Le G20 veut... plus de croissance

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Les pays du G20 réunis ce week-end à Sydney ont mis l'accent sur la croissance! Mais l'Ukraine, sur laquelle s'opposent Occidentaux et Moscou, n'apparaît pas dans le communiqué final. Un accord sur les grands thèmes généraux en quelque sorte, mais pas sur des problèmes précis... Les pays membres du G20, qui représentent 85% de l'économie mondiale, se sont fixé pour objectif de doper la croissance de deux points de pourcentage supplémentaires d'ici à 2018, en "développant des politiques ambitieuses mais réalistes".
"Cela représente plus de 2.000 milliards de dollars en termes réels et permettra la création de nombreux emplois", ont souligné les ministres des Finances et les banquiers centraux lors de cette réunion préparatoire au sommet des chefs d'Etat, qui se tiendra en novembre à Brisbane (Australie).
"Cela permet de mesurer le chemin parcouru" depuis la crise financière, a noté le ministre français, Pierre Moscovici, se voulant positif. "En 2010, on s'était engagé dans la réduction des déficits, en 2012, on parlait de la survie de la zone euro", a-t-il rappelé. "Aujourd'hui, on parle de la croissance".
Dans un geste à l'égard des pays émergents, qui s'inquiètent des effets collatéraux de la sortie de la Fed de sa politique monétaire ultra-accommodante, les banques centrales du G20 renouvellent leur engagement à "calibrer avec attention et à communiquer clairement" sur leur politique monétaire. Elles veilleront "à l'impact" de leurs décisions "sur l'économie mondiale".
La fin progressive du programme de soutien de la Réserve fédérale américaine a provoqué un début de rapatriement des capitaux vers les Etats-Unis, depuis les pays émergents, provoquant une chute de leurs devises. La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a souligné "la bonne coopération induite par cette réunion", que certains prédisaient tendue en raison des plaintes des pays émergents.
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Le G20 a par ailleurs franchi une nouvelle étape dans la lutte contre l'évasion fiscale en approuvant la norme d'échange automatique de données fiscales conçue par l'OCDE, et que plus de 42 pays se sont engagés à appliquer. Cette norme va "renforcer la coopération fiscale internationale, placer les gouvernements sur un pied d'égalité lorsqu'ils cherchent à protéger l'intégrité de leur système de taxation et (permettre) la lutte contre l'évasion fiscale", selon le secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Angel Gurria. La mise en place de cette norme doit démarrer fin 2015.
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