Quatre experts analysent les résultats des européennes

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Les présidents de Notre Europe, Confrontations Europe, la Fondation Robert Schuman et Terra Nova, réagissent aux résultats du scrutin européen.

Le président de la Fondation Robert Schuman, Jean-Dominique Giuliani, analyse les causes de l?échec du PS. "Dans la crise, la crédibilité est allée du côté de ceux qui sont majoritairement au pouvoir. La gauche n?a pas su convaincre, son idée de SMIG européen n?a pas parlé aux électeurs." Selon lui, "Europe écologie et Daniel Cohn-Bendit ont gagné parce qu?il a fait le boulot que les socialistes auraient dû faire", en adoptant notamment une démarche résolument européenne pendant la campagne.

Pour le président du "think tank" Terra Nova, Olivier Ferrand, "trop peu de partis, trop peu de médias ont parlé d?Europe" pendant cette campagne. Commentant la montée en puissance d?Europe écologie, il a estimé que "les partis qui se chargent d?expliquer les enjeux gagnent des voix". "Le problème structurel, c?est qu?il n?existe pas d?espace politique européen", a-t-il ajouté, en soulignant que "ce qui compte, dans une élection à la proportionnelle, ce sont les coalitions". "La coalition qui doit prendre le pouvoir est une coalition arc-en-ciel constituée de la gauche de la gauche, des verts, des socialistes et des libéraux", a-t-il souligné. Avant de conclure: "s?il s?en donne les moyens, le parlement européen peut rejeter la candidature de Barroso."

"L?Europe intéresse mais ne motive pas l?engagement", estime pour sa part le président de Confrontations, Europe Philippe Herzog, commentant le taux de participation. "Ceux qui ont porté l?Europe pendant la campagne sont en tête", a-t-il ajouté, en évoquant les scores de l?UMP et des Verts. "Mais il y a encore beaucoup de pain sur la planche", a-t-il souligné. "Il faut faire avancer la société pour qu?elle retrouve des projets européens", notamment "pour sortir de la crise."

La secrétaire générale du "think tank" Notre Europe, Gaëtane Ricard-Nihoul, a regretté le faible taux de participation. Analysant le score des Verts, elle a expliqué que les résultats du parti de Daniel Cohn-Bendit étaient liés à sa "capacité à parler d?Europe."

 


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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Vous êtes sûrs que le "parti de Cohn-Bendit" est un parti ?de gauche ? à ce moment-là 60 millions de Français sont adhérents ! qui est contre l'air pur, l'eau pure, des chimistes responsables de notre santé, etc. . Un parti c'est une structure dont les membres ont les mêmes affinités et décisions ( j'enfonce des portes ouvertes). Or les Verts ont passé leur vie à s' auto-détruire tant ils sont dans l'incapacité de s'entendre sur les choses essentielles, ils sont tous des chefs ... et puis, être sans reproche dans sa vie personnelle c'est la moindre des choses. Sarkosy a réalisé le scénario suivant : deux jours avant les élections la télé présente un film sur "notre planète" à parier qu'une bonne partie des électeurs (verts) aurait rejoint les abstentionnistes. Et puis, la Commémoration du Débarquement prête à confusion à la veille des élections Européennes ... de plus, tout était concocté pour qu'une partie de la droite ( de Viliers, Le Pen) passe à la trappe, car on ne les voit qu'une ou deux fois et au milieu d'une dizaine de "politico-journalistes" qui les empêchent de s'exprimer. Quant aux Socialistes, depuis Miterrand ils ont démontré qu'ils étaient les rois de la magouille, des faux-semblants et du chacun pour soi. Un fait me revient à l'esprit : Mr. Rocard (PSU), fut aussi ministre de l'Agriculture -1983-1985- il a fait inculper " Marguerite car elle donnait trop de lait " sa maîtresse paysanne n'avait qu'elle, a dû payer un million pour dépassement du quota et l'avoir mal éduquée sans doute. Enfin Sarkosy leur ressemble, comment va-t-il nous avoir aux prochaines élections ?

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