François Bayrou : "Il faut qu'on sorte du dumping fiscal, arme du creusement des inégalités"

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A trois semaines du scrutin des élections européennes, le chef de file des centristes peaufine son image de premier opposant à Nicolas Sarkozy.

Aux dernières européennes, l'Udf avait réuni 12% des voix. Quel est votre objectif pour le Modem ? 

Je ne donne jamais de chiffres. Je suis dans une démarche politique. Pas dans un pari devant une course de chevaux. Je m'intéresse aux courses de chevaux par ailleurs mais je fais une grande distinction entre les deux. Je me bats pour des idées aussi fortement que possible mais je ne fais pas de pari, je ne fixe pas de barre.

Le plus grand risque évoqué par les sondages, c'est l'abstention. Comment fait-on pour mobiliser son électorat quand on s'appelle François Bayrou ? 

On voit bien qu'un certain nombre de forces politiques comptent sur l'abstention pour faire remonter artificiellement leur score. Quand vous avez des noyaux durs qui vont de toute façon mettre votre bulletin dans l'urne, sans se poser de question, plus l'abstention est haute et plus ces noyaux durs pèsent dans le résultat relatif. Ce n'est pas du tout notre calcul. Je pense que l'enjeu, le double enjeu de cette élection, se prononcer sur un projet de société et choisir l'Europe qui contribue à ce projet de société, est suffisamment fort pour qu'on veuille mobiliser les Français, créer avec eux un élan pour qu'ils votent. En tout cas, c'est notre engagement. 

Selon Daniel Cohn-Bendit, le problème de cette élection, c'est que même un Européen convaincu comme François Bayrou ne parle pas du sujet qui est en jeu et fait campagne sur un vote-sanction contre Nicolas Sarkozy...

Le problème de Daniel Cohn-Bendit, et d'un certain nombre d'autres, c'est qu'il joue dans la main de Sarkozy. Il est même allé en Italie pour convaincre les Verts italiens de regarder du côté de Berlusconi. Moi je ne sépare pas les problèmes des Français et ceux de l'Europe. Vous ne pouvez pas dire: "Ah, c'est les élections européennes, on ne parle pas de la France". Nicolas Sarkozy aimerait beaucoup que cette idée étrange prospère. Cela lui permettra d'expliquer que les voix de Cohn-Bendit et de ses amis ne doivent pas être comptées parmi celles qui envoient un message réservé ou critique au pouvoir. C'est extravagant car dieu sait qu'il y a aujourd'hui en France des sources d'inquiétude qui méritent qu'on les exprime et qu'on les porte. 

Mais en quoi cette élection peut-elle modifier le rapport de forces politiques en France ? 

Le parlement européen est un lieu où on va compter et peser dans les débats. Sa vocation n'est pas d'héberger des ministres dont on ne veut plus au gouvernement. Nous nous avons fait le choix de candidats originaux et expérimentés. Ils s'engageront à 100% et ne seront ni dans la nostalgie, ni dans le regret, ou l'antichambre de quoi que ce soit. 

Pour qui leur demanderez-vous de voter à la présidence de la Commission ? 

Mes amis n'ont pas voté Barroso la dernière fois et ils ne voteront pas Barroso cette fois ci. Pour deux raisons "dont chacune est suffisante seule" comme dit Cyrano. D'abord, la Commission devrait montrer son indépendance vis-à-vis des gouvernements, alors que Barroso a sans cesse fait preuve de suivisme. Ensuite, son orientation est trop ultralibérale à mes yeux. Il est d'ailleurs soutenu pour cela et par le PPE (groupe du parti populaire européen auquel adhère notamment l'UMP et la CDU, ndlr) mais aussi par le PSE (groupe du Parti socialiste européen). Les socialistes et la droite européenne se sont entendus sur Barroso, Zapatero l'a dit, ce qui oblige les socialistes français à pratiquer un curieux double langage. J'ai, pour ma part, proposé Guy Verhofstadt, l'ancien Premier ministre belge, ou l'ancien commissaire européen, Mario Monti. Mais il peut y en avoir d'autres dans d'autres familles européennes... 

Le social démocrate danois Poul Nyrup Rasmussen ? 

Je préférerais que le futur président de la commission résiste au modèle néo-libéral. Pour moi, l'Europe doit davantage affirmer sa résistance à ce modèle. C'est pour cela que nous allons nous battre, même si on nous explique que les choses sont relativement jouées. Pour nous, rien n'est jamais joué avant l'heure.

En matière d'environnement, vous proposez que les produits exportés en Europe par les pays développés soient soumis aux mêmes règles que celles qui prévalent dans l'Union. Pourquoi ce distinguo entre pays développés et les autres ? 

Je cherche le faisable, je ne confonds pas les pays africains aux prises avec la pauvreté avec des pays de bon niveau de développement comme l'Australie, ou avec le Brésil. Et qu'on ne me dise pas que je prône le protectionnisme: protectionniste, cela veut dire imposer aux autres les règles, les charges qu'on ne respecte pas soi-même. Là, au contraire, nous nous imposons des règles et nous voulons jouer à égalité avec nos concurrents. 

Cela vaut aussi pour la protection sociale ? 

Nous plaidons pour une convergence sociale au sein de l'Union d'abord. Donnons nous dix ans. Comme on l'a fait pour la convergence budgétaire. 

Et pour ce qui est de l'harmonisation fiscale ? 

Il faut qu'on sorte du dumping fiscal dont j'ai expliqué dans mon livre * qu'il était l'instrument, l'arme du creusement des inégalités. Totalement inconséquente est la guerre qui a été organisée entre les pays européens, avec pour seul argument les prélèvements fiscaux. Jouer sur la concurrence fiscale entre Etats pour réduire, partout, les impôts sur les revenus, le patrimoine, les successions, me semble totalement inconséquent. L'Europe est caractérisée dans la majorité des pays qui la forment par des services publics de bonne qualité, singulièrement en France. Et pour préserver ce modèle social auquel nous sommes attachés, il faut avoir un taux d'imposition raisonnable et garanti. 

Nos voisins ne mettent guère en avant le modèle français... 

Je pense que les modèles français et allemand sont beaucoup plus proches qu'on ne le croit. Il suffit de regarder l'état de nos villes, de nos campagnes, de nos rues, de nos équipements publics, de nos services publics. Ce modèle coûte assez cher mais il est de très bon niveau. Regardez la qualité de notre Education nationale. Il faut certes corriger ses insuffisances mais il ne faut pas l'amoindrir en prenant un modèle qui n'est pas le nôtre. Je sais ce que coûte aux familles britanniques ou américaines l'éducation de leurs enfants. Cela ne passe pas par l'impôt, cela passe par la dépense privée. Ce n'en est pas moins une charge, mais elle est inégalitaire. Je suis donc favorable à une défense des services publics dans toute l'Europe. 

Quels sont les domaines qui doivent impérativement relever du service public ? 

Tout ce qui, dans notre société, garantit une égalité entre ceux qui ont les moyens et ceux qui ne les ont pas. C'est évidemment le cas de l'Education Nationale. Envoyer ses enfants faire leurs études à Paris cela coûte au moins 1.000 euros par mois. C'est ce que gagne un travailleur au smic! Donc avoir une université à côté de chez soi, qui offre un niveau de diplôme reconnu partout sur le territoire national, opposable aux conventions collectives, pour moi, c'est vital. 

Vous êtes foncièrement hostile à la réforme en cours des universités ? 

Il faut différencier autonomie et concurrence. Je suis pour une plus grande autonomie de gestion des universités, mais je n'accepte pas la mise en concurrence des universités entre elles. Pour la France, l'idée anglo-saxonne que le diplôme de l'une ne vaudra plus le diplôme de l'autre ne sera pas acceptée. Cette forme d'inégalité heurte nos principes. Chez nous, on est professeur des universités, pas de l'université de telle ou telle ville. De la même façon, la définition des pouvoirs dévolus aux présidents d'université a été mal faite, à la va-vite et donc source de trouble. Le plus sage aujourd'hui serait de reprendre les choses à partir des principes. C'est une grand tort fait à l'université que d'avoir ainsi laissé se décomposer la situation. 

Ce point de vue vaut aussi pour d'autres services publics ? 

Il vaut pour l'hôpital parce que je considère que la mise à l'écart des médecins ou des soignants dans la gestion de l'hôpital est une atteinte aux principes du service public de la santé en France. La médecine libérale doit être défendue elle aussi, et ne se sent pas davantage prise en compte aujourd'hui. Je défends cet équilibre français. La France a besoin d'un secteur privé en bonne santé, à qui on donne de vraies possibilités de développement, et d'un secteur public dont les missions sont garanties. Les règles qui s'appliquent à l'un ne peuvent pas être celles qui s'appliquent à l'autre. Cette idéologie qui veut qu'on fasse de la concurrence le principal facteur de gestion des services publics me paraît dangereuse : un professeur n'est pas le concurrent d'un autre professeur, une infirmière n'est pas la concurrente d'une autre infirmière... Et cela est d'autant plus choquant que, dans le secteur privé, les règles qui devraient être celles d'un libéralisme sain sont constamment tournées. L'installation de réseaux avec des connivences entre de grandes puissances industrielles, financières, médiatiques, politiques est une atteinte aux principes y compris du meilleur libéralisme. 

Si la crise s'aggrave, vous avez souhaité aussi que la zone euro prenne l'initiative d'un grand emprunt, équivalent à 3% de son PIB. Pourquoi faire ? 

Avant de parler de l'utilisation de ces 300 milliards d'euros, j'insiste sur un point: le fait que la zone euro, à défaut de l'Union européenne, prenne l'initiative d'un emprunt solidaire, c'est un engagement fort pour le futur et un moyen de partager la charge d'une relance qui peut devenir tout à fait cruciale. Donc à quoi l'utiliser? Pour moitié à un grand plan d'équipements publics, pour l'autre moitié à un plan de soutien aux PME, notamment dans leurs efforts de modernisation, par exemple en faveur du développement durable. Elles paraissent aujourd'hui les grandes oubliées. 

Dans son discours à Nîmes, Nicolas Sarkozy a revendiqué la priorité donnée à l'investissement. Les déficits vont se creuser, les critères de Maastricht sont mis de côté. Vous avez, vous, toujours défendu la réduction de la dette. Mais là, vous approuvez. 

J'ai toujours expliqué que réduction de la dette et capacité d'intervention dans les moments de récession, ce sont les deux faces d'une même médaille. On ne fait pas de la maîtrise du déficit uniquement pour le plaisir de serrer la vis mais pour avoir des moyens au moment où il faut faire de l'intervention publique. Si vous reprenez mon programme, j'avais même proposé qu'on inscrive la maîtrise des déficits publics dans la Constitution, à condition qu'on précise: "Sauf en période de récession". L'histoire nous a appris que dans ce cas l'intervention publique permet d'éviter que la machine ne s'étouffe et que ne se reproduise ce que nous avons vécu après la crise de 1929. Cela ne m'empêche pas de dire que nous allons avoir à gérer demain des déficits, qui aujourd'hui, ont explosé. Il rentre dans les caisses de l'Etat moins de 280 milliards d'euros et nous allons en dépenser presque 400. Toutes les majorités et tous les responsables qui seront au pouvoir demain auront une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Cela me paraît justifier une stratégie européenne, en tous cas une réflexion et une stratégie commune des pays qui ont l'euro en partage. 

Que proposez-vous pour éviter le retour d'une crise financière ? 

Nous sommes pour le régulateur unique en matière européenne, sur l'ensemble de l'eurozone en tout cas. Nous avons défendu des régulations plus importantes sur les marchés des matières premières, sur les marchés à terme en général, ainsi qu'une sécurisation plus grande dans le système bancaire par une formulation plus rigoureuse des ratios. Mais pour moi la crise est liée au modèle inégalitaire sur lequel a reposé l'expansion de l'économie. Il y a d'abord eu un trop grand laxisme des autorités monétaires qui faisaient de la création de monnaies "larga manu". Et, pour calmer le sentiment d'injustice des catégories les plus démunies, l'octroi aisé de crédits. Trop de liquidités à placer donc d'un côté et de l'autre d'immenses attentes des populations les moins favorisées qui se trouvaient larguées dans la société de consommation. On a oublié que les sociétés où règne la justice sont plus sûres et plus stables que celles où domine l'injustice. 

Cela signifie aussi faire taxer davantage les classes sociales les plus aisées ? 

La fiscalité sert à financer l'action publique mais aussi à effacer les inégalités excessives. Voilà pourquoi le bouclier fiscal ne me paraît pas acceptable, en période de crise en particulier. La protection des plus favorisés est une faiblesse. Elle sera considérée dans le futur comme une grave erreur politique... 

Votre discours est celui du parfait social-démocrate... 

J'ai un discours de démocrate, de bon sens. Pendant la campagne présidentielle, je bataillais contre le modèle américain des deux dernières décennies, où l'argent était roi tandis que les salaires réels, pour les emplois non qualifiés, ne cessaient de baisser. Souvent, on me répondait: "Quand même, regardez la prospérité". Aujourd'hui on a assisté au plus grave effondrement du demi-siècle et c'est la conséquence directe des faiblesses de ce modèle inégalitaire. 

Mais justement ce temps de crise ne peut-il pas favoriser les rapprochements entre sociaux-démocrates et démocrates sociaux ? 

Je n'ai jamais cru que l'alternance, si elle vient, serait une alternance d'étiquettes classique, banale. Je pense que les remises en question seront si lourdes qu'il sera nécessaire de faire vivre et travailler ensemble des courants qui jusqu'à maintenant n'avaient pas les mêmes orientations. Cela ne me paraît pas être une conclusion excessive de dire que le Parti socialiste est en crise, pas uniquement à cause des rivalités de personne comme on le croit, mais parce qu'il est incertain de ses références idéologiques. Contrairement aux apparences, ce n'est pas le vent qui fait tomber les branches des arbres, c'est l'absence de sève. Donc le PS est en crise et j'observe en même temps une divergence profonde entre les différentes gauches du pays... Mais, aujourd'hui, le combat à mener n'est pas idéologique, il porte sur les valeurs. Des valeurs qui permettent à des gens différents de travailler ensemble simplement parce qu'ils sont d'accord sur l'essentiel : une République respectueuse de la démocratie, avec une bonne séparation des pouvoirs, un président qui ne fait pas le même boulot que le Premier ministre, un gouvernement qui ne fait pas le même boulot que le Parlement, un Parlement qui représente le peuple, avec des gens qui osent monter à la tribune pour dire qu'ils ne sont pas d'accord quand il ne faut pas être d'accord, une justice indépendante, des médias indépendants du pouvoir et garantis dans cette indépendance. Qu'on laisse aussi l'entreprise faire son travail d'entreprise sans trop la surcharger de bureaucratie, qu'on ait des règles qui empêchent les dérives du point de vue financier. Et puis qu'on laisse le pays vivre... Ses associations, ses entreprises, ses syndicats, ses familles, Ses collectivités locales. Laissez les vivre... 

Les français sont hostiles à l'intégration de la Turquie dans l'Union Européenne. Vous aussi ? 

La vraie question c'est plutôt: qu'est-ce qu'on veut faire de l'Europe? Si l'Europe n'est qu'un marché et un espace juridique, alors la Turquie comme l'Ukraine ou la Biélorussie, auront accès à cet espace. Mais pour moi, l'Europe devrait être une volonté. Je n'écarte pas non plus d'un revers de main la question de l'Islam. Pourrait-on montrer au monde qu'on a avec l'Islam d'autres relations que des relations de confrontation? Cela dit, j'ai toujours à l'esprit cette phrase de Kissinger à qui Jean-Claude Casanova avait demandé ce qu'il pensait de l'adhésion de la Turquie à l'Europe. Il a eu cette réponse magnifique: "Si j'étais Européen, je serais contre, mais je suis Américain, donc je suis pour". En créant un ensemble dont les intérêts, la vocation, la vision du monde est profondément hétérogène, vous rendez impossible toute construction de volonté politique européenne. On voit bien l'intérêt de ce modèle pour les Etats-Unis. C'est la même question que depuis le début de la construction européenne: Europe zone d'échanges, contre Europe-volonté.


* "Abus de pouvoir" paru chez Plon

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
J'espérais mieux: discours creux et sans ambition ni réalisme
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bravo Monsieur Bayrou , mais comment pourrez vous traduire en un programme clair , avec des projections longs termes vos propositions qui sont etablis sur la realite , non sur des ideologies qui n ont que pour fonction de detourner la realite pour maintenie statu quo ou privilesges . Nous mourrons du modele americain qui est construit sur l argent avec l argent , mais qui n a resolu aucun des problemes de l equilibre sociale et la source de tous les conflits ; economiques, sociaux ,education , sante ,culturelle ,criminalite . Avez vous un programme a opposer a la pensee unique anglo saxonne ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
François Bayrou peut boire du petit lait, s'il croit toujours en son étoile et remercier les médias qui lui font la courte échelle. Mais son programme ne repose que sur un antisarkosysme vicéral, entretenu par un esprit de vengeance et par un tempérament vaniteux. Seul contre tous, et malgré des sondages orientés, il chutera inexorablement, comme en 2007, où après une soufflet des sondages en sa faveur, il est retombé sur la réalité d'une attitude centriste opportuniste entre la gauche et la droite, sans véritable programme sinon celui de se croire doté d'un destin à la Charles de Gaulle, alors qu'il fut un piètre ministre de l'education nationale d'un gouvernement de droite. Sa posture incroyablement orgueilleuse et individualiste finira par le perdre. _
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
c'est le vrai démocrate de la classe politique française
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Lorsqu'on sait que la France est championne du monde des taxes, il est pour le moins curieux de lire un prétendant à la course présidentielle, fustiger la réduction des taxes au non d'on ne sait quel dumping fiscal en Europe, alors que nos voisins ont tout simplement fait les réformes nécéssaires pour abaisser le coût de fonctionnment de cette économie administrée qui lui est si chère. La première contribution que la France pourrait faire en Europe en vue de se rapprocher de ses voisins et définir une politique commune , serait de baisser le coût d'intervention de l'Etat, et réduire les déficits abyssaux français. Mais quand on connait la capacité de monsieur Bayrou à résisiter aux syndicats, comme on l'a vu à l'éducation nationale lorsqu'il en était le ministre, on comprend qu'on ne doit pas parler du même pays, ni de la même Europe. Il serait temps de lui envoyer un "wake-up call".
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Rappelons à mossieur Bayrou que le bouclier fiscal taxe à 50% TOUS les revenus des "bénéficiaires", y compris: carnet de caisse d'épargne (normalement exonéré), assurance vie en Euro (juste en laissant dormir l'argent sur son compte!), participation et intéressement, PEL, etc... Un bénéficiaire du bouclier fiscal paie 50% sur TOUT ce qu'il a comme revenus. C'est déjà ENORME. Stigmatiser l'opinion publique sur ce sujet est un jeu de démagogie dangereux, qui caractérise à mes yeux les incompétents (pour rester poli). Que CHAQUE français paye 50% d'impôts sur TOUS ses revenus, et il n'y auraplus de déficit. Oui mais voilà: "ce qui est aux autres est à tout le monde, ce qui est à moi est à moi"...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les inégalités bien sur; mais à ces politiques de tout poil de montrer l'exemple , d'accepter une diminution substancielle de leurs indemnités et avantages et, une fiscalité de ceux ci comme tout citoyen.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Concernant l'Islam, la confrontation vient d'eux, pas de nous ! L'Europe est une terre de cathédrales (pour paraphraser Sarko). Aujourd'hui la religion chrétienne est une religion apaisée, qui prone l'amour du prochain et pas l'assassinat du "mécréant". L'Europe n'a pas vocation au chador, à l'abaissement de la femme, et à la soumission de son peuple à une religion qui en plus n'est pas la sienne. Que mossieur Bayrou sorte de sa tout d'ivoire, et vienne se promener dans une ville du sud de la France, vienne fréquenter les CPAM pour voir qui vient en vider les caisses... La confrontation est nécessaire, car ils ont déclaré la guerre: celle du terrorisme, et celle du "ventre", comme ils disent si bien. "Colombey les 2 mosquées", prédisait le Général de Gaulle il y a 50 ans...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'harmonisation est évidemment un impératif européen pour créer une véritable entité mais cela est un truisme qui n'échappe à personne :mais sa réalisation n'apparaît pas dans le discours de Mr Bayrou car cela suppose une égalisation de niveau et une convergence de prospective sociale .Quant aux universités elles doivent être concurrentielles au même titre que les grandes écoles et que cesse l'angélisme égalitariste.Pour l'économie je me garderai de donner une réflexion n'ayant aucune compétence dans ce domaine.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pat34, tu es riducule. Meme si certains de tes arguments vont vrais et recevables, tu fais un amalgame inaceptable.
Crois tu qu'il suffit d'avoir un livret A, un PEL une assurance vie pour payer 50% de ses revenus en impots? Personnellement, j'aimerai bien payer 50% d'impots. Ce qui me resterait me permettrait de vivre trés largement avec beaucoup plus d'argent que necessaire. Il faut un peu redescendre sur terre et voir la realité de la vie.
Quand à la participation et à l'interessement, ces revenus deviennent de plus en plus rares. Beaucoup de grandes entreprise ont réussis par des artifices comptables légaux à s'aggranchir de cette redistribution.
Pour info, je ne suis pas à plaindre. Mes revenus me permettent de bien vivre. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde et je vois bien que la situation économique des familles se dégradent
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ce programme à quelques failles, mais je le trouve d'une clarté, d'une cohérence et d'une continuité infiniment meilleur que celui du Président ou du PS.
A côté de cette interview , celles données par les principaux candidats sont d'une médiocrité épouvantable.
On peut juste lui reprocher d'en faire trop sur son côté anti-Sarkosiste , mais il ne faut pas oublié que comme tout politicien qui à pour but d'être élu .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Que peut-on reprocher à François BAYROU, d'être européen et français par dessus tout?n'est ce pas là la vision d'un homme politique qui va se présenter à l'élection présidentielle de 2012.? Alors pourquoi lui reprocher ses ambitions sinon ses concurrants qui eux n'ont pas sa vision, celle d'une société qui aspire à vivre mieux dans une Europe apaisée et suffisament libérale our être acceptée et comprise de tous les peuples. Moi personnellement je vais voter pour lui.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les commentaires de Pat34 sont ceux de quelqu'un qui croit que les Européens sont chétiens: les athées, les agnostiques, les musulmans, les juifs, les boudhistes etc...ne comptent bien sur pas pour lui: il s'est arrêté à la réalité du XVIIème siècle, en France. Quant à ceux qui ont des revenus taxables à 50% c'est qu'ils profitent de l'inégalité d'un système qui permet des disproportions de gains sans pour autant travailler 10 ou 50 fois plus que d'autres qui sont aux alentours du smic.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
enfin un homme d'état, un homme de courage, au-dessus des partis. Il n'est que grand temps !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Monsieur Je sais Tout!!! quand cesserez vous de nous asséner votre programme qui fait partie du mi-chèvre mi-chou ! Soyez pour une fois courageux et déterminez vous dans un camp ou dans l'autre mais choississez!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Re bonjour. Je persiste et signe ! Payer 50% d'impôts est à la portée de tous: il suffit de prendre des risques, de créer par exemple une entreprise, de travailler dur (désolé, je sais que ce mot est un mot grossier pour les profiteurs du système), souvent 7 jours sur 7 pendant de longs mois (voire plusieurs années) en début d'activité. Avec un peu de chances, un jour, le résultat viendra. Qui exploite l'homme ? Celui qui prend des risques, crée une entreprise et de la richesse ? Ou celui qui fait ses 35heures, tranquille, empoche sa paie et passe son temps en loisirs... En + aujourd'hui, avec le statut d'auto entrepreneur, on peut même avoir une activité supplémentaire en limitant énormément les risques (et surtout en ne payant pas à l'avance les taxes et cotisations, qui rappelons-le, sont le double en France de la moyenne européenne...). Donc moi je pense que celui qui paie 50% d'impôts, en général, le mérite par son travail. La création d'entreprise est libre en France.
Pour ce qui est de la religion, désolé, je persiste également. C'est pas le religion majoritaire en Europe qui autorise à "tuer celui qui quitte la religion", ou qui indique que le droit à l'héritage des femmes est la moitié de celui des hommes, ou que la parole d'une homme vaut celle de 2 femmes (lisez le Coran). La polygamie n'est pas une habitude de l'Europe, et je souhaite qu'elle ne le devienne jamais. Les filles de 10 ans vendues en mariage ne sont pas une habitude de l'Europe et j'espère qu'elles ne le seront jamais. Le christianisme a eu sa période de terreur, mais chance pour nous, c'était il y a 400 ou 500 ans. Mossieur Bayrou fait du populisme, de la démagogie, s'il avfait le moindre pourcentage de pouvoir, aucune de ses actions n'apporteraient, à mon avis, la moindrez amélioration. Vivement que cette crise mondiale se résorbe, salutations aux vrais travailleurs (pauvres ou riches), et à tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@Pat34 concernant l'imposition des ménages : si je gagne le SMIC soit environ 1100 euros et que je suis imposé à hauteur de 50% (il me resterait environ 6000 euros pour vivre l'année), la conséquence n'est pas la même que pour un individu qui gagne 100 000 euros / mois et est imposé à 50% (à qui il resterait 600 000 euros pour l'an). C'est une question de proportion alors que le coûts des biens et service (le coût de la vie finalement) reste les mêmes pour tous : le prix du Kg de PDT est identique que je gagne 1100 euros ou que je gagne 100 fois plus. C'est la raison pour laquelle il est juste que l'Etat perçoive plus des plus riches pour redistribuer plus à ceux qui ont moins. Et concernant les grandes fortunes (on parle de centaines de millions d'euros à quelques milliards), cela peut tout à fait représenter plus de 50% d'imposition sur le revenu pour qu'à une richesse exceptionnelle s'applique une imposition exceptionnelle qui participe à l'effort collectif (baisse des déficits publics, développement des services publics...).
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Quoique plutot favorable à Bayrou, j'étais sensible à la critique faite à son livre récent, très bien écrit (quel plaisir !), mais peu "tourné vers l'Europe". Il confirme dans cette interview riche et complète qu'il est de loin le plus européen de tous - un des très rares, en tout cas (avec Cohn-Bendit, mais pourquoi diable celui-ci est-il allé chercher Bové ??). Et on ne peut guère lui reprocher de rester un peu dans le vague sur certains points. Il faut laisser du temps au temps, plus personne ne croit aux programmes clé en main.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pat34, a lire tes propos je doute que tu es la capacité de gagner suffisamment d?argent pour payer 50% d?impôts. Ton interprétation manque d?intelligence et pour gagner de l?argent il faut non seulement être travailleur mais surtout être intelligent.
Sur la religion, je ne lis que des propos racistes et un discours digne du FN. En France et dans les pays européens on n?applique pas le coran mais le droit de chaque pays. Ne laisse donc pas croire que demain le coran sera la règle appliquée en France
Concernant le statut de l?auto entrepreneur, je ne crois pas que les artisans et très petites entreprises voient cela d?un bon ?il. Pour eux c?est de la concurrence déloyale. Quand au consommateur, il faudra qu?il soit vigilant pour s?assurer que l?auto entrepreneur a les compétences adéquates et offres les garanties suffisantes en cas de mal façons. C?est une légalisation du travail au noir. Combien de personnes vont se faire avoir en croyant avoir à faire à un vrai professionnel
J?ai même vu un reportage ou un agent immobilier a recruté 2 collaborateurs avec le statut d?auto entrepreneur. Il ne leurs verse pas de salaire mais uniquement une commission sur les affaires réalisées. Pas de cotisations sociales et ces 2 personnes continuent de percevoir leurs prestations sociales (chômage, retraite).
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Monsieur Bayrou se cherche un espace politique entre l'UMP et le PS......tout est là. Sa conviction est que sa place est dans le fauteuil du Président. Il ressemble à Chirac : du vide et de l'ambition. Cet homme n'apporte rien c'est une couille molle politique qui nous donnerait une France de fonctionnaires et de bonnes intentions qui terminent en taux de chômage et en fiscalisme.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Comment peut-on dire que FB ne pense qu'à 2012,quand on l'entend parler de son projet pour l'Europe avec autant de ferveur, d'engagement, de remise en phase des vraies questions qui touchent les Français, et l'engagement à 100% des futures députés à s'investir totalement pour défendre en Europe ce projet humaniste, durable, qui nous concerne tous face à la crise , et à associer les citoyens à l'information afin que nous soyons au courant de ce qui se décide en Europe, sans subir cet obscurantisme.
Quelle malhonneteté de certains à répandre de fausses critiques alors qu'ils n'ont pas lu le livre
"Abus de pouvoir". C'est un constat sévère, il faut voir la vérité en face, elle fait mal, c'est un électrochoc pour faire comprendre que l'on ne peut continuer ainsi. Les élections européeennes sont l'occasion de renouveler les députés pour défendre ce projet humaniste, les grands sujets de société qui nous concernent tous sur notre planète finie, où l'argent ne soit pas roi,



a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je tiens à faire remarquer à tous les intervenants et à tous les lecteurs que le seul parti politique français à compter des militants et sympathisants 100% en harmonie avec l'Union Européenne est le Mouvement Démocrate.
Je vous signale également que contrairemet aux nombreux mensonges des autres partis politiques français, le MoDem est en campagne depuis début février: vidéos de meeting, articles dans la presse et sur les blogs faisant foi.
M. Barnier (UMP), Ministre de la Pêche et de l'Agriculture, vote les quotas de pêche puis clame devant les pêcheurs et la presse qu'il va se battre pour faire réviser ces quotas.
Mme. Dati, ne connaît rien à l'Union Européenne, même quand elle révise. On ne veut plus d'elle au Ministère de la Justice, alors on l'envoie à Bruxlles. L'Europe mérite mieux que cela! Demandez à Victor Hugo, Schumann et Monet! 80% des lois français votées au Palais Bourbon déclinent des lois votées à Bruxelles et Strasbourg!
Rappelons que le PSE et le PPE ont passé un accord en 2004 pour élire un ultra-libéral issu de l'Ecole de Chicago, Barroso, à la tête de la Comission Européenne. En échange ces deux groupes parlementaires européens dans lesquels siègent les députés du PS pour l'un et de l'UMP pour l'autre, se partagent moitié-motié la présidence de Parlement Européen! PSE=PPE ==> PS=UMP!
Pour avoir voyagé au cours de mes études, je peux vous certifier que sans échanges, sans immigration, sans partage, la Nation Française péricliterait comme des poissons dans un bocal d'eau viciée! Sarkozy le sait bien!
Et le PS n'a acune alternative sauf taper sur tous ceux qui ont des idées car plus de valeurs ni d'idéologie!
Moi je vote pour un parti citoyen qui souhaite que les grandes lois européennes soient présentées aux citoyens européens 3 mois avant de les voter à Bruxelles.
Je vote MoDem!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@patrocle, il me semble que l'harmonisation de la fiscalité européenne fait bien partie du programme du modem: pour preuve l'engagement n°5 des engagements du modem (http://europe.lesdemocrates.fr/notre-engagement/).
Sinon, je suis d'accord avec toi sur les universités. Elles devraient s'inspirer de ce qui est fait dans les classes prepa et les grandes écoles.
Mais, sous couvert de réformer les universités, je pense que l'on tente actuellement d'introduire un système concurrentiel à l'américaine. La conséquence sera que les foyers qui ont peu de moyens ne pourront pas envoyer leurs enfants dans les meilleures écoles qui se trouveront à 200 ou 500 km de chez eux. C'est alors la fin de l'égalité des chances. En voulant réformer l'université, nous renonçons donc à un des principes fondamentaux de notre démocratie. Je ne suis pas d'accord.
A mon avis, il ne faut pas penser que l'introduction de la mise en concurrence dans un système permet à ce système de s'"auto-organiser". L'effet produit sera plutôt, un système inégalitaire ou les forts s'en sortiront et les faibles mourront. Si un système est désorganisé et sous-performant, alors il faut plutôt en chercher les causes profondes et tenter d'y apporter des réponses.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est faux de dire que le MoDem n'a pas de programme !

Je vous laisse le consulter à cette adresse par exemple: http://europe.lesdemocrates.fr/

Vous verrez que le programme du MoDem n'est pas de l'anti-sarkozysme primaire, mais bien un réel projet de société. Si Bayrou s'oppose avec autant de force au président Sarkozy, c'est que ce dernier représente le modèle anglo-saxon, bien opposé au modèle humaniste et démocratique que le président du Modem propose. Le programme européen est clairement dévoilé dans le lien donné plus haut, vous trouverez également des mesures concrètes qui montrent qu'un autre modèle est envisageable !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Qui a peur de la concurrence fiscale ? Les pays/communes mal gérées... Une saine concurrence pousse chaque pays a réduire ses impots, et/ou a donner le meilleur service pour le meme 'prix'. Et encore, c'est pas si simple pour les consommateurs de changer de cremerie ...

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