Merkel veut modifier les traités de l'Union européenne

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Angela Merkel juge que modifier les traités de l'Union européenne s'impose pour pouvoir combattre la crise de la dette dans la zone euro mais estime que ces changements peuvent être minimes, voire confinés aux seuls pays de la zone euro.

L'Union européenne avait eu des difficultés à faire adopter le Traité de Lisbonne, qui avait été dans un premier temps rejeté par référendum dans plusieurs pays.

"Je suis convaincue que seules des solutions politiques peuvent résoudre la situation", a-t-elle dit à Berlin. "Une avancée vers une nouvelle Europe ne pourra se faire que si nous sommes prêts à changer nos traités".

"Cela peut se limiter aux pays membres de la zone euro; cela peut se faire sous la forme d'un protocole... Ce serait un changement très limité du traité", a-t-elle expliqué. "Mais les gouvernements nationaux doivent se préparer à se lier de manière contraignante à la communauté."

Le chancelière allemande a également incité les pays de l'Union européenne non membres de la zone euro à collaborer avec elle à une plus grande intégration en dépit de l'opposition farouche de certains pays comme la Grande-Bretagne.

"Il y a en ce moment beaucoup de tensions, parce que les membres qui ne font pas partie de la zone euro disent (que ceux qui en font partie) doivent assumer eux-mêmes les problèmes de l'euro mais ils disent aussi qu'ils ne peuvent pas qu'on les laisse sur le bord de la route; tout cela réclame beaucoup de tact politique, le gouvernement allemand y est préparé", a affirmé Merkel.

"Nous voulons une Union européenne avec la Grande-Bretagne, avec une Pologne forte. Nous invitons autant de pays qu'il est possible à travailler avec nous sur l'euro".

Londres a signalé son opposition en particulier sur le dossier d'une taxe sur les transactions financières applicable à l'ensemble de l'Union européenne. Voulue par Berlin, cette taxe fait peur aux Britanniques car, selon eux, elle ferait perdre des affaires à la place londonienne.

Le Premier ministre britannique David Cameron, classé eurosceptique, rendra visite à Merkel à Berlin vendredi.

La chancelière a également dit que les institutions européennes devaient disposer de la capacité d'intervenir dans les budgets nationaux si les règles de déficit n'étaient pas respectées et que toute plainte devait être déposé devant les tribunaux européens.

Elle a prévenu que la zone euro entrait dans une nouvelle phase de la crise de sa dette, ajoutant que même une intervention de la Banque centrale européenne (BCE) comme prêteur en dernier ressort ne permettrait pas de la résoudre.

"Si les politiciens pensent que la BCE peut résoudre la crise de l'euro, alors ils se trompent", a-t-elle dit.

Par ailleurs, les régulateurs bancaires européens doivent rapidement indiquer quelles sont les banques qui ont besoin de fonds propres supplémentaires, a-t-elle ajouté.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2011 à 2:37 :
Modifier les traités pour ajouter un peu plus de technocratie n'est pas productif. On le constate avec l'euro.Chaque état de la zone a perdu la souveraineté de sa banque centrale et celle-ci est remplacée par des dogmes et de la technocratie au niveau européen. Il faut plus de convergence mais aussi plus de démocratie pour établir au niveau européen les souverainetés perdues au niveau des états. Pour favoriser la convergence et la nécessaire redistribution au niveau des pays de la zone il convient de transférer une part des budgets nationaux au niveau européen. Cela impose plus de démocratie pour être accepté par les populations.
a écrit le 20/11/2011 à 5:48 :
Ce qui est surprenant c'est que personne ne parle du vrai problème: le déséquilibre des balances commerciales entre les pays de la Zone Euro du aux divergences économiques grandissantes depuis l'introduction de l'Euro.
Les économies, puisque divergentes, deviennent de plus en plus difficiles à coordonner.
Tant que des mesures adéquates ne seront pas décidées et appliquées ces divergences iront en s'aggravant.
Une des conséquences de ces divergences est le cour de change de l'Euro qui pour l'Allemagne devrait tourner autour de 1,70 pour le $-US alors que pour l'Italie et la France ce serait autour de 1,20,- Et je ne parle même pas de la Grèce et du Portugal.
Ce manque de convergences économiques nous conduira à une forme de Zone de libre échanges avec des républiques bananières (Wikipedia: Une république bananière désigne un pays peu développé, dont l'industrie repose typiquement sur la seule production de bananes (Olives dans nôtre cas), et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire sujette à renversement.) C'est déjà le cas en Grèce et l'Italie s'y dirige à grand pas. Puisque ce deux pays ne sont plus dirigés par des gouvernements élus.
Ce n'était certainement pas le but de l'UE! En tout cas pas le but avoué.
a écrit le 17/11/2011 à 22:11 :
La Zone Euro telle qu'elle est actuellement n'est rien d'autre qu'une zone de libre échange dans laquelle les économies fortes étouffent les économies faibles.
Si les traités devaient être modifiés c'est afin que les économies faibles soient protégées contre les économies les plus fortes. L'union Monétaire Européenne doit arriver à une convergence des économies. Le contraire est actuellement le cas, les divergences ne font qu'augmenter.
a écrit le 17/11/2011 à 19:02 :
En gros rien ne change.
On va dans le mur sans une refonte complete de l 'Euro et la structure europeenne.
Autant l'Europe des 6 etait viable, autant nous assistons depuis les elargissements a la creation d'un joyeux 'machin' ingerable.
a écrit le 17/11/2011 à 19:01 :
il est plus que temps de modifier ce traité qui ne fonctionne pas ou si peu....
Soit trops ou pas assez d'europe, mais comme il est trop tard pour faire marche arriére il ne nous reste le chois d'aller de l'avant pour régler les problémes au plus vite......
Vive la gouvernace commune, économique et politique.
Il faut bien cela pour notre europe si tourmanté....

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