L'agriculture doit être incluse dans les négociations internationales sur le climat

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L'agriculture pourrait contribuer à diminuer davantage l'impact du changement climatique, indique une étude de l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI). Le rapport plaide pour l'inclusion de ce secteur dans les négociations internationales sur le climat.

Les objectifs d'adaptation et de lutte contre le changement climatique ne seront pas atteints si l'agriculture ne figure pas au coeur des négociations internationales sur le climat. C'est ce qu'affirme l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), dans une analyse publiée en mars 2009. Le document souligne que le changement climatique affectera l'agriculture, mais qu'il existe une incertitude considérable quant aux lieux et à l'ampleur des effets.

"L'agriculture est cruellement absente des débats climatiques des Nations unies", déclare Gerald Nelson, chargé de recherche de haut niveau de l'IFPRI. "Malgré le fait que le secteur de l'agriculture émette 14% de l'ensemble des gaz à effet de serre, il a également un rôle unique dans l'absorption du carbone émis par les autres secteurs", ajoute-t-il.

"Les financements réservés à l'adaptation au cours des négociations aux Nations unies doivent également inclure l'agriculture", ajoute le chercheur. "Il faut prendre en compte les nouveaux types de culture, les nouvelles infrastructures physiques visant à rendre l'agriculture plus résistante, de même que les nouvelles institutions nationales et internationales qui soutiennent cette résistance", déclare Gerald Nelson.

Selon l'IFPRI, l'agriculture peut diminuer ses émissions en introduisant des changements dans les technologies agricoles et les pratiques de management. Le choix de plantes plus pérennes avec des racines plus profondes permettrait également de stocker davantage de carbone dans le sol.

Un labour moins important et des modifications en matière de génétique des cultures, d'irrigation, d'utilisation d'engrais, des espèces de bétail et des pratiques d'alimentation peuvent également réduire les émissions, poursuit l'étude.

"Comme la part totale d'émissions venant de l'agriculture est plus importante dans les pays développés, nous devons trouver des moyens à la fois efficaces et économiques pour aider les populations pauvres à atténuer le changement climatique tout en s'y adaptanté, souligne Gerald Nelson. L'IFPRI appelle aussi à un investissement accru - et notamment par les subventions - dans la recherche en agriculture, les infrastructures rurales et l'accès au marché pour les petits cultivateurs dans les pays en voie de développement.

"L'agriculture européenne subira de plein fouet les effets du changement climatique", a déclaré la commissaire européenne à l'Agriculture, Mariann Fischer-Boel, après la présentation du Livre blanc sur l'adaptation au changement climatique le 1er avril dernier (EurActiv.fr 2/4/2009).

Le texte précise que le changement climatique affectera les ressources en eau, les sols... et conduira ainsi à des changements sensibles des conditions de production de l'agriculture et de l'élevage du bétail.

Un document de travail complémentaire sur l'agriculture reconnaît la contribution du secteur aux émissions totales de gaz à effet de serre tout autant que leur potentiel d'atténuation, et souligne l'importance de développer des synergies entre elles.

 


Site d'EurActiv.fr
 

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