Traité de Lisbonne : l'Irlande prolonge le suspense
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«Nous n'avons pas encore eu suffisamment de temps pour mener un débat national.» Côté irlandais, le message est clair. Selon le ministre Michael Martin, son pays ne sera «pas en mesure de proposer une solution lors du Conseil européen d'octobre étant donné que le processus de réflexion national n'est pas encore achevé». Estimant qu'il serait contreproductif de prendre des mesures trop rapidement, il a d'ailleurs rappelé que le référendum irlandais s'était déroulé il y a quatre mois seulement.
En revanche, il a indiqué que le gouvernement irlandais préconisait plutôt une approche «pas à pas» en renforçant le consensus avec les partenaires européens. Il a tenté de rassurer les députés en précisant que le gouvernement irlandais ferait «de son mieux» pour «clarifier» la situation d'ici décembre. En un mot, comprendre les raisons du non et trouver les mesures adéquates. Michael Martin a indiqué que la commission des Affaires européennes du parlement irlandais avait créé un comité chargé d'examiner les raisons du non. Il devra faire des propositions d'ici fin novembre, qui seront présentées au Conseil européen des 11 et 12 décembre.
Selon les récents rapports publiés dans les médias irlandais, la tenue d'un second référendum avant les élections européennes de juin 2009 semble très peu probable. Le scrutin risque donc de se dérouler sur la base du traité de Nice qui fixe à 736 eurodéputés le nombre de députés élus contre 751 pour le traité de Lisbonne.
Les eurodéputés favorables au traité de Lisbonne ont fait part de leur consternation. L'eurodéputé allemand, président de la commission des Affaires constitutionnelles, Jo Leinen, a déclaré que sa commission tenait à ce que le traité de Lisbonne soit ratifié par l'ensemble des vingt-sept Etats membres avant les prochaines élections du parlement européen. Il a également signalé que vingt-quatre pays membres l'avaient ratifié jusqu'ici et que les deux derniers - la Suède et la République tchèque - devraient sans doute le faire bientôt.
Interrogé par le député britannique Andrew Duff (ADLE), Michael Martin a pourtant refusé de formuler une date pour un second référendum.
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