Le FMI accusé d'avoir aggravé l'épidémie Ebola

Ebola Epidemie Virus Afrique
Reuters

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Ebola aurait pu être mieux géré sans les politiques imposées par le Fonds monétaire international. Selon une étude britannique publiée mardi 30 décembre dans le journal Lancet Global Health, le FMI est en partie responsable du niveau qu'a atteint l'épidémie de fièvre dans trois pays d'Afrique de l'Ouest.
En échange de prêts à la Guinée, à la Sierra Leone et au Liberia, le FMI a imposé comme priorité au cours des deux dernières décennies le remboursement de la dette et le renforcement des réserves de change au détriment des politiques de santé, écrivent les auteurs de l'étude, des chercheurs de trois grandes universités britanniques.
Comme conditions, le FMI impose généralement aux pays débiteurs une réorganisation du secteur public et encourage les privatisations. Selon Sanjeev Gupta, un responsable de l'organisation basée à Washington, les demandes du FMI n'ont pas pesé sur les politiques de santé puisque les budgets alloués en pourcentage du PIB ont progressé de 0,7 point en Guinée, de 1,6 point au Liberia et de 0,24 point en Sierra Leone.
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Les taux de mortalité, de nutrition infantile et d'installations sanitaires se sont tous améliorés dans les trois principaux pays frappé pas la fièvre Ebola au cours de la dernière décennie, a-t-il ajouté.