Lobbying : les entreprises doivent prendre en compte la crise et Lisbonne

 |   |  356  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Un rapport publié en septembre par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) propose de nouvelles pratiques de "lobbying" pour les entreprises françaises à Bruxelles.

La crise et l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne ont un peu bousculé les institutions européennes. Et avec, les pratiques de lobbying des entreprises à Bruxelles, explique la Chambre de commerce et de l'industrie de Paris dans son nouveau rapport publié en septembre.

Transparence

"La transparence accrue des institutions européennes, la crise financière, le Traité de Lisbonne et l'arrivée sur la scène bruxelloise de nouveaux acteurs sont autant d'éléments qui invitent à porter un regard neuf sur le lobbying des entreprises françaises", explique la chambre.

Face à l'évolution rapide des institutions européennes, la CCIP recommande tout d'abord aux entreprises de ne pas limiter leur action de lobbying à la réponse aux consultations de la Commission. Il faut non seulement "mieux identifier" les questionnaires décisifs en fonction du secteur d'activité. Mais surtout, "prendre en compte le rôle croissant des nouveaux acteurs ou d'intervenir auprès des "trilogues informels".

Les lobbyistes doivent également se positionner sur les études d'impact réalisées de la Commission, explique le rapport. Un domaine où il existe encore de grandes lacunes, car les Français seraient "moins bons à produire des chiffres".

La CCIP préconise également aux représentants des entreprises françaises d'intervenir auprès du parlement et des collectivités territoriales qui, depuis le Traité de Lisbonne, ont plus de poids dans le processus de décision communautaire. Ils ne doivent pas non plus négliger les Etats, notamment lorsque les intérêts nationaux divergent des politiques communautaires, ajoute le rapport.

Crise financière et mondialisation

La crise financière a également eu un impact sur les activités de lobbying. Elle a modifié les priorités législatives européennes, en générant un "activisme sur certains sujets et un attentisme sur d'autres". Les entreprises cherchent d'avantage à défendre leurs intérêts en tant qu'emprunteurs, et peuvent par exemple se fédérer autour d'un "think tank" bruxellois, propose la CCIP.

Lire la suite de l'article Dans leur lobbying, les entreprises doivent prendre en compte la crise et Lisbonne
 

Retrouvez toute l'actualité européenne, avec...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :