Au Portugal le malaise social s'amplifie

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Les transports publics étaient en grève mercredi pour protester contre le plan d'austérité annoncé par Lisbonne.

Les syndicats du secteur des transports publics portugais sont satisfaits : leur première journée d'action est un succès. Cette forte mobilisation est la conséquence de l'inquiétude qui règne dans le secteur après l'annonce par le gouvernement d'un Plan de restructuration des transports (PET) : fusions, cessations et licenciements sont au programme de ce plan prévu jusqu'en 2015.

La coordination des grèves partielles a entraîné des perturbations du trafic sans empêcher l'activité économique. Il a fallu pourtant s'armer de patience, notamment dans la capitale portugaise où le métro a entamé le mouvement de paralysie, suivi par les bus. Le trafic ferroviaire, sur les grandes lignes mais aussi sur le réseau local, a été bloqué à deux reprises et les ferries sont restés à quai plusieurs heures.

En pleine grève, mardi, le ministre de l'Économie, Alvaro Santos Pereira, a présenté le PET comme « la planche de salut » du secteur des transports dont la dette cumulée atteint 17 milliards d'euros et représente 10 % du PIB.

Pour les médias portugais, le mardi noir des transports a servi de « tour de chauffe » à la grève générale unitaire prévue le 24 novembre. D'ici là, les perturbations dans ce secteur vont se poursuivre avec l'entrée dans la danse de la fonction publique le 12 novembre. Les « Indignés » et les étudiants devraient aussi manifester.

La contestation s'amplifie alors que le parlement s'apprête à examiner le projet de loi de finances pour 2012. Un budget considéré par le Premier ministre lui-même, Pedro Passos Coelho, comme « le plus difficile de tous les temps ». Ce dernier redoute les conséquences de l'agitation sociale au moment où la « troïka » vient d'envoyer à Lisbonne sa deuxième mission d'analyse. En jeu : un nouveau chèque de 8 milliards d'euros. Le Premier ministre va peut être négocier « des conditions plus souples avec le FMI et l'Europe en contrepartie des 78 milliards d'euros d'aide ». Lisbonne met en avant les efforts fournis alors que l'on prévoit une contraction de l'économie de 2,5 % en 2012. Mais les grèves et les manifestations pourraient contrarier les prétentions du gouvernement.

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Commentaires
a écrit le 20/11/2011 à 6:27 :
Ce qui est surprenant c'est que personne ne parle du vrai problème: le déséquilibre des balances commerciales entre les pays de la Zone Euro du aux divergences économiques grandissantes depuis l'introduction de l'Euro.
Les économies, puisque divergentes, deviennent de plus en plus difficiles à coordonner.
Tant que des mesures adéquates ne seront pas décidées et appliquées ces divergences iront en s'aggravant.
Une des conséquences de ces divergences est le cour de change de l'Euro qui pour l'Allemagne devrait tourner autour de 1,70 pour le $-US alors que pour l'Italie et la France ce serait autour de 1,20,- Et je ne parle même pas de la Grèce et du Portugal.
Ce manque de convergences économiques nous conduira à une forme de Zone de libre échanges avec des républiques bananières (Wikipedia: Une république bananière désigne un pays peu développé, dont l'industrie repose typiquement sur la seule production de bananes (Olives dans nôtre cas), et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire sujette à renversement.) C'est déjà le cas en Grèce et l'Italie s'y dirige à grand pas. Puisque ce deux pays ne sont plus dirigés par des gouvernements élus.
Ce n'était certainement pas le but de l'UE! En tout cas pas le but avoué.
a écrit le 13/11/2011 à 11:26 :
Un pays qui importe trop avec des échanges déséquilibrés avec le reste du monde, s'appauvrit et le niveau de vie général ne peut être qu'en baisse. Il faut relocaliser les productions de manière à assurer un équilibre des échanges internationaux. Un équilibre entre effectifs de la fonction publique et du secteur privé doit également être mis en oeuvre. Enfin, une meilleure répartition du PIB devra assurer un pouvoir d'achat décent à chaque citoyen. Les salaires à la Carlos Ghosn de 1million d'? par mois devront être prohibés ou très fortement taxés.

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