Chine : un peu moins d'optimisme dans le secteur manufacturier

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Soucieuse de préserver sa croissance, la Chine tente de se réformer en douceur, mais cela ne peut se faire sans effet sur son activité économique. (Photo : Reuters)
Soucieuse de préserver sa croissance, la Chine tente de se réformer en douceur, mais cela ne peut se faire sans effet sur son activité économique. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
La production manufacturière a ralenti en Chine, s'approchant de son seuil de contraction du mois de novembre. Les autorités chinoises sont soumises à un jeu d'équilibriste afin de réformer leur économie en profondeur sans trop la ralentir.

La croissance du produit intérieur de la Chine avait rebondi au troisième trimestre. Mais la publication jeudi de l'indice PMI des directeurs d'achat calculé par HSBC, qui permet d'évaluer l'activité manufacturière, pourrait signaler la fin du rebond de l'économie chinoise pour le moment.

A 50,4 en novembre, contre 50,8 attendus par le panel d'analystes de Bloomberg, il marque une décélération par rapport aux 50,9 enregistrés en octobre. Il s'approche aussi dangereusement du seuil de 50 en-dessous duquel on estime que la production manufacturière se contracte.

Fin du rebond inattendu du troisième trimestre

"Le rythme de croissance de la Chine s'est légèrement apaisé en novembre", a commenté Qu Hongbin, économiste de HSBC, "en raison de la faiblesse des nouvelles commandes pour l'exportation et du ralentissement des activités de réapprovisionnement".

La Chine a vu la croissance de son PIB accélérer à 7,8% au troisième trimestre, après deux trimestres de ralentissement, notamment grâce à "un mini plan de relance", dont des exemptions fiscales, adopté par Pékin fin juillet. Elle s'est fixé pour l'ensemble de l'année 2013 un objectif de croissance de 7,5%, ce qui serait la plus faible hausse de son PIB en 23 ans.

Jeu d'équilibriste entre rééquilibrage de la croissance et croissance nécessaire

La deuxième économie mondiale tente aujourd'hui de rééquilibrer sa croissance pour la rendre plus saine et plus durable et a annoncé pour cela un plan de mesures visant à assainir son secteur financier et soutenir sa demande intérieure.

Après un premier jet d'annonces qui n'a pas convaincu, le pays a depuis dévoilé quelques-unes de ses mesures phares pour les années à venir. Mais, en raison de contraintes sociales qui s'imposent au Parti communiste chinois, la croissance du pays ne doit pas passer en dessous des 7%, selon de nombreux analystes. Ce qui pousse Pékin à ralentir le train de ses réformes.

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