Avenir de l'Union : le comité des sages a entamé ses auditions

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Le groupe de réflexion sur l'avenir de l'UE a débuté son travail d'audition, mercredi 11 février. Premier thème étudié, la citoyenneté et les valeurs européennes.

Le comité des sages, présidé par l'ancien premier ministre espagnol, Felipe Gonzalez, a entamé ses auditions le 11 février au matin. Des experts seront auditionnés sur dix à douze thèmes dont la citoyenneté européenne et le changement climatique.

Si son expérience ne semble pas être plébiscitée en France, le député européen Alain Lamassoure (PPE-DE) n'étant que troisième sur la liste UMP du Sud-Ouest, ce n'est pas le cas à Bruxelles. Le député français est en effet le premier à avoir été auditionné par le comité, sur le thème de la citoyenneté et des valeurs européennes.

Proposant une "approche nouvelle" au comité, Alain Lamassoure a estimé que la construction européenne ne doit pas avoir pour base unique ses aspects économiques, comme c'est le cas depuis le traité de Rome de 1957. "On ne partirait pas d'un citoyen européen vu comme un simple acteur économique", a expliqué le député européen à EurActiv.fr. "Il s'agit au contraire de voir l'Europe avant tout comme un "espace de vie"", ajoute-t-il.

Les sages auraient, selon le député, trouvé son idée "très novatrice". Ils ont été "intéressés par cette approche qui ne nécessite ni un nouveau traité ni de dépenses supplémentaires", poursuit-il.

Le 21 janvier, le président du groupe, Felipe Gonzalez, a indiqué que les sages se pencheraient sur la question de la pertinence de l'UE à l'égard de ses citoyens et du reste du monde.

Il a ajouté vouloir aborder le problème du maintien du modèle européen de cohésion sociale au XXIème siècle, fondé sur l'agenda de Lisbonne, dont il estime les résultats insatisfaisants. Le groupe devrait également étudier, selon son président, les problèmes de l'énergie et du changement climatique, des flux de migration, du terrorisme et du crime organisé, ainsi que des zones de conflit.

Le président du comité a indiqué, le 21 janvier, ne pas avoir encore décidé si le groupe de réflexion travaillerait à huis clos ou serait ouvert au public en demandant des contributions via Internet.

L'ancien Premier ministre espagnol avait été critiqué par la commission des Affaires constitutionnelles du parlement européen, et pressé par de nombreux eurodéputés de consulter les citoyens pour regagner leur confiance dans le projet européen.

Il avait alors indiqué que le comité assurerait le dialogue avec les institutions, et en particulier avec le parlement, comme moyen d'établir un lien avec les citoyens.

Le sommet européen du 15 et 16 octobre 2008 s'était arrêté sur la nomination de douze personnes au sein de ce groupe.

L'ancienne présidente de la Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, et l'ancien PDG de Nokia, Jorma Ollila, assurent la vice-présidence du comité. Mais le leader du mouvement anti-communiste polonais Solidarnosc et ancien président de la Pologne, Lech Walesa, pourrait quitter le comité des sages. Sa vision de l'avenir de l'UE étant "drastiquement différente" de celle du comité, si l'on en croit la presse citée sur le site de l'ambassade de France en Pologne le 6 février.

Le président français, Nicolas Sarkozy, avait initié la création de ce groupe en 2007 afin qu'il se prononce sur la définition des frontières définitives de l'Union. De nombreux observateurs avaient à l'époque considéré cette initiative comme une tentative masquée de bloquer la future adhésion de la Turquie à l'UE. Mais le Royaume-Uni et les pays d'Europe de l'Est, qui défendent l'extension de l'UE à l'Est, se sont opposés à la mise en place de telles limites (EurActiv.fr 10/12/2007). Le groupe n'abordera donc pas la question des frontières de l'UE. Les auditions se poursuivront tout au long de l'année 2009. Le comité devrait remettre son rapport au mois de juin 2010.

 

 

 

Site d'EurActiv.fr
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Encore des "sages" des "têtes" mais on oubli l'environnement social de l'UE car les poliques ne maîtrise pas ce sujet une identité UE oui si une politique économique dans toutes ses composantes est mise en place avec une politique de l'identité Européeenne le reste du blabla qui permet de caser les copains n'est ce pas M. FILIPE
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
cest ça agrandissons l'europe jusqu'à la Mongolie cet ectoplasme qui ne rime plus à rien explosera plus vite !!!!

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