"Paquet énergie-climat" : le parlement européen craint de ne pas être entendu

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Plusieurs députés européens sont montés au créneau, lors de la session plénière du 4 décembre à Bruxelles, pour protester contre une prise en compte insuffisante des avis de leur assemblée dans les négociations sur le "paquet énergie-climat".

Au cours du débat en plénière du parlement européen (PE) sur l?état des négociations du paquet énergie-climat, le ministre français de l?Environnement, Jean-Louis Borloo, a fait face aux reproches de nombreux eurodéputés quant à la prise en compte de leur avis dans les négociations du paquet énergie-climat. "Le travail fourni sur le fond est bien ici, au parlement européen", a lancé le président du Parti socialiste européen (PSE), Martin Schulz. "La décision du Conseil n?est pas la plus intelligente", a-t-il poursuivi, fustigeant une réunion tardive des chefs d?Etat et de gouvernement, les 11 et 12 décembre à Bruxelles.

"Nous ne signerons pas d?accord si vous mettez le parlement européen devant un fait accompli. Toutes les négociations doivent se faire en trilogue", a confirmé la britannique Avril Doyle (PPE-DE), rapporteur de la directive sur le système d'échange de quotas d'émissions (ETS).

"Jamais le parlement européen n?a pu se prononcer en plénière sur le paquet", a pour sa part déploré le socialiste luxembourgeois Robert Goebbels. "C?est inacceptable!", a-t-il dénoncé. Il a réclamé un accord "dans la transparence démocratique": "une politique climatique ambitieuse ne peut pas se décider derrière des portes closes et à l?insu des citoyens".

Rapporteur de la directive sur la réduction des émissions de CO2 dans l?industrie automobile, un texte bouclé quelques jours auparavant (EurActiv.fr, 03/12/08), l?italien Guido Sacconi (PSE) s?est félicité de l?aboutissement des négociations dans ce domaine. "J?ai pensé qu?il fallait clore ce dossier avant le Conseil européen, afin que personne ne puisse y toucher."

Dans le même sens, le britannique Martin Callanan (PPE-DE), qui participe aux trilogues entre Conseil, parlement et Commission, s?est plaint d?avoir reçu des documents de 60 pages venant de la présidence seulement une heure avant de commencer les négociations. "Ce n?est pas une bonne façon de procéder, a-t-il dit au ministre français. Il est important que toute cette législation, très technique, soit étudiée de près."

"Il n?y a pas de déni démocratique", a répondu Jean-Louis Borloo, qui a invoqué une nécessaire accélération du calendrier pour parvenir aux objectifs fixés par les échéances de Poznan et de Copenhague (2009), et donc la nécessité d'un accord en première lecture. Il s?exprimait dans l?enceinte du PE avant de rejoindre ses homologues pour un conseil des ministres européens de l?Environnement.

Les parlementaires européens devaient à l'origine voter sur le texte à la session plénière de fin décembre. Sous la pression de la délégation allemande, soudée pour limiter l'impact de la légilsation sur le climat sur son industrie, le vote avait été avancé au 4 décembre. Le parlement européen ayant des positions plus "vertes" que le Conseil, un vote des députés avant le Conseil européen des 11 et 12 décembre rendait un accord en première lecture difficile. La présidence française a donc réussi à faire à nouveau modifier la date de la décision du PE. Le vote aura finalement lieu le 17 décembre (EurActiv.fr, 25/11/2008).

Quoiqu?il en soit, certains députés participent, depuis plusieurs semaines, aux trilogues entre Commission européenne, parlement européen et Conseil, afin de trouver un accord sur le texte. La veille du débat, la dernière réunion de ce type s?était terminée à 2h du matin. Trois réunions devraient encore se tenir d?ici le Conseil européen des 11 et 12 décembre. Enfin, des représentants du Conseil, de la Commission et du parlement se réuniront une dernière fois en trilogue avant la plénière.

Devant le parlement, Jean-Louis Borloo a reconnu que la directive sur le système communautaire d?échange de quotas de CO2, dite "ETS", constituait le point le plus difficile des négociations. "Il y a trois grands blocs de pays", a-t-il expliqué. "Les pays baltes, qui se sont attelés à démonter les centrales nucléaires", et qui sont sur une "île énergétique". "Eux mettent en avant des problèmes techniques matériels et spécifiques", a poursuivi le ministre.

"Ensuite, il y a les pays les moins performants sur le plan énergétique, et qui dépendent d?une énergie très carbonée." Parmi eux: la Pologne, qui dépend du charbon à 94%. "Il faut trouver des systèmes de progressivité qui ne modifient ni les objectifs globaux, ni le calendrier", a estimé Jean-Louis Borloo. Enfin, le troisième bloc est formé par "des pays attentifs au coût du système", parmi lesquels la France. "Ils sont très attentifs au coût de la nécessaire solidarité entre nous et au choix de la pré-affectation des crédits" dégagés dans le cadre de la directive ETS.

Face à cela, Jean-Louis Borloo a préconisé deux solutions, qui pourraient être adoptées ensemble ou séparément: la progressivité des enchères, et un mécanisme d?inclusion carbone (ou taxe carbone) pour limiter les délocalisations des industries européennes à cause des quotas payants. "Il ne faut pas que le prix de l?énergie augmente", a-t-il affirmé. Egalement interrogé par plusieurs députés sur le financement des technologies de captage et de stockage de CO2, il a assuré que ce financement serait inclus dans les accords "sous une forme ou une autre, maintenant ou un peu plus tard" (EurActiv.fr, 4/11/2008).

Quelques heures plus tard, en marge du Conseil Environnement, le ministre français a par ailleurs estimé que les Etats membres étaient d?accord sur 90% des points à négocier, et que les 10% restants seraient résolus lors du Conseil européen. "Tout le monde est dans l?idée que c?est par la compétitivité qu?on sauvera le climat", a-t-il ajouté

Site d'EurActiv.fr

 

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
« Nos réactions ? J?ai maintes fois écrit à tous les grandes puissances du monde : Si vous ne tenez pas en compte mes avertissements et que vous ne changez pas de politique « vous allez être débordés, submergés de graves problèmes qui n?en finiront pas !
Pour sauver l?écologie du monde, il faudrait changer toutes les mentalités, adopter une morale universelle, une politique universelle aussi, renoncer à une autonomie totale, et vous organiser mondialement dans un Gouvernement mondial : L?ONU, de votre faute, est restée un »machin » s ans âme, sans force et des gouvernements disparates, démocraties douteuses, dictatures, bref une société où « associations de malfaiteurs » côtoient des pays plus ou moins civilisés, plus ou moins démocratiques !
Karl Marx a voulu « chasser Dieu de la terre et du ciel » et logiquement faire une large part à son Ennemi, son Adversaire le Diable ! (Avec les Résultats que vous connaissez : Faillite retentissante du socialisme (perverti) et triomphal retour du capitalisme maudit à l?échelle mondiale encore !
Il faudrait faire revenir Dieu sur terre et en chasser le Diable : Vous régénérer moralement, intellectuellement et bannir toutes ces philosophies plus ou moins faisandées, perverties, corruptrices, erronées et fausses ! Philosophies perverses qui divisent les Hommes !
Seule La Vérité, La Vie et l?Amour peuvent unir les hommes et les souder dans une société forte et saine !
Feu Victor Larock, un grand socialiste belge avait écrit dans le « Peuple » : « L?Amérique a deux maîtres : Dieu et le Dollar !... » Mais ce sont deux Maîtres absolument incompatibles !
Ni le socialisme ni même le communisme intrinsèque ne sont des abominations ni des aberrations, des idéaux inaccessibles ! ( Les Huttériens, en Amérique, le pratiquent depuis des siècles, depuis 1500 !... ce sont des communistes et pacifistes chrétiens qui vivent en communautés pacifiques, égalitaires, fraternelles et réellement libres !...)
Les premiers Disciples du Christ n?eurent pas besoin des élucubrations d?un Karl Marx pour spontanément mettre tous leurs biens en commun, ils le firent spontanément autant que librement ! Sans kalachnikovs ni cocktails Molotov !...
Et ils vécurent ainsi pendant des siècles jusque quand l?Eglise fut récupérée par les pouvoirs humains lors de l?avènement de Constantin Ier qui en fit une religion d?Etat?
Au commencement, Elle avait maintenu une saine morale économique : La spéculation et l?usure y étaient strictement interdites ! Mais au fil des siècles, Elle perdit peu à peu sa substance et comme « son sel n?a plus de saveur, il est bon à être jeté à la rue et piétiné par les hommes » !!!...
« Dieu » mes amis, c?est tout un Programme ! Transgresser les Lois de Dieu, c?est comme transgresser les Lois de la Vie, de La Nature : La Justice immanente, naturelle s?exerce irrésistiblement et écrase les plus grandes puissances humaines !
Détruire la nature, par exemple, c?est détruire l??uvre de Dieu et sans même que notre Père céleste lève le petit doigt, immanquablement, les Effets suivent inexorablement les Causes !
Pelman disait : « Il est piquant de remarquer : Nous nous vous rééduquons non par souci de vertu ni de morale, mais tout ce qui est immoral et irrationnel ! Les individus et les sociétés sans morale éprouvent les pires épreuves ! Ils hypothèquent et ruinent leur propre état, leur propre bonheur, leur propre avenir !? »
Ce ne sera pas facile du tout : Tous les problèmes sont complexes mais si des considérations matérialistes et égoïstes priment sur l?Intérêt général, nous sommes perdus !
Pas de précipitations, bien entendu, mais pas non plus de tergiversations égoïstes et malencontreuses !
Un exemple : la Pologne ! Elle n?a d?autres énergies que son charbon ! Et même certains écolos crient haro sur elle ! Ce n?est pas pourtant la forme d?énergie qui pose le plus grave problème ! Le réchauffement intempestif de la planète masque des dangers autrement plus graves que le CO² ! Ce CO² d?ailleurs n?est pas un polluant : il fait partie du cycle naturel de toute vie ! C?est la cupidité débridée des humains qui engendre un « productivisme » polluant et gaspilleur !
Une idée particulièrement nauséeuse venant toujours des USA protestants et « pieux » mettre le « Droit de polluer » à la bourse ! Et ces fameux quotas : Polluer ne sera jamais un droit ! Ce que tous les pays doivent savoir et faire, c?est de limiter leurs appétits !
D?être économes, de vivre sobrement, de ne rien gaspiller et de ne rien polluer ! De tout partager aussi ! Les monstrueuses inégalités même dans les pays riches, sont un scandale sans précédent qui indigne Dieu et tous les Hommes conscients, qui, ont encore des principes moraux, une Conscience pure et le sens des responsabilités !
Nous entendons des petits insensés qui se disent écolos et qui avancent timidement, il est vrai : Il faudrait peut être encore utiliser le nucléaire !
Même sans catastrophe le nucléaire a empoisonné toute notre biosphère irrémédiablement ! Comme « son ami » le Tabac, il tue des millions de gens chaque année que Dieu fait ! La chimie n?est pas en reste mais le Nucléaire, et particulièrement le sinistre plutonium c?est « le Cauchemar intégral » des vrais écolos encore conscients !
Il ne faut que 0,6 de µg de plutonium pour tuer un homme (et 50 fois moins pour un f?tus humain, être le plus vulnérable du monde vivant !
Et dans la « poubelle du ciel » 1 TONNE de ce sinistre Poison radiotoxique vogue dans les satellites russes et américains abandonnés dans notre atmosphère !
1 TONNE de plutonium = 1.500 milliards de doses mortelles qui un jour retomberont sur terre, sur notre bonne vieille Terre que Dieu nous offert gratuitement !...
La pollution chimique n?a pas été évaluée mais elle est aussi terrible et empoisonne aussi notre terre et nos corps ! Margot Wallström, Commissaire de l? Environnement à l? Europe, avec 150 personnalités européennes, parmi lesquels plusieurs députés européens se sont soumis à une analyse du sang dans le but « de démontrer l?urgence de légiférer sur les produits chimiques en Europe ! »
Le sang de notre commissaire à l?environnement ne contient
« que 23 substances chimiques dangereuses » dont le DDT banni depuis 20 ans dans note continent !!!
Quant à la conclusion : "Tout le monde est dans l?idée que c?est par la compétitivité qu?on sauvera le climat" ! ( ???...)
Quelle idée saugrenue !
C?est justement cette chère « compétitivité » qui a délabré toute notre belle écologie !
Pierre Bothy,
Philosophe chrétien, écologiste et socialiste de l?Institut Pelman à Paris.
Pour l'éducation scientifique de l'Esprit. Egalement diplômé au niveau « technicien » en métallurgie. Résidant au : 33, aux Trois Bonniers, B 5020 Vedrin - Namur, Région wallonne, BELGIQUE-EUROPE. Tél.:032 / 081-21 11 58 GSM : 0485 62 18 51 eMai : vt6410544@tele2allin.be Site : (en projet)

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