La France veut redynamiser son tissu de PME grâce aux parrainages à l'exportation

Pour favoriser l'internationalisation des PME en 2010, les représentants du secteur de l'entreprise en appelle à la proactivité des petites structures autant qu'à la solidarité des grands groupes. Premières créatrices d'emploi en France, les PME restent encore trop petites et trop fragiles face à leurs concurrentes européennes.

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La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a décidé de s?associer aux efforts déployés par le Pacte PME International depuis le début de l?année 2009 en faveur du développement du portage stratégique, en devenant membre associé de l?organisation.

A travers cette adhésion, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, espère à la fois sensibiliser les autorités nationales aux difficultés des PME, souvent d?ordre réglementaires, et mobiliser les petites structures elles-mêmes. Celles-ci étant encore trop peu conscientes de l?opportunité que représente le développement de leur activité d?export.

"L?exportation constitue, au même titre que l?innovation, un vecteur de croissance incontournable pour permettre aux PME de sortir du marasme économique provoqué par la crise", a affirmé en introduction Jean-François Roubaud, lors de la réunion d?information organisée le 12 janvier afin de sceller ce nouveau partenariat. "Le portage est un remède évident pour pallier le manque de moyens humains et techniques dont souffrent les PME", a-t-il ajouté. Le portage stratégique consiste pour un grand groupe à parrainer une PME, c?est-à-dire à l?amener, en tant que partenaire, client ou fournisseur, sur les marchés internationaux.

"Ce que nous voulons créer, c?est une politique de la demande, non pas de l?offre. L?impulsion doit venir des PME", a précisé Jean-François Roubaud. "La mentalité des grands groupes doit également changer", a ajouté le président du Pacte PME international, Henri Lachman.

Du local au global : une approche "bottom up"

"On compte en France seulement 400 PME exportatrices, contre 5000 en Allemagne", a expliqué le président de la CGPME. "Les grandes entreprises agissent presque systématiquement en "chasseurs solitaires", car elles n?ont pas compris l?intérêt objectif que représente la création d?un écosystème favorable au développement des PME, en terme de création de richesses, d?emploi, ou encore de devises", a ajouté Henri Lachman.

Le constat est unanime : jusque-là, le tissu français n?a pas su profiter du succès des grandes sociétés qui se sont aventurées à l?international, car celles-ci n?ont pas cherché à entraîner les plus petites avec elles. En comparaison avec les autres pays européens, la force du modèle de développement économique français réside donc dans les grands groupes, et sa faiblesse dans les PME.

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Commentaire 1
à écrit le 14/01/2010 à 13:01
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Le parrainage des PME par les grosses entreprisses dans le cadre de missions exports est très suivie en Allemagne. On nous l'apprenait en école de commerce il y a 25 ans. Visiblement, nos mammouths nationaux préfèrent tout manager eux-mêmes et sous-t...

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