Valls jette un pavé dans la mare des 35 heures

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Candidat aux primaires socialistes pour l'élection présidentielle, Manuel Valls a estimé dimanche que la gauche "devra déverrouiller" les 35 heures si elle revient au pouvoir.

Valls et Copé sur la même ligne ? Dans la torpeur d'un week-end post agapes du 1er janvier, la déclaration du député-maire PS d'Evry devait provoquer quelques remous. Manuel Valls, également candidat aux primaires socialistes pour la présidentielle, a en effet estimé sur Europe 1 dimanche qu'il était favorable à ce que la gauche, s'il elle revenait au pouvoir, déverrouille les 35 heures. Le déverrouillage consisterait, a précisé l'élu socialiste implicitement, à un quasi-retour à la semaine des 39 heures, l'horaire légal qui précédait la réforme de 1998-2000. "Ceux qui ont la chance d'avoir un emploi doivent pouvoir travailler deux ou trois heures de plus sans avoir recours forcément aux heures supplémentaires, qui ont beaucoup coûté à l'Etat", a-t-il expliqué. 

Conscient qu'avec cette déclaration, il se démarque nettement de ses concurrents à la primaire, Manuel Valls a, dans la foulée de l'émission, publié un communiqué précisant que sa proposition s'accompagnait d'autres dispositions afin "de créer un pacte pour la croissance", et notamment l'ouverture de "négociations entre les partenaires sociaux pour augmenter les salaires". Si elle oppose traditionnellement gauche et droite, la question des 35 heures divise également la majorité.

Le nouveau patron de l'UMP, Jean-François Copé a en effet confié à l'ex-ministre des PME, Hervé Novelli, et au président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet une mission de réflexion sur la question des 35 heures. Cette initiative n'a guère séduit le gouvernement. Successivement, Xavier Bertrand et François Baroin ont adressé une fin de non-recevoir au nouveau secrétaire général du parti majoritaire.    

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Commentaires
a écrit le 02/01/2011 à 16:36 :
Les esclavagistes du grand capital voudrait transformer l'humain en machine outils !
Valls est un traitre du socialisme et de Jaurès !
En France les 35H sont mortes depuis longtemps, le contribuable est un travailleur qui paient avec son maigre salaire sa contribution à tous les râteliers de la finance
Quand les Français vont-ils se réveiller et montrer au monde entier comme en 1789 qu'il y en a plus qu'assez des millions d'euros en salaire pour les Grands patrons du monde entier et des smic et retraites de misère après 47 d'esclavage ???
Réponse de le 03/01/2011 à 6:58 :
voilà un commentaire en somme qui résume toute la crise que le français lambda supporte et continuera de supporter tant que nos politiquards de gauche fermeront les yeux eux aussi pour mieux assouvir leur faim aux rateliers de la finance, sans se préocuper du monde du travail qui perçoit 1000? ou moins chaque mois et sont 7 millions dans ce cas
a écrit le 02/01/2011 à 16:34 :
les 35 heures n'ont rien à voir dans ce problème, il faut augmenter les salaires pour avoir du pouvoir d'achat c'est tout.
Réponse de le 03/01/2011 à 10:14 :
Pour augmenter les salaires, il faudrait d'abord que les entreprises fassent des affaires. Je ne connais aucun patron qui refuserait d'augmenter ses salariés ou d'en embaucher d'autres si il avait des débouchés pour ses produits. Le travail n'est pas une donnée finie qu'il faut se partager, c'est quelque chose qu'il faut faire croitre. Et ce ne sont pas les 35h qui permettent de le faire.
Réponse de le 03/01/2011 à 10:43 :
D'accord avec Gogol : on va les augmenter avec quoi les salaires, si on ne travaille pas ?
Réponse de le 03/01/2011 à 16:24 :
Bien sûr que nos gentils patrons vont tous nous augmenter à la première occasion...C'est comme dans la restauration, on a baissé la tva mais on a pas embauché, on a pas augmenté les salaires des employés et on a pas baissé les prix non plus du coup on s'en est mis toujours plus dans la popoche.
a écrit le 02/01/2011 à 16:18 :
la tentation de revenir aux 39 heures est grande. les 35 heures ont été financées par l'amélioration de la productivité et la flexibilité mais surtout par une forte baisse des augmentations de salaires. Revenir au 39 heures sans augmenter proportionnellement les salaires sera probablement le prochain défi que devront affronter les salariés et la grande tentation des politiques et dirigeants car revenir à 39 heures correspond normalement à une hausse de 11.40 % du salaire mensuelle. Une telle hausse ne sera pas admise par les entreprises et encore moins par l'état qui cherche a diminuer sa masse salariale par la diminution de ses effectifs...le débat va être animé !

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