal réagi à la publication de l'indice PMI officiel, le dollar australien reculant de près d'un demi-cent contre le dollar américain. La Chine est le premier partenaire commercial de l'Australie.

Facteur saisonnier

« Le recul de l'indice PMI en octobre indique un nouveau ralentissement économique à venir », commente Zhang Liqun, chercheur d'un organisme gouvernemental. Pour sa part, Zhang Zhiwei, chef économiste chez Nomura Securities, estime que le recul du PMI est « en grande partie lié à un facteur saisonnier plutôt qu'à une faiblesse économique ». La production et les nouvelles commandes à l'exportation ont accusé un net recul en octobre.

Selon le Bureau national des statistiques (BNS), ces mauvaises performances montrent que la Chine est affectée par une demande en berne en Europe, principal partenaire commercial de la Chine, ainsi qu'aux États-Unis.

Le recul de la composante des prix de 10,4 points à 46,2, passant pour la première fois depuis avril 2009 sous la barre des 50, montre que « la pression inflationniste dans le secteur manufacturier s'est atténuée et que les hausses des prix sont sous contrôle », estime le BNS.

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Commentaires
a écrit le 02/11/2011 à 10:57 :
boooooooonnnnnnnnnndouuuuennnnnnnnnn !!!!

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