Alain Dolium, candidat du Modem, mais chef d'entreprise avant tout
Stéphanie Tisserond
Stéphanie Tisserond
Il est dans son élément. Ce jeudi, la tête de liste du Modem en Ile-de-France visite l'incubateur d'entreprises de la CCI de Paris, Advancia. Et le chef d'entreprise qu'il est y puise visiblement un grand plaisir. Ecoutant les récits des ambitions et difficultés de plusieurs jeunes créateurs, Alain Dolium leur explique son projet "d'embauche sans crainte", et répète inlassablement un chiffre : "aujourd'hui, la région ne consacre que 2,6% de son budget à l'emploi, hors économie sociale et solidaire, contre 8,3% dans les autres régions." De son point de vue, ce chiffre parle de lui-même.
Né en 1967, Alain Dolium a travaillé comme consultant chez Burke Marketing, puis chez DHL et CBS France, avant de créer sa propre société spécialisée dans la "dématérialisation sur mobiles des cartes de fidélité incluant un système de paiement". Son entrée en politique s'est faite via son engagement dans la lutte contre la discrimination en milieu scolaire et pour la diversité. "Un fils d'ouvrier a 17 fois moins de chances d'accéder à une prépa qu'un fils de cadre", rappelle celui qui revendique son identité "multiculturelle" (un père métis indien-martiniquais et une mère guadeloupéenne). Quant à son choix du Modem, il correspond à sa recherche d'une "synthèse entre un Etat qui gomme les inégalités de départ et un capitalisme social".
Priorité à l'emploi
Son projet pour l'Ile-de-France fait du développement économique et de l'emploi une priorité. L'égalité des chances et l'aménagement du territoire (avoir un emploi et les services essentiels à trente minutes de chez soi) figurent aussi en bonne place. Lors de cette campagne électorale, il mesure "chaque jour le désaveu de la population vis-à-vis des politiques". Lui revendique de "parler comme 99% des Franciliens", non comme un homme politique. Il peste contre un système médiatique qui le priverait de parole. Et se félicite du choix de François Bayrou : "au Modem, on a compris qu'on n'a pas besoin de prendre des stars de la politique." Verdict des urnes le 14 mars.
Stéphanie Tisserond
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