Le FMI accusé d'avoir aggravé l'épidémie Ebola

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Plus de 20.000 personnes ont été contaminées dans ces trois Etats et plus de 7.800 en sont mortes, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Plus de 20.000 personnes ont été contaminées dans ces trois Etats et plus de 7.800 en sont mortes, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). (Crédits : Reuters)
Selon les auteurs d'une étude publiée dans le "Lancet", le FMI, en échange de prêts à la Guinée, à la Sierra Leone et au Liberia, a imposé comme priorité au cours des deux dernières décennies le remboursement de la dette et le renforcement des réserves de change au détriment des politiques de santé.

Ebola aurait pu être mieux géré sans les politiques imposées par le Fonds monétaire international. Selon une étude britannique publiée mardi 30 décembre dans le journal Lancet Global Health, le FMI est en partie responsable du niveau qu'a atteint l'épidémie de fièvre dans trois pays d'Afrique de l'Ouest.

"Les mesures prônées par le FMI ont contribué à établir des systèmes de santé sous-financés, pauvres en main d'œuvre, par ailleurs peu préparée, dans les pays frappés par la fièvre Ebola", a déclaré Alexander Kentikelenis, professeur de sociologie à l'université de Cambridge et co-auteur de l'étude.

En échange de prêts à la Guinée, à la Sierra Leone et au Liberia, le FMI a imposé comme priorité au cours des deux dernières décennies le remboursement de la dette et le renforcement des réserves de change au détriment des politiques de santé, écrivent les auteurs de l'étude, des chercheurs de trois grandes universités britanniques.

Les budgets alloués à la santé ont progressé selon le FMI

Comme conditions, le FMI impose généralement aux pays débiteurs une réorganisation du secteur public et encourage les privatisations. Selon Sanjeev Gupta, un responsable de l'organisation basée à Washington, les demandes du FMI n'ont pas pesé sur les politiques de santé puisque les budgets alloués en pourcentage du PIB ont progressé de 0,7 point en Guinée, de 1,6 point au Liberia et de 0,24 point en Sierra Leone.

Les taux de mortalité, de nutrition infantile et d'installations sanitaires se sont tous améliorés dans les trois principaux pays frappé pas la fièvre Ebola au cours de la dernière décennie, a-t-il ajouté.

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Commentaires
a écrit le 31/12/2014 à 14:52 :
De s'apercevoir les méfaits du remboursement de la dette aux milliardaires par la dégradation systématique de la vie de tout un chacun. les médecins en grève montrent la direction les pauvres au trou.
a écrit le 31/12/2014 à 10:06 :
Quelle bêtise !
Il y a des gens qui pensent sérieusement que si de l'argent était resté dans les caisses de ces pays-là il aurait été employé à des politiques de santé ?
Il faut voyager un peu avant de jeter un regard rose sur le monde !
Et puis quand on n'a pas d'argent on ne s'endette pas (ça vaut pour nous aussi) et on n'a pas tous ces problèmes.
Réponse de le 31/12/2014 à 10:28 :
Quand on n’a pas d’argent, on ne s’endette pas ? Ils font quoi les Français surendettés qui ne survivent qu’à crédit ? Et elle fait quoi la France qui vit aux crochets de ses prêteurs (et du peuple grec !) sans aucune garantie de remboursement ? Balayez devant votre porte avant de vous lancer dans des leçons de morale au minimum risibles, si pas obscènes : vous avez du boulot !
Réponse de le 31/12/2014 à 10:41 :
Refexion digne d'un pilier de bistrot...
Réponse de le 31/12/2014 à 13:51 :
Et tout le monde sat bien que les français ne sont pas endettés (bon, d'accord, ils sont de plus en plus surendettés !) et que la france n'emprunte rien alors qu'elle n'a aucune capacité e remboursement.
Réponse de le 31/12/2014 à 13:55 :
sait de quoi il parle !
a écrit le 30/12/2014 à 23:23 :
....tout le monde attend de savoir...ils les ont remboursés les prêts ??? Tout le reste n'est que détail non ? Si on devait s'arrêter à des enfants qui meurent...
a écrit le 30/12/2014 à 22:33 :
Si ça se trouve, C'EST VOULU....
Réponse de le 31/12/2014 à 10:11 :
Evidemment que c’est voulu ! Comme d’autres, l’épidémie Ebola est une « réalisation » humaine. Comme la grippe aviaire, par exemple. Ou la vache folle.
Dans le cas d’Ebola, il s’agit avant tout de faire main basse à moindre frais sur certains pays qui ont des ressources intéressantes. Autre chose : Ebola apparaît et, comme par miracle, certains labos pharmaceutiques occidentaux ont justement des vaccins presque prêts, qu’il faut tester sur les humains. Quelle coïncidence, tout de même ! Et comme il est délicat de tester ces vaccins – qui vont rapporter des sommes folles, malgré leurs dangers évidents (comme tous les vaccins, d’ailleurs) – sur des cobayes occidentaux, autant sacrifier quelques « nègres » (si l’ose dire)...
Réponse de le 31/12/2014 à 14:42 :
Absolument !
Tout le monde sait que la rage a été inventée par Pasteur, qui voulait fourguer son vaccin.
C'est évident...
a écrit le 30/12/2014 à 21:26 :
Le FMI n'a JAMAIS apporté aucune solution pour régler les problèmes, il les a toujours aggravé de la même manière, en endettant les pays qu'il était sensé aider, en préconisant des politiques d'austérité et des campagnes de privatisation.
Dans l'intérêt des multinationales, pour le contrôle des matières premières, minerais, pétrole, produits agricoles, forestiers, les services etc....
a écrit le 30/12/2014 à 18:02 :
On se calme avec ce battage médiatique délirant autour de cette épidémie dont le bilan est à peine supérieur à l'épidémie annuelle de grippe en France
Réponse de le 31/12/2014 à 10:39 :
Oui sauf que là il s'agit d'un virus qui était censé avoir disparu, autrement plus contagieux que la grippe et à la mortalité quasiment certaines, contrairement à la grippe. Donc vos réfléxion à la c** vous pouvez vous les garder. Et ça ne remet pas en cause le faites que ces pays sont à la botte du FMI (conséquence d'une colonisation et d'une dé colonisation sauvage), que les systèmes de santé sont exangues et que si rien n'avait été fait on parlerai probablement d'une épidémie mondiale à l'heure qu'il est.
a écrit le 30/12/2014 à 17:33 :
le fric ou la mort !
a écrit le 30/12/2014 à 17:28 :
Quoi de surprenant?
a écrit le 30/12/2014 à 17:00 :
fallait pas leur prêter.
Réponse de le 31/12/2014 à 10:06 :
Exact : fallait pas leur prêter ! Comme il est tout aussi exact qu’il ne faudrait pas que les Grecs, par leurs extraordinaires sacrifices, remplissent l’escarcelle d’une France qui vit aux crochets de la Grèce comme jadis elle a survécu en surexploitant ses colonies. Aujourd’hui, la Grèce rapporte des dizaines de millions d’euros à la France qui n’en vaut pas la peine. Mais le génocide social continue an Grèce. Juste pour que la France et ses banques à la déontologie pour le moins douteuse tente encore de faire pâle figure.

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