La révolte de 600 cliniques et hôpitaux contre l'Etat français

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Les hôpitaux publics seraient trop subventionnés et les cliniques trop mal remboursées. Prétendument victime de concurrence déloyale, une fédération d'établissements privés de santé a saisi la Commission européenne.

L'Europe devient une fois de plus l'espace de règlement de comptes entre le privé et le public. Le 8 septembre, la FHP-MCO, une fédération de 600 cliniques et hôpitaux privés spécialisés en médecine, chirurgie et obstétrique, a annoncé avoir porté plainte auprès de la Commission européenne contre l'Etat français.

Les établissements à l'origine de la réclamation s'estiment lésés par les barèmes en vigueur. En fonction des actes pratiqués (opérations, auscultations...) l'assurance-maladie rembourse les hôpitaux publics et les cliniques sur des bases différentes. "Pour des prestations identiques, les tarifs de remboursement de la Sécurité sociale restent inférieurs de 26% en moyenne à ceux de l'hôpital public", déplore Lamine Gharbi, président de la FHP-MCO, dans un communiqué.

Double peine ?

Pour sa défense, l'Etat français souligne que "davantage de prises en charge lourdes" sont assumées par le secteur public, rapporte le quotidien Les Echos, citant la réponse adressée par Paris à la Commission européenne.

Mais les établissements privés n'en démordent pas. Au-delà des tarifs de remboursement, un second grief porte sur la répartition des subventions publiques attribuées au titre de la "mission d'intérêt général et d'aides à la contractualisation" (Migac). Pour la fédération, l'Etat inflige au privé une "double peine".

La Migac "bénéficie presque exclusivement (à 99%) aux seuls hôpitaux publics", écrit la FHP-MCO. "Or, les cliniques et hôpitaux privés participent également aux missions de service public". La distortion de concurrence serait telle qu'il faut s'attendre à "une disparition progressive d'une offre de soins privée", s'emballe l'organisation.

Mais la vocation de la Migac reste ciblée sur des missions bien particulières, comme l'enseignement, la recherche, la prévention, le suivi médical de publics défavorisés (populations carcérales par exemple).

Opacité

"Compte tenu de leur nature, les activités relevant d'un financement Migac sont, à ce jour, encore peu prises en charge par les établissements de santé privés", concluait le sénateur centriste Jean-Jacques Jégou dans un rapport publié en juin.

Lire la suite de l'article En conflit avec l'Etat, les cliniques se tournent vers l'UE

 

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Commentaires
a écrit le 13/09/2011 à 15:28 :
je déplore que la tribune se contente de rapporter une version de l'histoire sans la mettre en contradiction avec d'autres rapporteurs. n'est ce pas le travail d'un journaliste que de mettre en lumière les contradictions des uns avec les autres de manière à réfléchir et se forger sa propre opinion??Dans un même article bien sur car demain on pourra lire une autre opinion.. cela devient fréquent. se contenter de copier coller un extrait de communication est décevant..
a écrit le 13/09/2011 à 14:49 :
tout a fait d'accord avec "anonyme" la refacturation des consultations, certain traitement couteux, analyse biologique (externalisée) par des labos privés, ... doivent completer le cout reel. Par contre l'argument du public prenant en charge des cas plus lours est totalement faux.
a écrit le 12/09/2011 à 16:21 :
La FHP manipule la réalité au service de ses intérêts. Elle ne rappelle pas que si les tarifs des établissements publics sont "tout compris" (y compris rémunération des médecins, actes de laboratoire et d'imagerie), ceux des cliniques privées à but lucratif excluent des éléments de coût non négligeables comme les honoraires médicaux, les actes de laboratoire...qui sont facturés en sus à l'assurance maladie.
Certes, l'Etat lui même se garde bien d'être honnête sur la question
car il souhaite une convergence.
mais présenter les choses de la façon de la FHP, c'est de la malhonnêteté intellectuelle.

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