Shanghai 2010, un trait d'union entre Rhône-Alpes et la Chine
JOHANNA NEZRI
JOHANNA NEZRI
Sélectionnés parmi 117 candidatures à l?Espace des meilleures pratiques urbaines, deux projets rhônalpins devront mettre en évidence l?innovation de la région en matière d?éco-construction et d?éclairage urbain. « La construction de ce Pavillon, véritable volume flottant, est très symbolique de nos relations de confiance avec la Chine, il est comme un trait d?union entre notre coopération passée et future, résume Daniel Gouffé, maître d?ouvrage délégué par la Région Rhône-Alpes pour monter ce projet de 3000 m2. Au-delà de son rôle technique, ERAI est ici un fédérateur d?énergies. Notre but est la visibilité des entreprises et plus largement des capacités d?innovation et des savoir-faire rhônalpins aux yeux de millions de visiteurs et de donneurs d?ordre potentiels. Et quand je parle d?entreprises, je pense aux leaders régionaux dont certains nous suivent déjà mais aussi à toutes les PME-PMI et TPE de la région qui ont toute leur place dans le projet. » C?est ce que raconte Pascal Peleszezak, pdg de la société Canevaflor à Lyon : « Nous détenons un savoir-faire unique en matière de végétalisation de bâtiments. Conceptrice et réalisatrice, notre entreprise mène des recherches pour développer les qualités d?isolation phonique et thermique ainsi que la qualité de l?air. Nous allons faire découvrir avec le Pavillon de nouvelles techniques naturelles pour l?amélioration de l?habitat et créer une filiale en Chine. »
La naissance de ce projet de Pavillon prend forme avec la visite du bâtiment de l?Innovation pour l?Environnement et l?Economie Durable (INEED) basé à Valence dans la Drôme par le jury chinois de l?Exposition Universelle. Séduit par cet espace certifié Haute Qualité Environnementale et Haute Performance Energétique, ce jury a souhaité que le bâtiment consulaire serve de modèle au Pavillon qui sera implanté comme les autres bâtiments des Meilleures Pratiques Urbaines au nord de la rivière Huangpu et s?étendra sur 15 hectares. C?est Denis Dessus, l?architecte de l?INEED qui a conçu les plans du Pavillon : « Le projet est la démonstration de ce qu?il est possible de réaliser comme bâtiment énergétiquement performant, maîtrisant les paramètres de confort en utilisant des matériaux sains. Il doit proposer une atmosphère saine. Il nettoie l?air urbain grâce à des techniques comme la phyto-rémédiation. Le Pavillon consiste en un dialogue entre des matériaux bruts, remarquables par leur universalité et leurs performances en éco-construction. D?ailleurs nous avons pour projet de construire à l?entrée du bâtiment une paroi de terre crue où se mêleront les terres de Chine et de France. Le pavillon construit et utilisé par les deux pays sera construit avec les matériaux des deux nations dans une symbolique évidente. » Si le Pavillon sera une incarnation du partenariat sino-rhônalpin, il est également co-financé. Le Pavillon a un coût de 5 millions d?euros pris en charge à hauteur de 2 millions par les partenaires chinois, quant au Projet Villes Lumière, il est estimé à 3 millions d?euros et financé à moitié par la Chine.
JOHANNA NEZRI
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