Le Mali s'est débarrassé d'Ebola

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La fièvre hémorragique aura causé au total six décès dans le pays, où plus de 300 patients ont été un moment placés sous surveillance.
La fièvre hémorragique aura causé au total six décès dans le pays, où plus de 300 patients ont été un moment placés sous surveillance. (Crédits : © Joe Penney / Reuters)
Aucune infection n'a été recensée dans le pays depuis une période de précaution de 42 jours. Le Mali rejoint ainsi les deux autres pays de l'Afrique de l'Ouest (le Sénégal et le Nigéria) qui ont réussi à stopper l'épidémie.

Victoire. Depuis dimanche, le Mali est officiellement débarrassé du virus Ebola, puisqu'aucune infection n'a été recensée dans le pays depuis une période de précaution de 42 jours. Le ministre de la Santé, Ousmane Koné, s'en est réjoui dans un communiqué:

"Je déclare ce jour, 18 janvier 2015, la fin de l'épidémie d'Ebola au Mali", a-t-il annoncé.

Le chef de la Mission des Nations unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER) dans ce pays, le docteur Ibrahim Socé Fall, a pour sa part précisé:

"Conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en la matière, la propagation" d'Ebola dans un pays "peut être déclarée terminée lorsque 42 jours se sont écoulés sans qu'aucun nouveau cas ne soit enregistré". Le Mali peut en conséquence être déclaré "sorti de cet épisode d'épidémie".

Six décès

La fièvre hémorragique aura causé au total six décès dans le pays, où le premier cas mortel avait été annoncé début octobre 2014. Plus de 300 patients ont été un moment placés sous surveillance et le dernier patient infecté par le virus a guéri et quitté l'hôpital début décembre.

Le Mali est le troisième pays d'Afrique de l'Ouest à sortir de l'épidémie, après le Sénégal le 17 octobre (cas unique, guéri) et le Nigeria le 20 octobre (20 cas dont huit morts). En Afrique centrale, la République démocratique du Congo (RDC) a connu une flambée distincte d'Ebola terminée le 15 novembre (49 morts).

La Guinée rouvre ses écoles

Apparue il y a près d'un an, l'épidémie a fait au total plus de 8.400 morts en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, les trois principaux touchés, selon l'Organisation mondiale de la Santé. Dans ces pays aussi, le nombre des nouveaux cas est toutefois en nette baisse selon l'OMS. La Guinée, d'où est partie l'épidémie actuelle en décembre 2013, doit notamment rouvrir lundi 19 janvier ses écoles, avec quatre mois de retard. Au Liberia, les classes, fermées depuis fin juillet, doivent rouvrir le 2 février.

A deux jours de la rentrée scolaire, le président guinéen Alpha Condé a néanmoins menacé samedi d'arrestations ceux qui demeurent récalcitrants à la lutte contre Ebola en dépit des campagnes de sensibilisation et de prévention.

"Nous avons autorisé les autorités administratives à utiliser désormais les forces de la gendarmerie et de la police pour que toute personne qui refuse d'être soignée par les médecins soit arrêtée", a-t-il annoncé.

La Guinée a enregistré plusieurs réactions hostiles, dont certaines meurtrières, à la lutte contre Ebola, qui heurte parfois les croyances et coutumes locales.

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Commentaires
a écrit le 20/01/2015 à 11:03 :
étonnant qu'il soit plus facile de se débarrasser des maladies que des terroristes qui causent encore plus de morts, donc solution , mettre le virus sur les kalachnikov

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