Le plan franco-allemand pour la zone euro en trois questions

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(Crédits : latribune)
A l'initiative du texte, Berlin veut éviter une nouvelle crise de la zone euro en obligeant ses partenaires à faire converger leurs politiques économiques. Mais les réticences sont fortes.

1- Que contient le pacte de compétitivité ?

Initialement proposé par l?Allemagne, le pacte promeut l?application de six mesures :

- l?abolition de l?indexation des salaires sur l?inflation. C'est déjà le cas en Allemagne. Mais le Luxembourg, la Belgique, l?Espagne et la Slovaquie sont concernées par ce changement. De son côté, Nicolas Sarkozy a indiqué que l?indexation du salaire minimum en France ne serait pas concernée.
- la reconnaissance mutuelle des diplômes pour faciliter la mobilité des travailleurs en Europe.
- la prévision d?un taux minimim d?impôt sur les sociétés. L?Irlande est dans la ligne de mire. Dublin possède l?impôt sur les sociétés le plus faible d?Europe. Il s?établit à 12,5%.
- l?ajustement des systèmes de retraites sur le développement de la démographie
- l?obligation pour les Etats membres d?inscrire dans leur constitution une "règle d?or" sur le respect des règles budgétaires européennes
- l?établissement d?un régime national de gestion de crises à destination des banques

Les mesures ne viseront que les membres de la zone euro, mais d?autres Etats pourront les adopter, a précisé Nicolas Sarkozy.

Interrogée, dimanche 6 février dans l?émission C Politique (France 5), sur la perte de souveraineté des Etats membres qui adopteraient ce pacte, la ministre de l?Economie, Christine Lagarde a concédé: "je suis d?accord avec vous." Avant d?ajouter: "Il faut que l?on avance ensemble dans la même direction".

2- Comment la proposition franco-allemande a-t-elle été accueillie ?

Le texte n?a pas été officiellement adopté par les dirigeants européens, mais Paris et Berlin ont présenté leur projet à leurs homologues, lors d'une rencontre des dirigeants européens à Bruxelles vendredi 4 février.

Mais les autres Etats ont montré une importante réticence. La Belgique, en particulier, s?est opposée frontalement au projet de Paris et Berlin. Le premier ministre Yves Leterme a indiqué qu?il n?était "absolument pas d?accord" avec les propositions du pacte.

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