Un banquier français heureux de travailler en Algérie
Hamid Guemache, à Alger
Hamid Guemache, à Alger
Laurent Dupuch, 43 ans, est un homme heureux. A la tête de BNP Paribas Algérie, filiale à 100% du groupe bancaire français depuis 2007, ce diplômé d'HEC Paris, vit dans la capitale algérienne, avec sa femme et ses trois enfants.
« L'Algérie est un pays où on peut réaliser un vrai projet d'entreprises », affirme-t-il à la Tribune, à la veille de la visite du président français François Hollande en Algérie. En quelques années, il est devenu un défenseur du marché algérien, qui n'attire plus les groupes français en raison des la bureaucratie tatillonne et de l'instabilité juridique.
"Avoir une stratégie à long terme"
« En Algérie, il faut cependant avoir une stratégie à long terme. Je dis toujours aux entreprises que ce n'est pas un pays où l'on vient faire une affaire et repartir. Il faut avoir une vrai stratégie », insiste-t-il. La banque qu'il dirige constitue un parfait exemple de réussite des entreprises tricolores en Algérie et de la présence économique française dans ce pays.
En dix ans d'existence, BNP Paribas Algérie s'est taillé une place de choix dans le paysage bancaire local. Son chiffre d'affaires est passé de 110 millions d'euros en 2010 à 125 millions d'euros en 2011. Le bénéfice net a également augmenté, passant de 40 millions d'euros à 50 millions d'euros durant la même période ! Des taux de rentabilité exceptionnels qui font saliver la majorité des chefs d'entreprises !
135.000 clients et 1.200 salariés
« Des bénéfices entièrement investis dans le développement de la banque », insiste-t-il. La banque compte 135.000 clients, emploie 1.200 salariés et dispose d'un réseau de 70 agences et compte en ouvrir 11 autres dans les 18 prochains mois ! « Le marché bancaire algérien est en nette évolution et qui joue un rôle important dans la bancarisation des transactions et des acteurs économiques notamment pour participer à la réduction de l'informel, et dans le développement de l'investissement », explique-t-il.
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En Algérie, les banques ont un avenir en or. Dans un pays sous-bancarisé où les échanges en numéraire dominent les transactions commerciales, tout est à faire ! « En Algérie, l'atout principal sont les ressources humaines. Nous avons ainsi fait le pari de la jeunesse, avec une moyenne d'âge de 32 ans dans la Banque et un recrutement tourné vers les jeunes diplômés », avance-t-il.
Un nouveau siège de 50 millions d'euros
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Pour se développer, BNP Paribas construit un siège dans le futur quartier des affaires de Bab Ezzouar près de l'aéroport d'Alger, un ouvrage d'un montant de 50 millions d'euros. « L'innovation est au c?ur de notre dispositif que cela soit en termes de bancassurance, de monétique, de produits de financements ou encore en tant que seul acteur privé aujourd'hui agréé Intermédiaire en Opérations de Bourse. Notre ambition est d'être la banque de référence en Algérie, proche de ses clients, efficace dans ses relations au quotidien avec eux et partenaire de leurs projets d'avenir », s'enthousiasme Laurent Dupuch.
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