La France et l'Allemagne décalées sur la taxation des banques

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Contrairement au projet allemand, le texte français pourrait ne pas concerner uniquement les banques. Paris a, de plus, décidé d'attendre notamment le rapport du FMI pour dévoiler ses ambitions.

Alors que la proposition de taxation des banques avancée par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble est sur le point d?être adoptée, la France est encore dans "une phase de préparation", a déclaré Christine Lagarde, mercredi 31 mars. La ministre française de l'Economie s'était exceptionnellement rendue à Berlin pour assister au conseil des ministres allemand. Une première dans l'histoire de la coopération des deux pays. Paris attend en effet la remise de deux rapports pour avancer: d'une part celui du FMI commandé par le G20 sur la taxation bancaire, qui sera rendu public les 24 et 25 avril 2010; d'autre part, le texte sur "la régulation des acteurs et des marchés systémiques" du groupe de travail présidé par l'ancien président du Conseil national de la comptabilité,

Jean-François Lepetit

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Cette volonté de prendre son temps est "tout à fait sage", estime Gunther Capelle-Blancard, économiste au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii). "Pourquoi tant d?agitation, alors que le FMI n?a pas rendu son rapport ? La crise n?a pas de frontières, il faut que la réglementation suive et qu?elle ait une dimension internationale", poursuit-il, dans la lignée des déclarations du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Le Français avait plaidé, le 30 mars, en faveur d'une "solution globale", estimant que les différentes propositions des Etats étaient "sinon totalement, du moins partiellement incompatibles entre elles".

L'Allemagne a pourtant déjà défini les grandes lignes de son projet, de quoi rassasier l?opinion publique et "donner l?impression qu?on ne fait pas que suivre le FMI", ajoute Gunther Capelle-Blancard.

Même si Paris ne se décidera pas tout de suite, à Berlin, Christine Lagarde a esquissé les contours du futur projet français. L?assiette de la taxe pourrait être plus large que le projet allemand, elle visera certes les banques, mais pourrait aussi concerner, à l'instar du projet américain, les "hedge funds" et les assurances.

Par ailleurs, la ministre préconise que les sommes récoltées soient allouées au budget de l'Etat. La taxe permettrait ainsi de financer de nouveaux projets, ou de réduire le déficit public.

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