Merkel veut accélérer la mise en oeuvre de l'accord budgétaire et du MES

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La dégradation par Standard & Poor's de la note de crédit de plusieurs pays de la zone euro souligne la nécessité de renforcer rapidement les règles budgétaires en Europe, a déclaré samedi la chancelière allemande.

"Nous devons relever le défi et mettre plus vite en oeuvre l'accord budgétaire (...), et le faire résolument, sans essayer de l'adoucir", a-t-elle dit lors d'une réunion de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), à Kiel, dans le nord de l'Allemagne.

"Nous allons tout particulièrement nous attacher à mettre en oeuvre dès que possible le mécanisme de stabilité, le MES (Mécanisme européen de stabilité). C'est important pour rassurer les investisseurs", a-t-elle ajouté, soulignant que la décision de S&P n'était pas une surprise.

Standard & Poor's a dégradé vendredi la note souveraine de neuf des 17 pays de la zone euro, dont la France et l'Autriche. L'Allemagne, elle, conserve son triple A.

Les dirigeants de la zone euro se sont mis d'accord en décembre pour avancer d'un an la mise en place du MES, le fonds d'urgence permanent doté de 500 milliards d'euros, qui doit remplacer le Fonds européen de stabilité financière (FESF), d'une capacité de 440 milliards, en juillet 2012 plutôt qu'en 2013.

Ils ont également convenu de discuter en mars de l'opportunité de maintenir une limite de 500 milliards d'euros sur la capacité combinée du MES et du FESF, qui vont co-exister pendant un an.

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Commentaires
a écrit le 16/01/2012 à 0:31 :
La « règle d'or » ou, puisqu'il faut parler allemand maintenant en Europe, comme exigé par M Kauder (chef du parti CDU de Mme Merkel), "die Schuldenbremse" est un peu ce qu'est la fausse planque aux criminels qui, interrogés par la police et prouver leur innocence, mènent celle-ci à une planque dans laquelle bien évidemment le butin ne se trouve pas.
Ainsi vouloir limiter la dette budgétaire d'un pays, sans en limiter le déficit de la balance commerciale, conduit ce pays inexorablement à la pauvreté. La fuite de capital due au déficit de la balance commerciale n'étant ni contrôlée ni interdite, ces pays à la balance commerciale déficitaire vont vivre pendant quelques temps de leur substance avant de sombrer dans la misère totale.
C'est en améliorant la productivité de ces pays que nous pourront sortir de la crise.
Pour arriver à augmenter la productivité il faut protéger l'économie de ces pays de la concurrence des économies plus fortes par des moyens autres que par le dumping des salaires.
Au sein de l'Union Monétaire il est nécessaire d'arriver à une convergence des économies mais aussi des salaires.

http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2007/11/29/pourquoi-le-cout-du-travail-francais-est-l-un-des-plus-eleves-d-europe_983752_3224.html
a écrit le 15/01/2012 à 20:12 :
MES=dictature. Ou je me trompe ?
a écrit le 15/01/2012 à 18:27 :
Mme Merkel est une femme butée et sans visions, elle manque de réalisme et souffre d'égocentrisme aigu. Plus urgent encore que le départ de Sarkozy me paraît le départ de Mme Merkel. Il est inconcevable qu'une femme qui a grandi et a été éduqué sous un régime communiste revendique maintenant le droit de décider du sort de L'Europe à la construction de laquelle elle n'a jamais participé.
a écrit le 15/01/2012 à 16:23 :
C'est sûr que légitimée par Standard and Poors avec un AAA, A.Merkel a toute latitude pour imposer ses vues aux autres états européens à commencer par la France.
Attendons le prochain sommet "décisif" convoqué par N.Sarkozy très à l'aise en maitre de cérémonie pour voir dans la réalité si l'accord d'Octobre dernier verra un jour son application validée et appliquée (il reste 3 mois à la France avant les élections!).
Réponse de le 15/01/2012 à 18:27 :
Latitude pour prendre le large oui, dans les couloirs à Bruxelles on rigole dans son dos. Elle ne sait pas de quoi elle parle et ne voit les choses qu'à travers des lunettes deutsch-national. Elle arrive 80 ans trop tard. Elle a loupé le coche la taupe, si nous ne réagissons pas, elle va anéantir tout ce que nous avons atteint en 40 ans d'efforts.
Il y a toujours eu les nostalgiques de la collabo en France, maintenant ils ont le vent en poupe, ils se croient arrivés au but: une Europe allemande! Ce n'est pas encore demain la veille mes chers pétainistes!
a écrit le 15/01/2012 à 16:12 :
Cette éniemme nouvelle crise devrait être l'occasion de mettre l'EU fédéral centrée sur les états de la Zone Euro en marche. On ne peut pas continuer ainsi....une monnaie implique tôt ou tard une gouvernement confédéral ou fédéral. Nous y sommes. Si nous ne voulons pas de cette EU fédérale comme les anglais, alors il faut quitter l'euro. hélas, cela veut dire défaire l'UE? car on peut difficilement faire marche arrière... alors en avant toute! La perte du triple A devrait faire réfléchir certains qui comme LepEn prône une sortie de le'UE. Ou lePen est totallment inepte et incapable ou elle est suicidaire. Dans les deux cas il faut éviter qu"elle arrive au pouvoir
a écrit le 15/01/2012 à 9:01 :
Dès lors Merkel peut donner le la et prendre la tête du duo, mais il lui faudra tout de même penser davantage au restant des 17, car la germanophobie grimpe un peu partout et on ne voit pas comment elle pourra continuer de privilégier ses intérêts CDU, Buba, balances commerciales et EUROPEENS.
a écrit le 15/01/2012 à 6:28 :
La « règle d'or » ou, puisqu'il faut parler allemand maintenant en Europe, comme exigé par M Kauder (chef du parti CDU de Mme Merkel), "die Schuldenbremse" est un peu ce qu'est la fausse planque aux criminels qui, interrogés par la police, mènent celle-ci à une planque dans laquelle bien évidemment le butin ne se trouve pas.
Ainsi vouloir limiter la dette budgétaire d'un pays, sans en limiter le déficit de la balance commerciale, conduit ce pays inexorablement à la pauvreté. La fuite de capital due au déficit de la balance commerciale n'étant ni contrôlée ni interdite, ces pays à balance commerciale déficitaire vont vivre pendant quelques temps de leur substance avant de sombrer dans la misère totale.
C'est en améliorant la productivité de ces pays que nous pourront sortir de la crise.
Pour arriver à augmenter la productivité il faut protéger l'économie de ces pays de la concurrence des économies plus fortes par des moyens autres que par le dumping des salaires.
Au sein de l'Union Monétaire il est nécessaire d'arriver à une convergence des économies mais aussi des salaires.---------

http://argoul.com/2011/03/31/cout-du-travail-francais-compare-aux-couts-europeens/

a écrit le 14/01/2012 à 20:35 :

Bonsoir à tous,

Chère Madame MERKEL,

oui pour le FESF, mais vous savez très bien qu'un fonds de stabilité financière ne suffira pas à certains pays, dont la France, de voir leur dette augmenter sans pouvoir la rembourser avec les recettes minimum qui permettent à chacun des pays, de pouvoir rembourser leur dette de façon autonome, si la croissance n'est pas au rendez vous.
Certains pays sont entrés dans un engrenage dangereux qui les obligent à emprunter
pour rembourser leur dette ( cas de la France) pour arriver à des sommets qui peuvent les conduire à la faillite ( cas de la Grèce).
J'espère qu'un grand nombre de mesures seront prises au niveau européen pour relancer la croissance dans les pays concernés.
Dans tous les cas, je vous félicite pour la croissance de votre pays en 2011,
et vous présente par la même occasion mes meilleurs voeux pour l'année 2012,
avec une croissance j'en suis sûr, supérieure à 2011.

Je vous prie de croire, Madame La Chancellière, à l'assurance de ma courtoise et respectueuse considération.

Jean Yves Braud

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