Vent de changement sur la Commission européenne

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Pas moins de vingt nouveaux responsables politiques pourraient figurer dans la prochaine Commission. Le président actuel, José Manuel Barroso, pourrait quant à lui rester à son poste.

Peu d'alternatives crédibles ne semblent aujourd'hui voir le jour pour remplacer le président de la Commission européenne. José Manuel Barroso, candidat à sa propre succession et soutenu par le PPE (parti majoritaire de droite au parlement européen) pourrait donc rester à son poste. En France, le parti socialiste tente de pousser la candidature de l'ancien Premier ministre danois, Poul Rasmussen, comme candidat du PSE. Mais le principal intéressé n'aurait pas donné son accord pour le moment et la délégation portugaise du PSE soutient la candidature de Barroso (EurActiv.fr 20/01/2009).

Du côté des commissaires, en revanche, il y a du mouvement. Seulement cinq d'entre eux pourraient rempiler pour un deuxième mandat. Parmi eux figurent le commissaire italien aux Transports, Antonio Tajani, qui souhaite conserver son poste actuel, l'estonien Siim Kallas (affaires administratives et anti-fraude), le finlandais Olli Rehn (élargissement), la luxembourgeoise Viviane Reding (société de l'information) et la bulgare Meglena Kuneva (protection des consommateurs).

Le commissaire slovène Janez Poto?nik (science et recherche) et le letton Andris Piebalgs (énergie) pourraient également peut-être se voir offrir un second mandat.

D'autres membres de la Commission, telle que la commissaire britannique au Commerce, Catherine Ashton, souhaiteraient rester à leur poste. Ils n'ont cependant toujours pas le soutien de leur gouvernement. En France, le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a été désigné tête de la liste UMP d'Ile-de-France pour les européennes. Cependant, l'ancien commissaire à la politique régionale aimerait revenir à Bruxelles, où il lorgne un poste stratégique. S'il est élu au parlement, il pourrait bien laisser son siège à Rachida Dati, actuelle ministre de la Justice et seconde sur la liste.

Du côté du parlement européen, le dirigeant du groupe socialiste Martin Schulz, eurodéputé allemand, pourrait être nommé à la tête du prochain parlement pour deux ans et demi. Il pourrait être suivi, pour un mandat de deux ans et demi également, par le président actuel de la commission des Affaires étrangères du parlement, l'eurodéputé polonais de centre-droit Jacek Saryusz-Wolski, négociateur en chef de l'adhésion de la Pologne à l'UE. A noter que le président du groupe du centre ALDE, Graham Watson, a déjà fait acte de candidature pour le poste (EurActiv.fr 09/01/2009).

Selon des rumeurs persistantes, Tony Blair pourrait devenir le premier président permanent du Conseil européen, un nouveau poste de haut niveau créé par le traité de Lisbonne. Il bénéficierait du soutien de chefs d'Etat européens, y compris celui du président français, Nicolas Sarkozy (EurActiv.com 07/04/08 et 12/01/09)

Le néerlandais Jaap De Hoop Scheffer, actuel secrétaire général de l'OTAN, pourrait devenir le premier haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. Ce poste est l'un des autres postes de haut niveau introduits par le traité de Lisbonne. Il fusionne les responsabilités du commissaire aux relations extérieures et celui de haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, actuellement occupé par Javier Solana.

Le poste actuel de Jaap De Hoop Scheffer pourrait être occupé par le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, le ministre des Affaires étrangères polonais, Radek Sikorski, ou le vice-président du gouvernement tchèque, Alexandr Vondra.

 

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