Découvrez qui est l'économiste le plus influent aux yeux des internautes

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Un blog britannique recense le nom des économistes les plus fréquemment recherchés sur Google en 2011. Un prix Nobel d'économie (2008) arrive largement en tête.

Un ancien banquier de Goldman Sachs, un prix Nobel étiqueté néokeynésien, un théoricien de l'économie du développement, le profil des économistes les plus recherchés en 2011 sur Google reste relativement éclectique... Même si, et ce n'est pas une surprise, les noms de certains prix Nobel ou présidents de banque centrale arrivent en tête...

C'est  le résultat d'un petit jeu auquel s'est livré un économiste pour sa chronique sur un blog du magazine The Economist. Ce dernier s'est amusé à rechercher les noms des personnalités qui avaient été le plus souvent tapés sur ce moteur de recherche l'année dernière. Pour ce faire, il s'est servi de Google Trends, un outil  redoutable permettant de connaître la fréquence avec laquelle le terme en question a été tapé dans Google.

Loin d'être exhaustive cette liste  donne néanmoins un aperçu des noms qui dominent le débat de la pensée économique. 

L'un d'entre eux surpasse largement les autres : en l'occurrence celui de Paul Krugman, économiste néokeynésien, prix Nobel d'économie en 2008, qui s'est fait connaître grâce à ses ouvrages de vulgarisation, ses prédictions sur la crise asiatique de 2007, ses prises de position anti-Bush et ses éditoriaux dans le New York Times.

En deuxième position, Manmohan Singh, Premier ministre indien, économiste  biberonné aux grandes universités anglaises : Nuffield College (Oxford), St John's College (Cambridge) avant d'intégrer l'université du Pendjab, est quant à lui l'artisan des grandes réformes économiques du pays dans les années 90.

Juste derrière figure Mario Draghi, nouveau gouverneur de la Banque centrale européenne, ancien gouverneur de la Banque d'Italie et ancien vice-président pour l'Europe de Goldman sachs (2002-2005). Puis celui de Ben Bernanke (Fed), talonné de peu par Amartya Sen, grand penseur indien de l'économie du développement.

Première femme à être devenue prix Nobel de l'économie en 2009, Elinor Ostrom, n'arrive qu'à la 29ème place, loin derrière Gloria Arroyo, l'autre femme du classement, ex-présidente philippine inculpée pour fraude électorale. Elinor Ostrom a quant à elle démontré que le libre accès à des ressources communes peut avoir une efficacité économique plus forte que l'appropriation des biens par un petit nombre.

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a écrit le 05/01/2012 à 18:32 :
le problème de ce classement, c'est que la plupart de ces "experts", excepté les banquiers et un ou deux cas marginaux, sont des gens qui travaillent sur la théorie, et que ces théories partent de concepts hypothétiques rarement proches de la réalité et surtout sans tenir compte de la complexité mentale humaine dont est faite l'économie, et que l'esprit humain ne peut être fixé en équation...d'où des théorie très séduisantes sur le papier mais qui ont rarement des résultats. La plupart ces gens-sauf à la marge n'ont pas vu une seconde arriver la crise, ils ont de très bonnes explications...après coup...ce sont souvent de belles machines intellectuelles mais qui ont rarement pour résultat des applications pratiques...le keynesianisme dont la gauche ou les étatistes de tous poils ont plein la bouche, n'a pas sauvé les états unis de la crise où ils s'étaient mis eux même, la conclusion a été que la guerre a débuté en europe puis dans le pacifique et que ce pays a fini par comprendre que c'est en se lançant dans la guerre et la production d'armes que leur économie allait repartir. Et c'est ce qui a sorti ce pays de la crise et non la politique de grands travaux. En conclusion, on pourrait largement se passer de la plupart des économistes "experts'" ou se prétendant comme tels, qui la plupart du temps ne font qu'enfoncer des portes ouvertes...alors grand ou petit économiste...on peut avoir eu un enseignement universitaire en économie, ne pas être un "ponte" et avoir un peu de bon sens et prévoir des situations que les prix nobel ne voient pas car ils volent dans des stratosphères qu'ils n'ont plus les pieds sur terre...et ne verraient pas un éléphant à deux mètres...et donc pas plus les crises !!!
a écrit le 05/01/2012 à 14:55 :
Dommage que Pierre LARROUTUROU ne figure pas dans cette liste, il est quand même l'un des rares en France à avoir alerté depuis 2002 sur l'imminence d'une crise mondiale majeure (cf tous ses bouquins depuis cette date) et à proposer des solutions concrètes et puissantes pour l'éviter (la plupart déjà expérimentées en France ou à l'étranger avec succès)
a écrit le 05/01/2012 à 11:40 :
Si ces personnes 3 et 4 ...on n arrive pas a croire du danger GS qui pese sur nos tetes et la repetition de l histoire 1929 ( Hypertrophie des GS dont on connait le resultat.)
a écrit le 05/01/2012 à 9:23 :
Tous des rigolos, et ça il connaissent écrit en 2010.
Bilderberg - Nouvelle ordre mondiale et crise financière
http://www.alterinfo.net/Crise-et-chuchotements-uro-l-hypothese-du-pire_a46291.html
Crise et chuchotements ?uro : l?hypothèse du pire

La crise budgétaire grecque, devenue crise de l?euro, n?est pas la conséquence fatale d?une autorégulation des marchés, mais d?une attaque délibérée. Pour Jean-Michel Vernochet, elle participe d?une guerre économique conduite, depuis Washington et Londres, selon les mêmes principes que les guerres militaires actuelles : recours à la théorie des jeux et stratégie du chaos constructeur. L?enjeu final est de contraindre les Européens à s?intégrer dans un Bloc atlantique, c?est-à-dire dans un Empire où ils payeront automatiquement le déficit budgétaire anglo-saxon par le biais d?un euro dollarisé. Un premier pas a déjà été franchi avec l?accord conclu entre l?Union européenne et le FMI, accordant au Fonds une tutelle partielle sur la politique économique de l?Union.
Mardi 18 Mai 2010


Le directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, et la chancelière allemande, Angela Merkel. Interdite de retourner au Deutschemark, l?Allemagne a dû consentir à un emprunt européen auprès du FMI.
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L?attaque financière lancée contre la Grèce en raison de sa dette souveraine et de son insolvabilité potentielle, s?est vite révélée être en fait une offensive contre l?Euro et n?avoir qu?un rapport lointain avec les tares et déficits structuraux de l?économie hellénique elle-même. Des « vices » au demeurant largement partagés par la plupart des pays post industriels qui ont pris la très mauvaise habitude de vivre au-dessus de leurs moyens et à crédit ; d?où une inflation galopante de la dette, une « bulle » comme une autre vouée in fine à l?éclatement.
Or tout semble indiquer que derrière la brutalité de l?attaque et qu?au-delà d?une simple ruée au pillage des économies européennes, se profilent d?autres objectifs, d?ordre géopolitique notamment, et ceux-là mûrement réfléchis. Car, en aucun cas, les appétits, aussi aiguisés soient-ils, de prédateurs financiers anonymes ne peuvent expliquer l?intensité dans la durée d?une offensive qui, à court terme, menace de faire voler en éclat la zone euro, l?Union des vingt-sept, voire bien au-delà?
La multiplication des crises ces deux dernières décennies aidant, une lecture rapide du déplacement des pions sur le Grand échiquier eurasiatique laisse à penser que l?Europe est actuellement le théâtre d?une bataille dans le cadre d?une guerre géoéconomique (guerre au sens propre et entier), une bataille qu?elle a d?ailleurs déjà potentiellement perdue.
En effet, l?adoption d?un plan européen ? sur les instances pressantes de la Maison-Blanche ? pour le renflouement de la dette publique des Etats membres de l?Union ne constitue non seulement pas une panacée, un remède durable à la crise budgétaire structurelle qui affecte désormais « tous » les États occidentaux, mais va dans le sens désiré par le mentor états-unien d?une intégration rapide de l?Union européenne, préalable obligé à la constitution d?un bloc occidental soudé.
Un plan européen qui répond à une crise de confiance, de solvabilité (largement artificielle au départ, mais devenue contagieuse et faisant boule de neige), par la recapitalisation des États comme s?il s?agissait d?une simple crise de liquidités. Un plan européen de 750 milliards d?euros supérieur au plan Paulson d?un montant de 700 milliards de dollars destiné, après la débâcle des établissements financiers américains de septembre 2008, à les renflouer sur fonds publics. Une solution dont on voit les effets à présent en ce que la recapitalisation du secteur privé financier a eu pour conséquence aberrante d?accroître lourdement la dette des États des deux côtés de l?Atlantique.
Ainsi, la crise financière née aux États-unis, après avoir déclenché la récession c?est-à-dire désamorcé la pompe économique, a depuis, par voie de conséquence, tari les ressources fiscales des États rendant plus difficile encore le service d?une dette de plus en plus considérable. Or l?Union européenne vient d?ajouter de la dette à la dette avec ces quelque 750 milliards d?euros qui vont grever plus encore ses budgets nationaux (le taux moyen d?endettement de la zone euro étant actuellement de 78 %), ceci en vue d?hypothétiquement « rétablir la confiance des marchés »?
Pour ce faire l?UE vient ? volontairement ? de se placer sous la coupe du Fonds monétaire international qui va lui consentir des prêts à hauteur de 250 milliards d?euros. FMI qui avait jusqu?à présent plutôt vocation à soutenir les économies chancelantes du Tiers-Monde à grands coups de matraque assénés au moyen de ses plans dits d?ajustement structurel. C?est donc une entité supranationale à vocation « mondialiste » qui va en quelque sorte chapeauter, voire superviser plus ou moins directement les structures de gouvernance économique dont l?UE va assurément se doter si la zone euro ne se disloque pas spontanément entre temps.
Des structures intégratives réclamées à cor et à cri par Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique (aux Etats-Unis), qui depuis Londres tance vertement les dirigeants européens exigeant la relance de l?euro dont Etats-uniens et Britanniques ont un besoin essentiel pour maintenir leur économie à flot.
Notons au passage que c?est vraisemblablement la mort dans l?âme que la chancelière allemande s?est résignée à souscrire à ce plan pharamineux de soutien aux pays défaillants de la zone euro alors que son homologue français ? d?après une rumeur persistante ? la menaçait de revenir au Franc si elle n?obtempérait pas. Mais s?il est vrai que « la fourmi n?est pas prêteuse », le retour au Deutsch Mark équivaudrait à signer l?arrêt de mort de l?économie allemande dont la monnaie trop forte ne lui permettrait plus alors d?exporter sa production industrielle, fondement de son économie. Un levier de chantage suffisant pour obliger Berlin d?accepter volens nolens, contrainte et forcée, de passer sous les fourches caudines dressées par l?administration Obama.
Oukases états-uniennes qui conduisent à un piège grand ouvert : les capitaux empruntés sur le marché ou prêtés par le FMI pour le sauvetage des « PIIGS » [1] menacés de cessation de paiement, doivent s?appuyer sur des structures garantissant la solvabilité à terme de l?euro ! Monnaie dont la solidité ne pourra être assurée que par ces institutions fédérales dont Jacques Attali se fait l?inlassable promoteur dans nos médias en réclamant « la création d?une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l?Union, et d?un Fond budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB ».
Il s?agit en fin de compte, ni plus ni moins, d?imposer la mise sous tutelle économique des États sous couvert de sauver la zone euro condamnée ? paraît-il ? à une inéluctable faillite? puisque l?abandon de la monnaie unique est un tabou intransgressible auquel nul ne songe apparemment à toucher.
Certains projets vont plus loin qui prévoient déjà que les budgets des Etats de la zone euro soient entièrement contrôlés et décidés par un triumvirat composé de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de l?Eurogroupe. À ce stade quid de la volonté populaire et du Parlement de Strasbourg ?
Or nul ne se soucie de dénoncer le sophisme ou le paralogisme que constitue cette mise en équation de l?intégration économique et du retour à la confiance des marchés. D?abord pourquoi les marchés imposeraient-il leurs lois, eux et eux seuls ? En outre, ne serait-il pas temps de remettre en question le capitalisme actionnarial, anonyme et versatile, capable de ruiner les nations selon son bon plaisir ou ses calculs ?
La gouvernance économique européenne n?est à ce titre pas plus la panacée que l?inondation de liquidités n?est la solution à la crise actuelle. Le surendettement induit par le « plan » est à n?en pas douter une fausse solution imposée de l?extérieur avec pour finalité de nous enchaîner toujours davantage, nous autres Européens, aux marchés des capitaux et à leur dictature indicible.
L?idée de la gouvernance économique procède de la même démarche car elle est à proprement parler un non-sens en ce qu?elle ignore tous les différentiels sociétaux intervenant à tous les étages de la construction européenne : types ou modèles de croissance, régimes fiscaux et sociaux, et cætera. Une « idée » qui n?en est pas une, et parce qu?elle est de nature foncièrement idéologique? un projet derrière lequel se tiennent en embuscade nombre d?arrière-pensées tout à fait étrangères à la prospérité économique et au bien-être des peuples de l?Union.
D?aucuns ont bien vu que la crise n?était que le moyen et le prétexte de précipiter l?instauration d?un système fédéral dur pour les Vingt-sept en dépit et au mépris des volontés populaires auxquelles le Traité de Lisbonne a été imposé de la plus sournoise façon. Une crise qui est et demeure ? gardons ce fait capital présent à l?esprit ? artificielle, fabriquée, en un mot le contraire d?une « fatalité » inhérente à ce qui serait une vie autonome et désincarnée des marchés dirigés par une « main invisible ». Un processus réputé « machinal » mais qui pour être anonyme n?est pourtant pas moins constitué de la chair et des os de ces grands manieurs d?argent et autres donneurs d?ordre qui font la pluie et le beau temps sur les Bourses.
C?est pour cette raison que les Etats-Unis parlent un double langage par le truchement d?une double voix. Celle des « marchés » et celle de son président qui intervient pour tancer les Européens et les presser impérativement de stabiliser leur monnaie, autrement dit les politiques économiques européennes indissociables de la santé, bonne ou mauvaise, de leur monnaie. Cependant n?allez pas imaginer un seul instant que cela ressemble de près ou de loin à de l?ingérence dans les affaires de l?Europe continentale. Représentez-vous Mme Merkel et M. Sarkozy enjoignant la Maison-Blanche de faire le ménage à Manhattan ?
L?autre voix appartient à ceux qui font la pluie et le beau temps sur les marchés? bref, les donneurs d?ordre anonymes, inidentifiables pour les gouvernements eux-mêmes comme l?a piteusement avoué le ministre français des Finances, Mme Lagarde. Ceux qui jouent au yoyo avec les Bourses comme le chat joue avec la souris, anticipant les baisses et les hausses qu?ils suscitent de toutes pièces.
Ces oligarques se recrutent en premier lieu parmi les représentants de la haute finance, des complexes militaro-industriels, des méga groupes du pétrole et la chimie ou du génie génétique, mais également parmi les idéologues et théoriciens attachés à la légitimation du « système », les nouveaux clercs (prêtres) de la religion du profit comme nouveau monothéisme, celui du marché. Or ces gens-là ont un tout autre discours en acte.

Pour Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique, les Européens doivent accepter une gouvernance économique externe et placer l?euro à parité avec le dollar.
Car comment expliquer l?évidente contradiction existant entre les inquiétudes exprimées par le président Obama ? légitimes au demeurant, car les É-U ont besoin d?un euro fort pénalisant les exportations européennes, mais avantageant de cette manière les industries américaines ; un bonus utile au regard de déficits abyssaux (1400 milliards de dollars) et surtout nécessaire pour soutenir l?effort des guerres en cours, Irak, Afghanistan et Pakistan ? et la poursuite de la déstabilisation en profondeur des économies occidentales par des attaques réitérées des marchés contre l?euro ?
Aussi voraces, inconséquents voire irrationnels soient-ils, les « opérateurs » sont conscients que la poursuite de l?offensive contre l?euro met en péril le système dans son ensemble et risque de précipiter l?économie mondiale dans une nouvelle phase de chaos. Alors pourquoi cette danse au bord de l?abîme ? Nul ne nous fera croire à cette billevesée selon laquelle les marchés vivent de leur vie propre, qu?ils sont incontrôlables et que tout cela ne serait dû qu?à un emballement de la machine économique? Bref, que tout cela serait « la faute à personne » , mais la simple conséquence d?une impossibilité à gérer les acteurs et les dérapages irrationnels des marchés ?
Alors disons-le tout net, le risque d?effondrement systémique est au c?ur même de la partie qui se joue actuellement. Les grands joueurs, froids calculateurs, sont des adeptes manifestes de la « théorie des jeux » (de Neumann et Morgenstern), construction probabiliste à la base de ce qui fut la doctrine de la dissuasion nucléaire? Celui qui gagne est celui qui va le plus loin dans la surenchère létale. Un cas de figure qui correspond trait pour tait à ce que nous vivons actuellement : une déstabilisation croissante des économies européennes, avec des incidences non négligeables outre-Atlantique.
Ajoutons que le chaos financier, monétaire et économique, des deux côtés de l?Atlantique est une indéniable aubaine, pour ceux, répétons-le, qui prospèrent dans le ressac des cours de Bourse, provoquant et anticipant les mouvements de panique et d?euphorie pour jouer indifféremment les courants ascendants et descendants sur des marchés rendus hystériquement erratiques.
Au début du XXe siècle, l?économiste Werner Zombart théorisait pour sa part la « destruction créatrice » (reprise ensuite par Joseph Schumpeter). Depuis cette idée a fait son chemin via, entre autres, la théorie mathématique du Français René Thom (théorie dite des « catastrophes »). Revue et corrigée par Benoît Mandelbrot, celle-ci s?appliquera via la géométrie des fractales à la vie des marchés dès lors perçus comme relevant d?une théorie du chaos, décidément très à la mode.
Entre-temps l?économiste Friedrich Von Hayek, l?un des théoriciens du néolibéralisme, prétendit hisser l?économie libérale au statut de science exacte. Ainsi, selon son hagiographe Guy Sorman « le libéralisme converge avec les théories physiques, chimiques et biologiques les plus récentes, en particulier la science du chaos formalisée par Ilya Prigogine. Dans l?économie de marché comme dans la Nature, l?ordre naît du chaos : l?agencement spontané de millions de décisions et d?informations conduit non au désordre, mais à un ordre supérieur »? On ne saurait mieux dire, car a priori nous détenons là la clef d?interprétation de la crise.
À la fin des années 90, les néoconservateurs adeptes de Léo Strauss vont porter à son paroxysme logique le nouveau dogme du désordre supérieur en se faisant les chantres du chaos constreur comme légitimation a priori de toutes les guerres de conquête du XXIe siècle. De ce point de vue, chacun peut voir le chaos à l??uvre dans le Greater Middle East comme il peut le voir à l??uvre aujourd?hui en Europe.
Gageons que le nouvel ordre régional que les grands agenceurs de chaos entendent faire sortir de la crise actuelle, sera une Europe unifiée, centralisée et fédérative, placée sous la coupe directe des États-unis par le truchement de la Réserve fédérale américaine dont la Banque centrale européenne ne sera plus qu?une succursale, et sous le regard vigilant du FMI, représentant ou émanation d?un pouvoir mondial émergent, aussi déterritorialisé que tentaculaire.
On comprend assez vite que la déification du marché associée à l?idée d?un « chaos constructeur » lui-même complétée par un usage intensif de la théorie des jeux maniée par des adeptes de la démolition, constitue un mélange assez détonnant en passe de nous sauter au visage. Un constat s?impose ici : à savoir que le « chaos » (intentionnel) est à ce jour un mode de gouvernement, de transformation sociétale et de conquête sans coup férir. Une version dure du divide et impera (diviser pour régner) dussent les Nations périr et les peuples avec.
Car le jeu en vaut la chandelle si à l?arrivée l?Europe se trouve mise à genoux. La Grèce ? certes l?un des ventres mous de la zone euro mais pas tellement plus que l?Italie, l?Espagne, l?Irlande, le Portugal ? a été jusqu?ici une sorte d?électron libre contrariant une pleine intégration des Balkans dans le maillage géostratégique états-unien.
En guise de conclusion provisoire, si l?Union européenne, à l?occasion de la crise, avance à marche forcée vers une gouvernance économique fédérative, une étape sera franchie conduisant vers l?attribution d?un pouvoir quasi discrétionnaire à la Commission européenne pour l?essentiel composée de technocrates non élus et recrutés pour une allégeance atlantiste inoxydable. En clair, cela signifiera l?effacement des États-nations européens.
De facto plus rien ne s?opposera plus à l?intégration de l?Europe au sein d?un Bloc transatlantique. À terme la fusion de l?euro et du dollar scellera la réunion de l?Ancien monde et Nouveau monde. Il ne s?agit évidemment pas de pures spéculations mais d?une simple projection des tendances architectoniques visiblement à l??uvre dans le cadre un d?un processus de redistribution ou de recomposition géopolitique, de la carte mondiale. Autant dire que si la zone euro n?éclate pas, le sort des peuples européens semble définitivement scellé, c?est-à-dire enchaîné pour le meilleur et pour le pire à la « Destinée manifeste » des Etats-Unis. Cela indépendamment d?une réforme du système économique mondial. Les financiers y laisseront peut-être également des plumes si la Communauté internationale s?entend pour brider leurs appétits en réglementant les marchés, il n?en reste pas moins que les promoteurs du chaos constructeur auront partie gagnée en créant les conditions de nouveaux embrasements.
Car le « pire », souvent évoqué en France par des hommes d?influence tels Bernard Kouchner et Jacques Attali, est ce qu?il y de moins improbable lorsque les gouvernements, le dos au mur, se voient réduits à la fuite en avant. Au Koweït en 1991, en Irak en 2003 parmi les buts de guerre à peine voilés se trouvaient en bonne place la relance du moteur économique par les chantiers prévus de reconstruction? Ceci pour ne pas mentionner d?autres intérêts plus évidents et plus immédiats tels les énergies fossiles, les ventes d?armes et tous les marchés qui en sont dérivés.
Quels que soient les accords sur l?enrichissement d?uranium à usage médical passés entre la Turquie et l?Iran, quels que soient les contrariétés diplomatiques que ces rapprochements entre alliés et ennemis des États-unis procurent au Département d?État, il suffit de relire le fabuliste Jean de La Fontaine pour savoir que la rhétorique du loup l?emporte toujours sur celle de l?agneau ! Attendons-nous, dans le contexte actuel d?extrême fragilité de l?économie mondiale, à une sortie de crise par la douloureuse porte du chaos constructeur.


Jean-Michel Vernochet
Ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l?École supérieure de journalisme (ESJ-Paris). Dernier ouvrage paru : Europe, chronique d?une mort annoncée (Éditions de l?Infini, 2009).



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Réponse de le 05/01/2012 à 11:08 :
Illisible, long, très long, trop long... apprenez à résumer ou mettez juste un lien svp...
Réponse de le 05/01/2012 à 13:26 :
Prends le temps de lire, pour cela arrêtez de regarder la télé réalité, bien à vous et bonne année 2012
Réponse de le 05/01/2012 à 17:06 :
D'accord avec Oulala, si je prends le temps de lire quelque chose d'aussi long ce ne sera pas un commentaire dont la première phrase (mal écrite) indique déjà qu'il ne m'apprendra rien ! Apprenez à résumer.
a écrit le 05/01/2012 à 8:44 :
Une bien belle brochette de tartuffes (pour rester poli).
a écrit le 05/01/2012 à 8:06 :
et il est où le bon vieux Jacques Attali?
a écrit le 05/01/2012 à 7:20 :
Vu que le commun des mortels ne comprend rien à l'économie (l'arnaque) de haut vol, ce classement est le reflet d'initiés, donc des tenants de l'Establishment, du néo libéralisme façon Friedmann. Les 10 suivants ont aussi biberonné les théories diffusées par les universités anglo-saxonne. Ce ne sont pas ces gens qui feront avancer le monde vers plus d'égalité.
a écrit le 05/01/2012 à 2:19 :
Krugman fait parti de cette caste d'économistes de mèche avec le pouvoir en place qui nous conduit droit dans le mur.

Il est partisan de toujours plus d'interventionnisme par la FED qui nous a déjà conduit dans la crise que nous connaissons et qui ne va faire que s'amplifier si l'on continue comme ça.

Mais comme tout Keynésien il est considéré comme porteur de la bonne parole par nos gouvernants (ô ben oui, pensez-vous, un économiste qui prône plus de dépenses de l'état quand ça va mal, ça plait forcément à un politicien ça!)
Réponse de le 05/01/2012 à 6:06 :
Ce n'est certainement pas la FED qui nous a conduit à la crise que nous connaissons, les responsables sont surtout chez nous.
Le traité Européen tel qu'il est ne pouvait aboutir qu'à cette crise.
Lâcher dans la même arène des enfants en bas age (Grèce, Portugal) et des gladiateurs avertis (Allemagne, France) c'était les leur donner en pâture.
Réponse de le 05/01/2012 à 19:50 :
... en pâture au fond de pension US qui viennent (habilement il faut le reconnaitre)
faire payer à l?Europe (inconsciente ou complice ... va savoir) les retraites par capitalisation par les retraites par répartitions.
a écrit le 04/01/2012 à 21:31 :
Manmohan Singh? Ca ressemble à du hacking par les Indiens! Ils font ça fréquemment pour placer des personnalités indiennes à des places intéressantes.
Réponse de le 05/01/2012 à 9:47 :
bah si les indiens ont voté, ca en fait pas mal des votes...normal qu'il soit bien classé !
imaginiez si toute la chine avait acces a internet... les chinois seraient elus sur chaque theme, meilleurs de l'annee... normal je pense, chacun vote pour les siens . !
a écrit le 04/01/2012 à 18:04 :
granger , sims, ou samuelson, ca n'interesse personne! ( et gourieroux et monfort encore moins!! ;-))) )

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