Dette grecque : le pari manqué d'une participation du privé ?

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DR (Crédits : latribune)
Les chances d'obtenir une participation volontaire du secteur privé à la restructuration de la dette grecque se sont considérablement réduites. Alors que les négociations reprennent, plusieurs observateurs s'interrogent déjà sur les alternatives.

En claquant la porte des négociations sur la restructuration de la dette grecque, vendredi 13 janvier, les principaux créanciers privés d'Athènes ont amorcé une bombe à retardement qui pourrait bien exploser le 20 mars prochain.

A cette date, le gouvernement grec ne pourra honorer les 14,5 milliards d?euros de dettes arrivées à échéance, sans l'aide de la Troïka. Mais pas question pour le trio formé par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission d'accorder à la Grèce une première tranche de prêt du second plan d'aide de 130 milliards d'euros, tant que l'accord avec ses créanciers privés n'est pas bouclé.

Banques, assureurs et fonds d'investissement s?estiment floués par les autorités grecques, qui espèrent obtenir de nouveaux emprunts à des conditions jugées trop défavorables pour ses bailleurs. Un taux d'intérêt compris entre 2% et 3%, au lieu des 5,6% initialement prévus, suppose une perte de 80% bien supérieure à la décote de 50% entérinée par l'accord européen du 26 octobre.

Les créanciers auraient toutefois obtenu un changement de législation applicable aux obligations grecques, dont une large majorité est soumise au droit hellénique. Si l'opération d'échanges de titres devait se faire, les nouveaux emprunts passeraient sous législation britannique, ce qui signifie pour les créanciers d'Athènes qu'ils seraient protégés, à l'avenir, contre une modification arbitraire des termes des obligations par le parlement grec.

Scénarios de crise

Les négociations reprennent ce mercredi 18 janvier et le gouvernement de Lucas Papademos joue la carte de la dernière chance avec ses principaux créditeurs. S'il ne se résout pas à une augmentation des taux d'intérêt, seules deux options s'offrent à lui : emprunter la voie d'une restructuration "coercitive" par le biais de clauses d'action collective (CAC) ou déclarer forfait.

Une première alternative consiste à inclure, de manière rétroactive, des clauses d'action collective dans les obligations grecques.

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