Les gestionnaires de réseaux veulent accélérer la construction de l'"Europe de l'électricité"

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Le gestionnaire de réseaux de transport d'électricité français, RTE, et son équivalent belge, Elia, inaugureront, le 18 février à Bruxelles, un centre de coordination pour renforcer la sécurité énergétique dans le centre-ouest de l'Europe.

L'Europe de l'électricité est en marche. C'est du moins le message qu'a voulu faire passer le gestionnaire français du réseau de transport d'électricité, RTE, au cours de la présentation annuelle de ses résultats, le 14 janvier à Paris. Le gestionnaire français est revenu sur l'ouverture d'un centre de coordination conjoint d'exploitation des réseaux, à Bruxelles, destiné à renforcer la coordination technique dans toute la zone de l'Europe du centre-ouest. "C'est une manifestation concrète de la construction de l'Europe électrique", s'est réjoui le président du directoire de RTE, Dominique Maillard, qui a dit préférer cette méthode de coopération à des "grands coups de monopoly".

Cette ouverture, initiée par RTE et son homologue belge Elia, s'inscrit en fait dans une série d'initiatives européennes pour tenter de coordonner ce type de réseaux. L'un d'entre eux sera par exemple prochainement ouvert à la frontière germano-néerlandaise, permettant à deux opérateurs, RWE-TSO et TenneT, d'assurer une connexion plus efficace entre les deux pays.

L'bjectif du centre de Bruxelles ? Partager outils, données et logiciels. "Le but est d'avoir une idée de la sécurité sur les réseaux du Nord-Ouest de l'Europe", explique Dominique Maillard, qui se prononce en faveur de l'ouverture d'autres centres du même type pour couvrir le reste de l'Europe. "Il y a une volonté commune de tous les gestionnaires européens en ce sens", poursuit-il. Le président du directoire de RTE plaide en effet pour "un niveau de sécurité plus élevé" sur les réseaux électriques européens et "un renforcement de l'échange de données" entre les gestionnaires nationaux.

Reste pourtant un problème de poids: la multiplicité des opérateurs allemands. La République fédérale compte en effet quatre gestionnaires de réseau de transport d'électricité. "La question d'un regroupement se pose pour les opérateurs allemands", estime Dominique Maillard. "Mais cela n'exclut pas, en attendant, des coopérations techniques renforcées." Vattenfall Europe Transmission, qui exploite les réseaux et installations très haute tension à Berlin, Hambourg et dans les régions de l'ex-Allemagne de l'Est a déjà manifesté son intérêt pour l'initiative franco-belge. Selon RTE, c'est également le cas de son équivalent britannique, National Grid.

Le centre sera inauguré en grande pompe le 18 février, en présence du commissaire à l'Energie, Andris Piebalgs. A terme, il fournira des services de surveillance et d'analyse de la sécurité du réseau en continu.

Site d'EurActiv.fr

 

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