Nicolas Sarkozy lance la campagne des européennes

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A quatre semaines du scrutin du 7 juin, c'est à Nîmes que le président de la république a prononcé ce mardi son discours lançant la campagne des européennes de l'UMP.

"L'heure n'est pas au bilan, l'heure est à l'action!" Pas question de prendre son auditoire en traître, Nicolas Sarkozy ne s'est pas déplacé à Nîmes pour faire le bilan de ses deux ans de présidence. Pour lui, le bilan, c'est dans cinq ans. Ceci annoncé en tout début de discours, le chef de l'Etat et de l'UMP s'est quand même employé à défendre son bilan en martelant que "sortir la France de la crise se fera en récompensant le travail, voilà le bilan de ces deux années ! "

"La France d'après la crise, l'Europe d'après la crise, le monde d'après la crise, c'est pour nous, Français, un seul et même problème, un seul et même combat." Le chef de l'Etat a estimé qu'avant sa prise de fonctions, l'Europe était une "Europe de l'impuissance [...] qui renonce à peser dans les affaires du monde, à défendre ses valeurs, ses intérêts et n'exprimait aucune volonté".

Réconcilier la France et l'Europe

Le président souhaite réconcilier les Français à l'Europe, une Europe qu'il veut puissante. Pour ce faire, trois points s'imposent à lui, comme naturels : Premièrement, "Il faut que l'Europe ait des frontières". Nicolas Sarkozy a rappelé que si la Turquie a vocation à être "associée le plus étroitement possible à l'Europe", elle n'a pas vocation à devenir membre de l'Union européenne, avant d'ajouter qu'il était très favorable à l'établissement d'un espace économique commun avec la Turquie et en a même proposé l'extension à la Russie. "Pour que l'Europe veuille, il faut qu'elle cesse de se diluer dans un élargissement sans fin", a-t-il  ajouté.

Le chef de l'Etat a ensuite souligné sa grande volonté de faire ratifier le traité de Lisbonne par les deux pays non encore signataires, l'Irlande et la République tchèque. Mais il n'a pu qu'annoncer "vouloir tout faire pour obtenir sa ratification" car il est impossible d'imposer quoique ce soit à un autre Etat.

Enfin, pour le chef de l'Etat, "on ne peut prétendre à être une démocratie vivante si on refuse le débat", une manière de répondre à ses détracteurs qui lui reprochaient ses attaques vis-à-vis de la Grande-Bretagne ou de la République tchèque. L'abaissement de la TVA à Londres et le "dumping écologique" de Prague avait en effet suscité chez le chef de l'Etat quelques critiques, d'où sa proposition d'instaurer une taxe carbone européenne.

Le président de la république a dressé une feuille de route européenne et proposé quelques grands projets, comme sa volonté de "porter l'idée d'une centrale européenne d'achat du gaz", une stratégie des Vingt-Sept face au voisin russe. Nicolas Sarkozy a également rappelé à de nombreuses reprise sa volonté de réguler le capitalisme et a émis le souhait que l'Europe soit dotée "d'un comité de régulateurs bancaires avec un vrai pouvoir de sanction". Une stratégie pour réconcilier la France du "oui" et celle du "non".

Pour voir le discours de Nicolas Sarkozy en vidéo, cliquez ici.

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