• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

A Bangkok, les contrôleuses de bus sont contraintes de porter...des couches

Photo de Mounia Van de Casteele

latribune.fr

Publié le 30 mai 2014 à 09:47 - Mis à jour le 30 mai 2014 à 12:07

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Faute de pauses suffisantes, ces Thaïlandaises ont trouvé une solution extrême: porter des couches pour adultes. Ce qui est source de complications médicales.

Voilà une solution pour le moins radicale. Pour pallier le récurrent manque de "pauses WC", les contrôleuses de bus de Bangkok qui se retrouvent chaque jour bloquées des heures durant dans des embouteillages, se voient contraintes de porter... des couches pour adultes.

Malgré des années de croissance économique, de nombreux travailleurs manuels, éboueurs ou ouvriers, font les frais d'une urbanisation folle et des inégalités persistantes dans cette mégalopole de 12 millions d'habitants.

Des "pauses pipi" insuffisantes

Les contrôleuses de la flottille de bus vieillissants sillonnent une ville de plus en plus congestionnée, et ce sans pouvoir faire suffisamment de pause au cours de journées d'au moins dix heures de travail.

Ainsi quand elle a eu une infection urinaire, Watcharee Viriya, interviewée par l'AFP, n'a guère eu d'autre choix que de commencer à mettre des couches pour adultes, pour tenir pendant ses longues heures de service sans pause, parfois six ou huit heures.

"C'était inconfortable quand je bougeais, notamment quand j'avais uriné dedans (...). Quand j'arrivais au terminal de bus, je devais courir me changer", se souvient-elle. Pis, elle a ensuite eu un cancer de l'utérus, causé selon son médecin par le "port de couches souillées et les substances remontant dans l'utérus", dit-elle.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Alors que Bangkok n'est équipé que de quelques lignes de métro, nombre d'habitants dépendent d'un réseau complexe de bus, tricycles à moteur, appelés tuks-tuks, voitures individuelles ou motos pour se déplacer.

28% des contrôleuses ont déjà porté des couches au travail

Et Watcharee n'est pas la seule à avoir opté pour cette solution radicale pour pallier le manque de pause toilette. Une étude récente a montré que 28% des contrôleuses de bus à Bangkok avaient déjà porté des couches au travail.

"Nous avons été choqués", commente auprès de l'AFP Jaded Chouwilai, directeur de l'association Women and Men Progressive Movement Foundation, qui a réalisé cette étude. "Nous avons également découvert que nombre d'entre elles souffraient d'infections et de calculs urinaires", précise-t-il, évoquant aussi un taux élevé de cancers de l'utérus.

Le fossé entre la classe ouvrière thaïlandaise et son élite est l'une des clefs de la crise politique de sept mois qui vient de secouer le pays, jusqu'à un coup d'Etat le 22 mai. Les manifestants, soutenus par les élites traditionnelles de la capitale selon les experts, dénoncent les politiques en faveur des plus pauvres lancées depuis 2001 par Thaksin Shinawatra, milliardaire ayant développé un système d'accès aux soins pour tous, entre autres programmes sociaux, malgré les accusations de corruption contre lui.

Les experts estiment que la Thaïlande a fait certains progrès dans la réduction des inégalités. Mais "même s'il s'est réduit, l'écart entre riches et pauvres est toujours considéré comme assez important", commente Somchai Jitsuchon, de l'Institut de recherche sur le développement de Thaïlande.

L'ascenseur social ne fonctionne pas

En cause notamment, un ascenseur social qui ne fonctionne pas bien, avec une bonne éducation qui n'est pas accessible à tous.

Les contrôleuses de bus de Bangkok se sont tournées vers des syndicalistes pour tenter de faire entendre leur voix, même si en tant qu'employées d'une entreprise publique elles n'ont pas le droit de cesser le travail pour faire entendre leurs revendications.

"Leurs conditions de travail ne sont pas bonnes", confirme Chutima Boonjai, représentante syndicale des employés des transports en commun de Bangkok.

Des conditions de travail à revoir

Dénonçant l'absence de pauses WC comme de pauses déjeuner, elle demande que soient construites des toilettes supplémentaires le long des itinéraires de bus et au sein des terminaux.

Les chauffeurs de bus ne sont pas non plus épargnés, poursuit-elle, des maux de dos aux cas d'hypertension, en passant par des attaques cérébrales dues à la chaleur, dans ces bus non-climatisés alors qu'en mai, saison chaude, la température a quotidiennement approché les 40°C.

Pas étonnant que dans de telles conditions, les candidats ne se pressent pas pour devenir contrôleur de bus, avec une embauche au salaire minimum, soit 300 bahts par jour (moins de sept euros).

À lire également

  • Le gouvernement comprend la grogne des contrôleurs aériens
  • Pourquoi les contrôleurs aériens menacent de faire grève

L'arrivée des nouvelles technologies, qui permettent aux usagers de commenter le fonctionnement des lignes de bus, n'a en rien amélioré leurs conditions de travail: "Si les gens ne sont pas contents, pour la moindre petite chose, ils peuvent se plaindre de notre service. Mais ils ne se soucient pas du bien-être des travailleurs", se désole Chutiwa.

latribune.fr

Sur le même sujet

  • 1

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 2

    Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne

  • 3

    Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir

  • 4

    Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France