Standard & Poor's fait à nouveau feu sur l'Espagne

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L'agence de notation financière a annoncé mercredi avoir abaissé la note de long terme de la dette Madrid de BBB+ à BBB-.

Pour Standard & Poor's, l'Espagne est plus que jamais sur le fil du rasoir. Dans la soirée de mercredi, l'agence de notation financière américaine a une fois encore dégradé la note de long terme de la dette du pays. Celle-ci passe de BBB+ à BBB-. Le pays se voit ainsi relégué à la limite inférieure des emprunteurs fiables.

L'Espagne reste ainsi dans la catégorie des pays en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate, mais la note qui lui est attribuée est la plus faible dans la catégorie des investissements jugés fiables. De plus, l'agence associe une "perspective négative" à cette notation. En clair, cela veut dire qu'elle pourrait l'abaisser de nouveau à moyen terme. Dans ce cas, les obligations d'Etat espagnoles seraient reléguées dans la catégorie des investissements qu'elle juge spéculatifs.

"Risques croissants pour les finances publiques"

Pour S&P, l'abaissement de la note espagnole est la conséquence de "risques croissants pour les finances publiques espagnoles dus à une hausse de la pression économique et politique". "L'intensification de la récession est en train de limiter les mesures que peut prendre l'Etat espagnol", écrit l'agence dans un communiqué. Surtout, "la hausse du chômage et les restrictions budgétaires sont susceptibles d'intensifier le mécontentement social et de contribuer aux fictions existantes entre le gouvernement fédéral espagnol et ceux des régions", ajoute le texte.

L'agence, émet aussi des "doutes sur l'engagement de certains gouvernements de la zone euro à mutualiser les coûts de la recapitalisation des banques espagnoles". Elle y voit un "facteur déstabilisant pour la perspective de la note de crédit du pays".

Interrogation sur la croissance

A ses yeux, la perspective négative associée à la note espagnole traduit la persistance "de risques importants pesant sur la croissance économique et l'exécution du budget de l'Espagne, et le manque de direction politique claire de la part de la zone euro".

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Commentaires
a écrit le 11/10/2012 à 17:15 :
Ces prévisions auto réalisatrices peuvent marcher dans les deux sens !
Il suffirait de remonter d'un cran cette note (vu la relativité et les échelles en jeu cela ne signifierait économiquement pas grand chose) pour, qu'au contraire, les investisseurs changent d'avis et que la situation espagnole s'améliore comme par miracle justifiant par la même la remontée.................
a écrit le 11/10/2012 à 12:06 :
SCANDALE !
Comment peut on encore tolérer qu'une agence de notation soit plus puissante que l'Europe entière . Car il est évident que cette dégradation n'arrange personne en Europe et que cela menace même tous les louables efforts qui avaient été faits.
Le scandale est d'autant plus intolérable que nous pouvons a juste titre qualifier ces agences de notation de 'guignolesques' lorsque l'on regarde l'historique de leurs notations. Ils servent des intérêts qui ne sont pas les nôtres et leur seule vertu est de pointer encore une fois la faiblesse de notre Europe, si divisée, si faible, si provinciale dans ses Etats et si inefficace !
Réponse de le 11/10/2012 à 14:30 :
"...qu'une agence de notation soit plus puissante que l'Europe entière". Peut être est ce l'inverse, l'agence de notation prend acte de l'IM-PUISSANCE de l'Europe. Car il me parait évident que certains ne voient pas d'un bon oeil, d'avoir à porter secours à un nouveau pays. Par contre, je suis d'accord sur le fait que les agences de notation ne servent que leurs intérêts. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont pour autant, systématiquement tort.
Réponse de le 11/10/2012 à 16:21 :
En la matière , il ne s'agit pas de l'impuissance de l'Europe en particulier car TOUS les états occidentaux ont fait la même erreur consistant à faire confiance à la finance et à se tromper ainsi de priorités. Les USA sont encore plus endettés que l'Espagne et seul le statut du dollar les sauve ... pour l'instant.
Nous oublions que l'Europe en tant que somme est la plus grande puissance économique de la planète, mais que la France moins l'Allemagne plus l'Italie, moins la Grèce plus la Belgique moins la Hollande plus le Portugal, etc.. arrive à une somme nulle !
Réponse de le 12/10/2012 à 11:41 :
Je suis d'accord et cette épisode est une conséquence de 2 sujets plus large : la financiarisation sans foi ni loi de l'économie et celui des déficits / endettement sans limites des états (qui se retrouvent sous la coupe des financiers).
a écrit le 11/10/2012 à 11:27 :
Depuis combien de temps avons-nous vendu notre souveraineté à la finance?
Réponse de le 11/10/2012 à 12:17 :
Très simple: Depuis les années Mitterand. Depuis que tous les gouvernements prévoient des budget avec des perspectives de croissance, donc de recettes, irréalistes et dépensent sans compter et donc sont forcés d'emprunter la différence.
a écrit le 11/10/2012 à 10:57 :
Ils ont ce qu'ils veulent des esclaves supplémentaires c'est vrai qu'ils en manquent sur cette planète.
a écrit le 11/10/2012 à 10:55 :
Madame Lagarde qui mène grand train au frais des contribuables et qui ne paie d'impôt a toujours des leçons à donner. Avant l'heure c'est pas l'heure après l'heure c'est plus l'heure. Où sont les têtes pensantes, assurément pas au FMI.
Réponse de le 11/10/2012 à 11:25 :
Qu'est ce que Mme LAGARDE, présidente du FMI, a à voir avec S&P?
a écrit le 11/10/2012 à 8:44 :
que pouvez attendre d'autre, lorsqu'il n'y a plus d'argent (parti a l'étranger) lorsque les dettes crées par des gouvernements irresponsables (partout d'ailleurs) pour acheter une prétendue sécurité et calme social ont dépensé dans des gabegies nonproductives, on se casse la geule .... et on ne peut se remettre éconimiquement en place que deux manières faire faillite et ne pas payer ses dettes ou alors pomper l'argent des autres et faire croire que tout va bien, il faut passer à la premiere solution ca va faire trés trés mal la france va avoir les memes problèmes notre grande prétesse du FMI se rend compte que pour payer ses dettes il faut s'appauvrir... quelle vision économique grandiose

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