Le nucléaire iranien fait flamber le prix du pétrole

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Lundi, une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique ( AIEA ) est arrivée à Téhéran pour tenter de trouver une solution diplomatique à cette crise nucléaire iranienne. Copyright Reuters
Lundi, une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique ( AIEA ) est arrivée à Téhéran pour tenter de trouver une solution diplomatique à cette crise nucléaire iranienne. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le baril de brent a franchi son plus haut niveau depuis neuf mois, les risques d'une attaque israélienne alimente les tensions créées par l'arrêt des exportations de brut iranien vers l'Europe.

Le bras de fer entre l'Iran et la communauté internationale s'intensifie cette semaine, avec pour première conséquence l'envoi du prix du baril de brut à son plus haut niveau depuis neuf mois. Ainsi, celui du brent de la Mer du Nord a dépassé lundi le seuil des 121 dollars, un prix que l'on n'avait plus vu depuis mai 2011.

Impact sur l'Europe

La décision de l'Iran d'interrompre ses livraisons de brut à la Grande-Bretagne et à la France en réponse à la volonté de ces pays de durcir les sanctions n'a pas d'effet majeur. La France, qui a déjà indiqué avoir cessé les achats de brut iranien, ne devrait pas être affecté par cette décision car elle n'importe que 58.000 b/j , soit environ 3% de ses besoins. En Europe, les principaux importateurs, sont selon les données de l'Agence Internationale de l'énergie (AIE), l'Italie (13% de sa consommation de brut), l'Espagne (12% de sa consommation), et la Grèce (30% de sa consommation). Même si ces trois pays, qui concentrent à eux seuls 75% des ventes iraniennes à l'Union européenne (UE), étaient à leur tour touchés par la décision de l'Iran menace d'autres clients du Vieux continent, elle serait à relativiser. L'Agence internationale d'énergie (AIE) pourrait en effet décider de puiser dans des réserves stratégiques qui représentent au moins 90 jours de consommation.Et l'Iran, qui a vendu en 2011 quelque 500.000 b/j à l'UE, pourrait être la première victime de ses propres décisions, l'UE représentant près de 20% de ses exportations de brut. A moins que Téhéran trouve de nouveaux débouchés, en particulier en Asie qui concentre ses principaux clients : Chine (20%), Japon (17%), Inde (16%) et Corée du Sud (9%).

Risque géopolitique

Au-delà du commerce du brut, c'est le risque géopolitique qui alimente le renchérissement des cours. La république des Mollahs se trouve en effet sous la menace de frappes militaires israéliennes, l'Etat hébreu voulant détruire les installations soupçonnées d'abriter la bombe nucléaire avec laquelle Téhéran menace de destruction Israël, du moins dans sa rhétorique.
Lundi, de "grandes manoeuvres pour renforcer la défense anti-aérienne" de ses sites "sensibles et en particulier nucléaires" ont été effectuées selon l'agence officielle iranienne IRNA.
Dans le même temps, les Etats-Unis et les Européens sont intervenus diplomatiquement auprès d'Israël pour éviter de telles frappes, la région du Golfe persique concentrant à la fois une des plus importante production du globe et le premier trafic de tankers de la planète.

Reprise du dialogue

Lundi, une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique ( AIEA ) est arrivée à Téhéran pour tenter de trouver une solution diplomatique à cette crise nucléaire iranienne.
Israël, les Etat-Unis et diverses puissances occidentales accusent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de programme civil, ce que Téhéran dément. Signe des difficultés du régime des Mollahs, après quatre mois d'hésitation, Téhéran a donné la semaine dernière son feu vert à une reprise du dialogue avec le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), qui se trouvaient au point mort depuis un an, insistant sur sa volonté de relancer les négociations "rapidement".
 

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Commentaires
a écrit le 22/02/2012 à 21:27 :
L'Iran a bien le droit de se doter d'une industrie nucléaire. La plupart des nations qui contestent ce droit, Israël le premier, ont un armement nucléaire. Alors occupons-nous de nous-mêmes. La politique des occidentaux est pitoyable.
a écrit le 22/02/2012 à 14:29 :
l'équilibre de la terreur ne fonctionne sans doute pas avec des pays comme l'Iran ou la Syrie ( voir ce qui se passe dans ce pays ). L'Iran disposant de l'arme atomique pourrait s'en servir contre Israël, ou un autre pays, sans se soucier des retombées sur sa propre population.
a écrit le 21/02/2012 à 9:46 :
Voila un exemple de ce qui pourrait se passer en Iran, mais en 100 fois plus explosifs pour le monde. Merci d??uvrer pour l'information..

Depuis onze mois, les puissances occidentales et du Golfe conduisent une entreprise de déstabilisation de la Syrie. Plusieurs milliers de mercenaires se sont infiltrés dans le pays. Recrutés par des officines de l?Arabie saoudite et du Qatar au sein des milieux extrémistes sunnites, ils sont venus renverser « l?usurpateur alaouite » Bachar el-Assad et imposer une dictature d?inspiration wahhabite. Ils disposent du matériel militaire le plus sophistiqué, incluant des systèmes de vision nocturne, des centraux de communication, et des robots de combat urbain. Soutenus en sous main par les puissances de l?OTAN, ils ont en outre accès aux renseignements militaires indispensables, notamment des images satellites des déplacements des troupes syriennes, et des interceptions téléphoniques.

Cette opération est présentée mensongèrement au public occidental comme une révolution politique écrasée dans le sang par une dictature sans pitié. Bien sûr, ce mensonge n?est pas universellement accepté. La Russie, la Chine et les États américains membres de l?ALBA le récusent. Chacun dispose en effet d?expériences historiques qui leur permettent de comprendre rapidement ce qui est en jeu. Les Russes pensent à la Tchétchénie, les Chinois au Xinkiang, et les Américains à Cuba et au Nicaragua. Dans tous ces cas, au-delà des apparences idéologiques ou religieuses, les méthodes de déstabilisation de la CIA étaient les mêmes.
Groupe d?opposants au gouvernement syrien, appartenant à la nébuleuse communément appelée "armée syrienne libre".

Le plus étrange dans cette situation est d?observer les médias occidentaux s?auto-persuader que les salafistes, les wahhabites et les combattants de la mouvance Al-Qaïda sont épris de démocratie, alors que ces derniers ne cessent d?appeler sur les chaînes satellitaires saoudiennes et qataries à égorger les hérétiques alaouites et les observateurs de la Ligue arabe. Peu importe qu?Abdelhakim Belhaj (numéro 2 d?Al Qaida et actuel gouverneur militaire de Tripoli, Libye) soit venu personnellement installer ses hommes au Nord de la Syrie, et qu?Ayman Al-Zawahiri (numéro 1 d?Al-Qaïda depuis la mort officielle d?Oussama ben Laden) ait appelé au jihad en Syrie, la presse occidentale poursuit son rêve romantique de révolution libérale.

Le plus ridicule, c?est d?entendre les médias occidentaux répéter servilement les imputations quotidiennes de la branche syrienne des Frères musulmans diffusant des dépêches sur les crimes du régime et ses victimes, sous la signature de l?Observatoire syrien des Droits de l?homme. Et d?ailleurs, depuis quand cette confrérie de putschistes s?intéresse t-elle aux Droits de l?homme ?

Ayman Al-Zawahiri, numéro 1 d?Al-Qaida depuis la mort officielle d?Oussama ben Laden, a appelé au jihad aux côtés des Occidentaux pour faire tomber le régime baassiste syrien.

Il aura suffi que les services secrets occidentaux mettent en scène un fantoche « Conseil national syrien », avec pour président un professeur de la Sorbonne et pour porte-parole la maîtresse de l?ancien patron de la DGSE, pour que des « terroristes » deviennent des « démocrates ». En un tour de main, le mensonge est devenu vérité médiatique. Les personnes enlevées, mutilées et assassinées par la Légion wahhabite sont devenues dans la presse des victimes du tyran. Les conscrits de toutes confessions qui défendent leur pays face à l?agression sectaire sont devenus des soldats alaouites opprimant leur peuple. La déstabilisation de la Syrie par des étrangers est devenue un épisode du « Printemps arabe ». L?émir de Qatar et le roi d?Arabie saoudite, deux monarques absolus qui n?ont jamais organisé d?élections nationales dans leurs pays et embastillent les contestataires, sont devenus des chantres de la révolution et de la démocratie. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis, qui viennent de tuer 160 000 Libyens en violation du mandat qu?ils avaient reçu du Conseil de sécurité, sont devenus des philanthropes responsables de la protection des populations civiles. Etc.

Cependant la guerre de basse intensité que la presse occidentale et du Golfe dissimule derrière cette mascarade a pris fin avec le double veto russe et chinois du 4 février 2012. L?OTAN et ses alliés ont été sommés de cesser le feu et de se retirer, au risque d?assumer une guerre régionale, voire mondiale.

Le président syrien Bashar al-Assad et le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov le 7 février à Damas.

Le 7 février, une importante délégation russe, incluant les plus hauts responsables du renseignement extérieur, est arrivée à Damas où elle a été accueillie par une foule en liesse, certaine que le retour de la Russie sur la scène internationale marquait la fin du cauchemar. La capitale, mais aussi Alep, la seconde ville du pays, pavoisaient aux couleurs blanc, bleu, rouge, et défilaient derrière des banderoles écrites en cyrillique. Au palais présidentiel, la délégation russe a rejoint des délégations d?autres États, notamment de la Turquie, de l?Iran et du Liban. Une série d?accords a été conclue pour le retour à la paix. La Syrie a restitué 49 instructeurs militaires faits prisonniers par l?armée syrienne. La Turquie est intervenue pour faire libérer les ingénieurs et les pèlerins iraniens enlevés, y compris ceux qui étaient détenus par les Français (au passage, le lieutenant Tlass qui les séquestrait pour le compte de la DGSE a été liquidé). La Turquie a cessé tout soutien à l? « Armée syrienne libre », a fermé ses installations (hormis celle située sur la base de l?OTAN à Incirlik), et a livré son chef, le colonel Riad el-Assad. La Russie, qui s?est portée garante des accords, a été autorisée à réactiver l?ancienne base soviétique d?interception du mont Qassioum.

Le lendemain, le département d?État des États-Unis a informé l?opposition syrienne en exil qu?elle ne devait plus compter sur une aide militaire US. Comprenant qu?ils ont trahi leur pays pour rien, les membres du Conseil national syrien sont partis en quête de nouveaux sponsors. L?un d?entre eux allant même jusqu?à écrire à Benjamin Netanyahu pour lui demander d?envahir la Syrie.

Déploiement de l?armée libanaise lors de son opération au nord du pays.

Après un délai de deux jours nécessaire à la mise en ?uvre des accords, les armées nationales non seulement de la Syrie, mais aussi du Liban, ont donné l?assaut des bases de la Légion wahhabite. Au Nord du Liban, un gigantesque arsenal a été saisi à Tripoli et quatre officiers occidentaux ont été faits prisonniers dans le Akkar dans une école désaffectée de l?UNRWA transformée en QG militaire. En Syrie, le général Assef Chawkat en personne a commandé les opérations. Au moins 1 500 combattants ont été faits prisonniers, dont un colonel français du service technique de communication de la DGSE, et plus d?un millier de personnes ont été tuées. À ce stade, il n?est pas possible de déterminer parmi les victimes combien sont des mercenaires étrangers, combien sont des Syriens collaborant avec les forces étrangères, et combien sont des civils pris au piège de la ville en guerre.

Le Liban et la Syrie ont rétabli leur souveraineté sur l?ensemble de leur territoire.

Des intellectuels débattent de savoir si Vladimir Poutine n?a pas commis une erreur en protégeant la Syrie au prix d?une crise diplomatique avec les États-Unis. C?est une question mal posée. En reconstituant ses forces durant des années et en s?affirmant aujourd?hui sur la scène internationale, Moscou a mis fin à deux décennies d?un ordre mondial unipolaire dans lequel Washington pouvait étendre son hégémonie jusqu?à parvenir à une domination globale. Le choix n?était pas de s?allier soit à la petite Syrie, soit aux puissants USA, mais de laisser la première puissance du monde détruire un État de plus ou de bouleverser les rapports de force et de créer un ordre international plus juste dans lequel la Russie a son mot à dire.
Thierry Meyssan

Source
Komsomolskaïa Pravda
Réponse de le 21/02/2012 à 12:39 :
Au moins les choses sont claires, IL Y A INGERENCE EXTERIEURE DONT FRANCAISE!!!!!!!
Réponse de le 22/02/2012 à 14:25 :
c est exactement ce que je penses et au dela de ça il faut se poser une question essentielle : pourquoi? Pourquoi d un seul coup la Syrie devient la cible ? c est une vilaine dictature? oui et? c est pas la seule? A mon avis la seule réponse valable c est qu ils sont le seul véritable allié de l'Iran.. Forcer a faire bouger l'Iran les tenter a procéder à une intervention militaire en Syrie pour "rétablir l'ordre"
Si l'Iran bouge militaire ils pourront être "légitimement attaqués" Pour le pétrole bien sur , mais aussi pour satisfaire l'Arabie Saoudite et des Emirats .Ne vous y trompez pas je n ai aucune amitié pour le régime théocratique irannien mais je n en ai pas plus pour les gens qui dans l ombre essayent de nous faire avaler des sceaux entiers de couleuvres avec une sauce bisounours de bons sentiments
Réponse de le 22/02/2012 à 21:34 :
Patrick vous êtes bien informé. La politique mondiale est sioniste. Le pire est à craindre !
a écrit le 21/02/2012 à 1:20 :
Quel écologiste dans l'âme ce Mamoud!!!!
a écrit le 20/02/2012 à 22:09 :
israel n'attaquera jamais l'iran une nation de 80 millions d'habitants dont la logistique militaire est loin d?être négligeable pour la seule raison que ce pays lui fera très mal contrairement à l'irak la syrie ou le liban à moins que l'arme nucléaire soit utilisé dans ce cas sa sera une catastrophe dans laquelle même israel n?échappera pas
Réponse de le 21/02/2012 à 6:48 :
L'iran ne poura jamais se servir de l'arme nucléaire contre israel ou un un pays occidental,car dans l'heure qui suit l'iran et tous son peuple serait exterminé de la carte mondial à tout jamais.
Réponse de le 21/02/2012 à 9:09 :
surtout qu'israel pourrait rayer de la carte n'importe quelle nation en deux minutes chrono si elle le voulait. !
Réponse de le 21/02/2012 à 14:16 :
qui manie l'épée ,péri par l'épée, et ceci est valable pour n'importe quel protagoniste,qu'il soit, Israelien ou Iranien........c'est une loi inéluctable vérifiée!!!Vietnam ,Irak et j'en passes...
a écrit le 20/02/2012 à 21:21 :
Il faut maintenir le robinet fermé autant qu'il le faudra!!! Un tel avantage, c'est de porter très rapidement le 95SP à 3 euros avec pour conséquence de belles économies à la pompe et moins de pollution par le fait que nos véhicules ne circuleront plus les week-end, dûmoins pour certains!!!
a écrit le 20/02/2012 à 19:20 :
Vive la nation libre d'Iran !
Réponse de le 20/02/2012 à 22:03 :
Idem
a écrit le 20/02/2012 à 19:06 :
la mafia étatique avec cette excuse va se gaver.
Réponse de le 21/02/2012 à 4:57 :
Les israéliens n'ont pas la peine de déclarer la guerre à ce pays, ils possèdent d'autres moyens bien plus intelligents.
Réponse de le 21/02/2012 à 11:55 :
On peut se demander si l'intelligence n'est pas subjuquée par la peur, le populisme, le dogmatisme ou le fanatisme de certains dirigeants (ou de leurs sponsors)

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