La voie est libre pour une ratification du MES par l'Estonie

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Le parlement estonien va pouvoir ratifier le fonds d'aide permanent. 13 pays sur 17 l'auront alors adopté définitivement. Le cas de l'Allemagne reste en suspens.

La cour constitutionnelle estonienne a, ce jeudi, validé à Tartu, dans le sud du pays, le mécanisme européen de stabilité (MES). Avec cette décision, la voir est libre à une ratification du MES par le parlement de Tallin. Ce qui ne devrait pas poser de difficultés. L'Estonie pourrait être le 13ème pays européen à adopter ce fonds permanent destiné à venir en aide aux pays en difficulté.

En attendant l'Allemagne

L'Allemagne a également entamé la ratification du MES, conjointement avec le pacte budgétaire. Pour le moment, le texte est étudié par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe et il est possible que les juges ne prennent pas de décisions avant l'automne. Un retard qui pourrait coûter cher : l'absence du MES, qui devait initialement débuter ses fonctions au 1er juillet pèse sur la confiance dans la zone euro et va peser également sur les finances publiques françaises et allemandes. En l'absence du MES, c'est en effet le FESF qui pourrait verser les aides prévues à l'Espagne et à Chypre. Or, les garanties du FESF sont directement des garanties des Etats de la zone euro. Ces garanties sont comptabilisées par Eurostat comme de la dette.

Le pacte budgétaire en retard

Outre l'Allemagne, l'Italie et Malte n'ont toujours pas ratifié le MES. Mais le pacte budgétaire est encore plus en retard en termes de ratification. Neuf pays sur les 25 qui l'ont signé, ont adopté ce pacte pour le moment. On a vu le cas allemand. François Hollande a annoncé, après le sommet européen des 28 et 29 juin, que la France ratifierait à son tour ce pacte.

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Commentaires
a écrit le 15/07/2012 à 11:14 :
L´exemple du succès de l´Estonie est connu par les Allemands, les Neerlandais etc. Les résultats quasi inexistants obtenus en Grèce sont aussi connus.
Il est clair que la résistance au Parlement de Berlin contre la ratification des fonds d´aides aux banques du Sud accroit de plus en plus.
Si demain il y avait un réferendum dans la zone Euro du Nord, très certainement
Ce serait la fin de la monnai commune. Mais le referendum national n´est pas prévu par la Loi Fondamentale de l´Allemagne (Grundgesetz) !
a écrit le 15/07/2012 à 10:58 :
L´Estonie c´est 1,3 mio d´habitants et un de plus un phenomène remarquable.
Au bord du gouffre lors de la crise économique et financière en 2009 , ce petit pays balte membre de l´UE a réussi grâce a une politique d´austérité draconienne à se rétablir tres rapidement. Voila les chiffres :
7,6 % de croissance en 2011. Endettement 6 %, ( Grece 165 %)
Les salaires des fonctionnaires ont ete coupés de 25 % , ceux du privé divisés par 2 . Le taux de chomage est tombé de 17,5 % en 2008 à 11 % en 2011.
Or vous n´entendez jamais parler de grèves ou de démonstrations. Ce sont des Nordistes avec une mentalité du Nord : on ferme sa gueule, personne ne se plaint, on se serre la ceinture et on va travailler ? jusqu´à 67 ans.
C´est ca le vrai déséquilibre entre le Nord des fourmies et le Sud des cigales.
Voir le rapport de la Troika à être publié cette semaine et les résultats obtenus en Grèce !
Avec de telles discrépences fondamentales, l´union écomomique et la monnaie unique ne pourront jamais fonctionner à long terme!
a écrit le 13/07/2012 à 19:11 :
L'Estonie, c'est quoi ? Un pays ? C'est où ?
a écrit le 12/07/2012 à 16:25 :
Tartu est à l'extrème est de l'Estonie, à la frontière Russe, et non "au sud" !
Votre photo illustrante est celle d'un ferry stationné dans la rade de Tallin.
Il s'agit d'unferry Finlandais de la compagnie Eckerö, basée dans l'archipel
d'Aaland.
La Finland(ais)e Jutta Urpilainen, maintient son opposition au processus.
Réponse de le 12/07/2012 à 17:24 :
Cher Monsieur,
On peut être à l'extrême est et "au sud". C'est le cas pour Tartu, jadis Dorpat, connu pour son université.
La Finlande a adopté le MES le 21 juin. Le parlement a voté à 104 voix pour contre 71. En revanche, le gouvernement est opposé à l'achat de titres souverains sur le marché secondair

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