L'Espagne en crise bascule à droite

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La droite a remporté dimanche une majorité absolue historique aux élections législatives en Espagne, portée au pouvoir par un pays inquiet et sans illusions, qui a choisi de sanctionner le gouvernement socialiste, mais se prépare à une nouvelle cure de rigueur.

Le Parti populaire (PP) mené par Mariano Rajoy, 56 ans, qui dirigera le prochain gouvernement, a obtenu 186 sièges de députés contre 111 au Parti socialiste (PSOE), qui enregistre son plus mauvais score depuis le retour de la démocratie.

Les socialistes espagnols, au pouvoir depuis 2004, deviennent ainsi les nouvelles victimes d'une crise qui a déjà fait chuter les gouvernements grec et italien.

Mariano Rajoy, acclamé par ses partisans, a promis un "effort solidaire" pour "faire la guerre à la crise", mais a reconnu qu'"il n'allait pas y avoir de miracle" face à une situation économique très difficile.

"Je n'aurai pas d'autre ennemi que la crise économique", mais aussi "le chômage, le déficit, la dette excessive, la stagnation économique et tout ce qui maintient ce pays dans cette situation critique", a-t-il assuré.

"Ce n'est un secret pour personne que nous allons gouverner dans la conjoncture la plus délicate pour l'Espagne de ces 30 dernières années".

La crise, l'austérité et les cinq millions de chômeurs étaient justement sur toutes les lèvres dimanche.

"Il y aura des coupes, mais c'est nécessaire", réagissait Antonio Garcia, médecin de 80 ans, venu célébrer la victoire devant le siège du PP à Madrid.

Pour la première fois de sa vie, mais sans conviction, Octavio Arginano, un ouvrier madrilène à la retraite, âgé de 67 ans, a lui aussi opté pour la droite.

"Mon fils est au chômage depuis plus d'un an. Ma fille ne gagne que 600 euros par mois en gardant des enfants", confiait cet électeur dans le quartier de Lavapies. "Il faut qu'il y ait un changement, mais je ne suis pas sûr que quelqu'un sache quoi faire pour nous sortir de cette situation".

La crise a entraîné une perte de confiance envers les grands partis politiques, une partie des électeurs estimant que ni la gauche ni la droite ne seront capables de remettre le pays sur les rails.

Signe de cette défiance, exprimée depuis le mois de mai par le mouvement des "indignés", la coalition écolo-communiste IU (Izquierda Unida), qui compte actuellement deux députés, en obtient onze.

Electeur du Parti populaire en 2008, Fernando Javier Alvarez Granero, instituteur de 46 ans, a lui "voté blanc pour la première fois".

"Tous les partis, de droite et de gauche, diffusent le même message". Le Parti socialiste "a créé cinq millions de chômeurs et nous a menti sur la crise économique. Et je ne pense pas que Mariano (Rajoy) puisse apporter une solution aux grands problèmes de l'Espagne".

Le Parti populaire, fort de sa majorité absolue, est en mesure de gouverner seul le pays. Mariano Rajoy, un homme tenace mais sans charisme, devrait être investi chef du gouvernement à partir du 20 décembre, une semaine au moins après l'installation des deux chambres du Parlement le 13.

Surfant sur le mécontentement et la lassitude des électeurs, il n'a laissé aucune chance à son adversaire socialiste Alfredo Perez Rubalcaba, 60 ans. Ce dernier a promis que, désormais dans l'opposition, les socialistes "travailleraient de toutes leurs forces pour l'amélioration de l'économie et de l'emploi".

Sous la très forte pression des marchés financiers, le nouveau chef du gouvernement devra maintenant agir vite pour tenter de redresser l'économie espagnole, quatrième de la zone euro, menacée de récession et asphyxiée par un chômage record de 21,52%.

Avec ce vote "s'achèvera un processus non écrit ni planifié de remplacement de tous les gouvernements des économies européennes considérées comme périphériques : la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Italie, en plus de l'Espagne", avaient prédit les analystes de Bankinter.

Mais les nouvelles mesures de rigueur qui se profilent pourraient attiser la grogne sociale qui s'est emparée du pays.

Arrivés au pouvoir en plein miracle économique, alors que la croissance espagnole était portée par le boom de l'immobilier, les socialistes n'auront pas résisté à la crise financière mondiale qui a éclaté à l'automne 2008.

Depuis mai 2010, les Espagnols sont soumis à une politique d'austérité - baisse de 5% du salaire des fonctionnaires, gel des retraites ou recul de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans.

Vaincu par la crise, le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, s'était finalement résigné à avancer les élections prévues en mars 2012.

 

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a écrit le 26/11/2011 à 10:11 :
la crise d'amnésie collective en Espagne est sidérante. C'est Aznar qui a mis en ?uvre les théories économiques qui ont conduit l'économie Ibérique à la ruine. Il se targuait de la progression du nombre de millionnaires 15%/an. Zapatero n'a rien fait et a même accompagné cette économie, il ne s'est pas attaqué à la précarité des emplois,35% de la population, ses seules réalisations le mariage Homo et la régularisation des sans-papiers? Voilà son seul bilan, et voilà le programme que veut suivre le tandem Moscovici/Hollande
a écrit le 22/11/2011 à 18:04 :
la crise d'amnésie collective en Espagne est sidérante. C'est AZNAR qui a mis en ?uvre les théories économiques qui ont conduit l'économie Ibérique à la ruine. Il se targuait de la progression du nombre de millionnaires 15%/an. ZApatero n'a rien fait et a même accompagné cette économie, il ne s'est pas attaqué à la précarité des emplois,35% de la population, ses seules réalisations le mariage Homo et la régularisation des sans-papiers? Voilà son seul bilan, et voilà le programme que veut suivre le tandem Moscovici/Hollande
a écrit le 22/11/2011 à 12:38 :
Elle bascule surtout dans l'abime.
a écrit le 22/11/2011 à 6:46 :
La droite fera une politique moins stricte que la gauche, qui paye la rigueur et son sérieux, et l'Espagne... ira encore plus dans le trou.
a écrit le 21/11/2011 à 19:19 :
après l'espagne quel pays fera chuter ses dirigeants en place ? la Crise se chargera de nous le dire !
a écrit le 21/11/2011 à 17:38 :
la crise d'amnésie collective en Espagne est sidérante. C'est AZNAR qui a mis en ?uvre les théories économiques qui ont conduit l'économie Ibérique à la ruine. Il se targuait de la progression du nombre de millionnaires 15%/an. ZApatero n'a rien fait et a même accompagné cette économie, il ne s'est pas attaqué à la précarité des emplois,35% de la population, ses seules réalisations le mariage Homo et la régularisation des sans-papiers? Voilà son seul bilan, et voilà le programme que veut suivre le tandem Moscovici/Hollande
a écrit le 21/11/2011 à 14:27 :
Et pour la France ça sera un basculement à gauche...mais il faudrait plutôt laisser la présidence à Sarkozy afin qu'il gere ce qu'il a semé et participe au redreseement du pays, mais en votant en juin une assemblée à majorité de gauche pour avoir un premier ministre socialiste, ce qui était une coabitation deviendrait un gouvernement d'union nationale...et les deux partis seraient aux manettes chacun dans son role.
a écrit le 21/11/2011 à 13:59 :
L'Espagne est comme tous les pays industrialisés, victime de la crise mondiale que nos maîtres-financiers nous ont savamment concoctée. Je répète ce que j'ai déjà maintes fois expliqué. Après avoir exploité les européens et les américains, on va désormais en faire autant avec les pays émergents, qui progressivement deviendront consommateurs, avec quelques 3 milliards de victimes. Pour faire avaler cette restructuration planétaire, il fallait imaginer un scénario crédible qui a eu l'avantage d'être dissimulé par le plus grand bluff de l'histoire: Elire à la tête de la plus grande puissance militaire que l'Humanité ait connue, le parfait "oncle-Tom" OBAMA.
Si vous comprenez cette explication; vous aurez tout compris. J'en doute car il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre...Jean-Claude Meslin
Réponse de le 21/11/2011 à 16:25 :
@Jean-Claude : l'Espagne est officiellement un pays industrialise que depuis 1986 (annee de son entree dans l'Europe). Apres, elle s'est crue trop belle, trop intelligente , trop .... et ultime erreur : elle a copie le modele US de developpement (Finance, Immobilier). Et V'lam !!!. Retour au bercail !!
Réponse de le 21/11/2011 à 21:28 :
Bernie. Ce que vous expliquez est correct; mais ce n'est qu'un des dégâts collatéraux de la restructuration planétaire voulue par ceux qui veulent toujours gagner plus. Nous devons revoir les règles de la mondialisation et nous orientez vers un cours mondial du travail comme cela existe pour les métaux, le gaz, le pétrole et les céréales. Ce qui a été oublié en 1949 pour protéger le passe-temps favori des humains: abuser d'autres humains...Jean-Claude Meslin
Réponse de le 22/11/2011 à 8:47 :
@Jean-Claude : l'Espagne est l'exemple type du pays qui s'est mis dans la m... tout seul. Et vous voudriez qu'on change les regles ?
Réponse de le 22/11/2011 à 17:27 :
Bernie. Quand je parle: révolution (même pacifique); La Tribune obéit à ses maîtres et censure. Si des mesures radicales ne sont pas prises contre cette mondialisation débridée et ce que j'appelle la restructuration planétaire, nous seront tous bientôt dans la même situation que l'Espagne. Jean-Claude Meslin
a écrit le 21/11/2011 à 13:24 :
La gauche à laissé la moitié du sandwich de m.... Maintenant c'est la droite qui va se la taper. On va bien rigoler. Bon appétit !
a écrit le 21/11/2011 à 11:26 :
zapatero uu ! uu ! uu !
vendeur de fume !
est il posible qu´il y a des personnes qui croyent a a ces tipes ( hollande + segolene + dsk)
a écrit le 21/11/2011 à 10:34 :
L'Espagne a toujours été un pays sous développé et qui a profité des largesses de l'UE (traduisez du contribuable français) pour faire de la spéculation immobilière, ça tombe bien en France nous manquons de logement, importons les stocks de logements espagnols ou exportons là bas nos mal logés... España siempre ha sido un país subdesarrollado y ha aprovechado generosidades financieras de la UE (Uds pueden traducir, del contribuyente francés ), solo para hacer especulación inmobiliaria, esto viene a pelo aquí en Francia pues faltamos de viviendas, podemos importarlas de españa o mejor mandar a nos pobres sin techo para Uds.
a écrit le 21/11/2011 à 10:28 :
puis je rajouter les grandes amitiés avec de grands libéraux comme Castro qui protègent des terroristes de l?ETA, avec un Hugo Chavez, autre démocrate qui s?empare sans aucune indemnisation des biens et propriétés espagnoles pour les donner à ses amis et fidèles, lui même autre protecteur des terroristes de l?ETA, les attentions bienveillantes à ce Teodoro Obiang ,dictateur de première et assassin du prédécesseur de la Guinée équatoriale, affameur de son peuple, la fameuse et piteuse alliance des civilisations tout cela aurait dû convaincre ces ingrats d?Espagnol des bienfaits d?un Zapatero, une lumière en politique étrangère.
a écrit le 21/11/2011 à 9:48 :
C?est vrai qu?il est incompréhensible que des réformes si importantes comme le mariage homosexuel, l?avortement pour les mineures, la fouilles des tombes républicaines de préférences de la guerre civile, les subventions frauduleuses aux plans sociaux, le placement des copains camarades sans diplômes et sans justifications comme fonctionnaires , auraient dû recueillir l?approbation enthousiaste des Espagnols. N?est ce pas camarades ?
a écrit le 21/11/2011 à 9:21 :
Quel est le taux d'abstention ?
Les Espagnols avaient-ils un choix pertinent ?
a écrit le 21/11/2011 à 9:18 :
Le ridicule n'a jamais tué personne, la droite revient au pouvoir, après les socialiste pour refaire les mêmes préceptes qu'Aznar avec son gouvernement, les Espagnols tout comme les Français sont des veaux, qui qui hument aux grès des vents les bonnes ou mauvaises odeurs, en l'occurrence les mauvaises
Réponse de le 21/11/2011 à 11:06 :
La seule bonne nouvelle, c'est qu'en France on passera de la droite à la gauche....mais la meilleure solution pour la France serait de laisser Sarko président, pour qu'il répare ce qu'il a cassé sur l'international et lui mettre un parlement de Gauche donc un premier ministre de gauche pour gerer la crise au niveau de la population...c'est ça un gouvernement d'union, pensez-y !!!!
a écrit le 21/11/2011 à 8:53 :
C'est la crise qui a fait élire la droite parce que la gauche était au pouvoir. Cest la crise qui risque de faire élire la gauche en France, parce que la droite est au pouvoir. Et c'est ainsi partout. La raison : tout simplement l'égoïsme des peuples. On ne veut pas reconnaître les nécessités du temps et les efforts que font les ditigeants en place. Alors on se venge sur eux : les bons (Zapatero, Sarkozy) comme les mauvais (Berlusconi, Papadopoulos). En France les électeurs, si l'on se fie aux sondages, nous préparent une catastrophe s'ils élisent un président prisonnier de ses alliés, destructeur de nos sources énergétiques, sans programme sérieux. Sombres perepectives.
Réponse de le 21/11/2011 à 12:03 :
n importe quoi
a écrit le 21/11/2011 à 8:07 :
Tous les pays européens se donnent les moyens de sortir de la crise sauf la petite URSS française qui refuse de tourner le dos aux erreurs du passé. En Espagne, ils vont aller chercher 100 milliards d'économies. En France, C'est 200 milliards qu'il faudra économiser.
Réponse de le 21/11/2011 à 8:48 :
vous travaillez pour quel parti ?
Réponse de le 21/11/2011 à 9:03 :
la raison n'est pas prospective !
C'est au pied de mur que l'on économisera sans merci sur les postes de dépenses
Réponse de le 21/11/2011 à 9:43 :
@deja trop taxé . Vous avez raison, que nos adversaires à l?idéologie congelée depuis le marxisme neanderthalien nous communiquent combien de taxes ont déjà été votées par leur nouveau Sénat...........17 , rien que ça. Cela promet.
a écrit le 21/11/2011 à 7:46 :
Personne n'ignore que la rigueur dure va suivre à la rigueur molle. Question : quand il n'y a plus que le masochisme comme choix possible, est-ce vraiment normal?

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