Hollande rétorque à Merkel que son attitude fait débat en Allemagne

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En réponse au boycott dont il ferait l'objet de la part des partis conservateurs, le candidat PS estime que le soutien de Merkel à Sarkozy "fait débat en Allemagne"

 Le candidat PS à l'Elysée, François Hollande, a estimé que le soutien d'Angela Merkel à Nicolas Sarkozy "crée un débat" en Allemagne, en réagissant ce dimanche à l'information, démentie par Berlin, selon laquelle la chancelière et trois autres dirigeants conservateurs européens refusaient de le recevoir d'ici la présidentielle. "J'ai l'impression que la position de Mme Merkel très en soutien de Nicolas Sarkozy créé un débat, y compris dans sa propre majorité", a-t-il déclaré sur France 3. "Il y a un moment où les Allemands se disent: mieux vaut laisser les Français choisir librement, sans faire pression sur eux, de façon à ce que les rapports entre la France et l'Allemagne restent des rapports d'amitié", a ajouté le candidat PS. 

Hollande se dit "pas impressionné"

Celui-ci s'est rendu depuis décembre à Berlin, R ome et Londres, sans rencontrer Mme Merkel, M. Monti ni M. Cameron."Qu'il y ait une alliance des conservateurs pour le candidat conservateur en France, c'est bien naturel", a ajouté le député de Corrèze au sujet de cette initiative prêtée par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel à Angela Merkel, Mario Monti (Italie), David Cameron (Grande-Bretagne) et Mariano Rajoy (Espagne). L'information a toutefois été démentie par Berlin. "Chaque chef de gouvernement européen choisit indépendamment si et comment il souhaite recevoir M. Hollande. En Allemagne, il n'y a pour le moment aucun rendez-vous de prévu" avec la chancelière Angela Merkel, a déclaré une porte-parole du gouvernement allemand."Elle ne s'impressionne pas, cette information" avait proclamé, juste avant ce démenti officiel, François Hollande. "C'est le peuple français qui va décider de son avenir. Ce ne sont pas des dirigeants européen, que je respecte par ailleurs, qui doivent peser sur la décision du peuple français", avait-il ajouté."Nous sommes une grande nation, un grand pays, qui ne se fait pas commander ses choix par des chefs d'Etats et de gouvernements amis, mais extérieurs à notre démocratie. Même si je reconnais qu'ils seront mes partenaires si je deviens président de la République, et j'aurais à coeur de les convaincre ajouter une dimension de croissance aux traités européens", avait-il conclu.

 

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