Les "Sages" allemands mettent en garde contre un démantèlement des réformes Schröder

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Gerhard Schroeder, chancelier de l'Allemagne entre 1998 et 2005.
Gerhard Schroeder, chancelier de l'Allemagne entre 1998 et 2005. (Crédits : Reuters)
Alors que les discussions pour la formation d'une grande coalition continuent outre-Rhin, les Cinq Sages se sont prononcés contre tout "retour en arrière."

Alors que la Commission européenne ne cesse d'appeler l'Allemagne à modifier sa politique économique pour réduire son excédent courant, les Cinq Sages (Wirtschaftsweisen) vont demain mercredi défendre pied à pied le « modèle allemand. »

Ne pas détruire « l'Agenda 2010 »

Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le rapport annuel des sages se veut très offensif contre la politique qui pourrait être celle de la grande coalition de « rééquilibrer » la croissance allemande, notamment en établissant un salaire minimum unique, en confirmant le tournant énergétique et en augmentant les impôts pour les plus riches. Titré « retour en arrière », ce rapport craint clairement un démantèlement de l'agenda 2010 de Gerhard Schröder. « Les défis de l'avenir seront bien plus difficile à surmonter si les réformes de l'Agenda 2010 sont diluées ou, dans certains domaines, entièrement retirées », explique le rapport.

1,6 % de croissance l'an prochain

Sur le plan conjoncturel, les 5 sages s'attendent à une croissance de 0,4 % en Allemagne en 2013 et de 1,6 % en 2014. C'est 10 points de base de moins que les estimations du gouvernement fédéral sortant.

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Commentaires
a écrit le 13/11/2013 à 8:05 :
Je connaissais les trois petits cochons... mais les 5 sages...
a écrit le 13/11/2013 à 0:14 :
Made in Germany de Guillaume Duval, 2013.
Que ne lit-on et n’entend-on pas en France sur le modèle allemand ? On fait en particulier très régulièrement l’éloge de la rigueur budgétaire allemande et de la capacité de nos voisins à accepter de lourds sacrifices pour restaurer la compétitivité de leur industrie.
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Un coût élevé pour le reste de l’Europe. Si la réunification n’a pas eu que des aspects négatifs pour l’économie allemande, elle en eut par contre beaucoup pour celle de ses voisins.
La façon très excessive dont la Bundesbank a réagi au petit regain d’inflation suscité par ce processus du début des années 1990 a en effet cassé l’activité non seulement en Allemagne, mais dans toute l’Europe, causant la récession de 1993. Combinée aux fameux critères de Maastricht, les contraintes fixées par ce Traité Européen pour la construction de la future monnaie européenne, cette politique monétaire non coopérative a fait de toute la décennie 1990 une décennie perdue non seulement pour l’économie allemande mais pour l’ensemble de l’économie européenne.
Réponse de le 13/11/2013 à 3:03 :
C'est absolument faux.
Réponse de le 13/11/2013 à 7:29 :
Mon Dieu, est-ce préférable de lire ce genre de conneries ou de perdre la vue?
Réponse de le 13/11/2013 à 8:18 :
c'est complètement faux votre analyse. Si la France va mal, c'est à cause des délocalisations, du papy boom, de l'excès de fonctionnaires , des dettes etc.
Trop facile d'accuser les autres quand on va mal.
Réponse de le 13/11/2013 à 9:28 :
Les germanolâtres se déchaînent ! ....
a écrit le 12/11/2013 à 19:05 :
Comme quoi on retrouve toujours la même stratégie des libéraux : se cacher derrière un vocabulaire pour mieux paraître "moderne".
Réponse de le 13/11/2013 à 10:02 :
C'est sur les politiques conservato collectivistes et ultra étatistes francaises fonctionnent bien mieux depuis 40 ans, il n'y a qu'à regarder ce que les anti libéraux francais produisent comme richesse en France. Les pro UMPS n'avoueront jamais leurs incuries quelques soient les résultats ce sont les autres qui ont tors pour ces gens.
Réponse de le 13/11/2013 à 10:02 :
C'est sur les politiques conservato collectivistes et ultra étatistes francaises fonctionnent bien mieux depuis 40 ans, il n'y a qu'à regarder ce que les anti libéraux francais produisent comme richesse en France. Les pro UMPS n'avoueront jamais leurs incuries quelques soient les résultats ce sont les autres qui ont tors pour ces gens.
a écrit le 12/11/2013 à 19:03 :
La croissance allemande tient au fait que ses usines ont le droit d'embaucher des travailleurs pauvres (esclaves modernes?) pour 3€ de l'heure. Nos entreprises françaises ne peuvent pas rivaliser!
La solution: revaloriser les salaires et les conditions de travail en Allemagne, et dans tous les pays qui pratiquent le dumping social c'est à dire l'esclavage moderne - Chine en tête!
Réponse de le 12/11/2013 à 21:27 :
Un titulaire du RSA gagne encore moins quand il fait un stage productif d'insertion. sa rémunération provisoire vient en déduction du RSA qui ne se remet à jour que bien après la fin de stage. Travailler plus pour gagner moins.
Réponse de le 13/11/2013 à 7:21 :
Permettre en France la même embauche de travailleurs "pauvres" à 3€/h pour rétablir notre compétitivité et résorber en partie le chômage.
Réponse de le 13/11/2013 à 12:50 :
Mais c est deja ce qui ce passe dans les chantiers navals de Cherbourg. Voir contrat de construction de bateaux pour le Mozambique avec des ouvriers Roumains !
Réponse de le 13/11/2013 à 12:51 :
Mais c est deja ce qui ce passe dans les chantiers navals de Cherbourg. Voir contrat de construction de bateaux pour le Mozambique avec des ouvriers Roumains !
Réponse de le 13/11/2013 à 12:51 :
Mais c est deja ce qui ce passe dans les chantiers navals de Cherbourg. Voir contrat de construction de bateaux pour le Mozambique avec des ouvriers Roumains !

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