L'apparition de Lech Walesa chez Libertas sème le trouble en Pologne

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L'apparition surprise de l'ancien président polonais Lech Walesa à Rome, au lancement de la campagne du mouvement anti-traité de Lisbonne Libertas, a déclenché des débats passionnés en Pologne.

"Declan Ganley et Libertas ont le potentiel pour changer l?Europe en mieux", a déclaré Lech Walesa lors du lancement de campagne de Libertas le 1er mai. Plus de 1.000 militants du parti eurosceptique ont pu apprécier la déclaration de l?ancien leader du syndicat Solidarnosc, qui avait entraîné la Pologne à sa suite contre l?occupation soviétique en 1981.

L?ancien président polonais a pressé les électeurs de "tenir compte du message de Libertas", et de replonger les citoyens au c?ur du projet européen.

La déclaration de Walesa a provoqué un débat prolongé dans les médias polonais, au lendemain de son apparition médiatisée lors d'un lancement de campagne du Parti populaire européen (PPE), d?orientation centre-droit, à Varsovie, quelques jours avant son passage à Rome. Sur la raison de sa présence dans les deux manifestations, il a expliqué qu?il était "décidé à se rendre partout où l?on parlerait d?Europe". "Je n?écouterai personne qui me dira où je dois aller et ce que je dois dire", a-t-il ajouté.

Lech Walesa a déclaré plus tard dans la presse qu?il ne soutenait ni Libertas, ni Declan Ganley. Il a expliqué être allé à Rome pour "parler des nouvelles solutions qui peuvent le mieux servir l?Europe". Il a également révélé sur les ondes d'une radio polonaise avoir été payé "une somme considérable" pour s?exprimer à Rome.

Pour les européennes de juin, Lech Walesa s?est engagé au sein du parti majoritaire en Pologne, le PO (parti de la plate-forme civique polonaise), affilié au PPE. S?il a déclaré souhaiter que des candidats de Libertas entrent au parlement, c?est parce qu?"il est préférable que les radicaux suivent quelques règles", a-t-il expliqué. Le fils de Lech Walesa, Jaroslaw, est actuellement député au parlement polonais, et se présentera sur la liste PO à Gdansk pour les élections européennes.

Parallèlement à la polémique provoquée par Lech Walesa, le lancement de campagne de Libertas a confirmé la participation du mouvement de Declan Ganley aux élections dans vingt-trois pays. Declan Ganley, qui revendique des "millions de noms" dans les fichiers mail de Libertas et décrit le site Internet de son parti comme "le site politique le plus visité en Europe", a déclaré que le mouvement présenterait plus de 200 candidats aux élections.

Il a également jugé que, si le taux de participation au scrutin, généralement en-deçà de 50%, augmentait de 8 à 15%, l?objectif du parti serait d?obtenir cent sièges. "L?ordre établi est effrayé par Libertas", s?est-il réjoui.

 


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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
"qui avait entraîné la Pologne à sa suite contre l?occupation soviétique en 1981"
La phrase est pour le moins maladroite, voire complètement erronée... C'est bien contre le régime communiste polonais que se sont battus Walesa et Solidarnosc. Pour la bonne et simple raison qu'en Pologne comme dans toutes les démocraties populaires, ce sont des communistes "locaux" qui étaient aux commandes. Parler d'occupation soviétique me paraît donc tout à fait incorrect.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
LIBERTAS :veritable alternative a l ordre actuel et le retour a nos identités.OUI JE VOTE LIBERTAS .

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