Moody's maintient la note de la Grèce au plus bas

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Malgré la réduction de la dette grecque, l'agence de notation a maintenu sa note de « CA », estimant que la Grèce avait fait défaut sur sa dette. Fitch avait abaissé sa note vendredi après-midi.

 Cent milliards d?euros de dette effacés  mais pas de changement de note pour autant pour Moody?s. Une semaine après avoir abaissé la note de la Grèce de « CA » à « C », le plus bas cran de son échelle de notation, l'agence d'évaluation financière a maintenu vendredi soir sa note en indiquant qu'elle considérait que la Grèce avait fait défaut sur sa dette. « Selon la définition de Moody's, cet échange de dette représente un « échange contraint » et donc un défaut sur la dette » a affirmé Moody's dans un communiqué.

Réexamen en temps utile

« Premièrement, l'échange aboutit à des obligations moindres par rapport à celles d'origine, et deuxièmement, l'échange a pour effet de permettre à la Grèce d'éviter le défaut de paiement à l'avenir », a détaillé Moody's. L'agence n'a donné aucune précision sur le rythme auquel la note du pays pourrait être relevée. « Moody's réexaminera la note de la Grèce en temps utile pour évaluer les répercussions de l'échange sur la viabilité du poids de la dette de la Grèce, en même temps que d'autres facteurs pertinents, y compris le respect par la Grèce des mesures qui sont une condition à un soutien international, et ses perspectives de croissance », a-t-elle expliqué.

Fitch a abaissé sa note

Plus tôt dans la journée, l'agence Fitch avait abaissé la note de la Grèce, qui était jusqu'ici de "C", plaçant temporairement le pays en "défaut partiel". L'agence a précisé néanmoins qu'une fois l'échange réalisé, elle attribuera une nouvelle note à la Grèce, "dans le bas de la catégorie spéculative", qui désigne les pays dont la solvabilité est mise en doute. La note C, qui fait partie de la catégorie spéculative, correspond chez Fitch à un défaut "imminent ou inévitable".

 

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Commentaires
a écrit le 10/03/2012 à 6:54 :
La Grèce est en défaut. Ce que l'homme de la rue et la ménagère savaient depuis belle lurette, est maintenant connu aussi de notre Ministre des finances et de nos gouvernants. Cette affaire coutera au contribuable français au bas mot une bonne dizaine de milliards, à commencer par une perte sur IS correspondant aux 16 milliards d'effacés de nos banques et compagnies d'assurances, plus la perte Dexia quasi propriété de l'état. C'est donc l'équivalent de 2 sociétés comme Peugeot, ou Alcatel que l'état français abandonne, ce qui n'est pas rien! Dans la valse des milliards, où les gens confondent milliards et millions, nous nous habituons, merci les médias, à remplacer le vocable faillite par le vocable défaut...Il fallait en faire la remarque.

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