Budget 2012 : Le PS dénonce une "austérité aveugle"

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Le dernier budget du quinquennat ne trouve aucun soutien à gauche. Et subit aussi des critiques à droite.

Sans surprise, les réactions au dernier budget du quinquennat reflètent les clivages politiques... Surtout à sept mois de l'élection présidentielle.

Ainsi, le PS estime que le gouvernement ne « prend pas la mesure de crise » et qu'il s'enferme dans une « austérité aveugle [...] qui ne fera que casser toute dynamique de reprise ». Le Parti socialiste propose de « réhabiliter » l'impôt sur le revenu par le plafonnement des niches et souhaite l'adjonction à l'impôt sur le revenu « d'une tranche supplémentaire de 45 % à partir de 105.000 euros ». Le PS indique que l'Allemagne a déjà instauré cette tranche et que la Grande-Bretagne l'a même portée à 50 %.

Pour sa part, Jérôme Cahuzac, président PS de la commission des finances de l'Assemblée, a enfoncé le clou en considérant que ce « budget de rigueur a été imposé par l'extérieur et non par la vertu, ce qui traduit une perte de souveraineté ». Il a aussi souligné que « les prélèvements obligatoires seront en 2012 supérieurs ou égaux à ce qu'ils étaient en 2007. La baisse d'impôt de 4 points de PIB du candidat Sarkozy est largement oubliée mais, de surcroît les impôts auront augmenté pendant cette mandature ».

Plus frappante est la réaction de Patrick Devedjian, président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine qui juge que ce projet de budget ne comporte pas un « réel choc budgétaire » et que la réduction du déficit a été « lissée sur une longue durée ». Patrick Devedjian qui s'installe chaque jour davantage dans son rôle de franc-tireur de la majorité, propose que l'État relance une politique de privatisation.

Quant à Marine Le Pen elle a estimé que « ce budget est à l'image du sarkozysme, une déroute, contenant toujours plus d'injustice et de dette ». La présidente du FN considère que l'hypothèse de croissance retenue (1,75 %) est « gravement mensongère ».

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Critiques très modérées des organisations patronales
Il n'y a bien sûr pas d'euphorie. Mais, globalement, le budget 2012 n'est pas non trop mal accueilli du côté des organisations socio-professionnelles. Le Medef salue « l'engagement du gouvernement à respecter les objectifs budgétaires annoncés ». Mais, dans le même temps, l'organisation patronale regrette la hausse du forfait social appliqué sur l'intéressement et la participation et estime que « les prélèvements liés à la taxe sur les nouveaux entrants du marché des quotas » ne sont pas favorables à l'industrie chimique, métallurgique et automobile.

Du côté de la CGPME, c'est la décision de supprimer l'abattement de 30 % sur le bénéfice imposable des entreprises dans les DOM qui fâche. Elle se dit favorable à la réduction de la dette publique mais défavorable à la suppression des dispositions « qui soutiennent la croissance économique de zones territorialement défavorisées ». Quant à la Fédération française du bâtiment, elle apprécie le maintien de la TVA à 5,5 % mais déplore « un choc fiscal beaucoup trop brutal » sur le dispositif Scellier.

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Commentaires
a écrit le 05/10/2011 à 16:35 :
si hollande passe president on espere bien qu'il va tres rapidement faire rentrer tous nos bidasses engages en afghanistan et arreter la libye si ce n'est pas fini,tout cela nous coute un argent fou qui serait mieux place ailleurs et c'est de l'argent depense pour rien ces gens son irrecuperables des fanatiques
a écrit le 30/09/2011 à 18:19 :
l'économie devra nécessairement considérer que des tâches doivent être considérées à leur juste valeur. Enseigner est une tâches secondaire, utile, si efficace, mais pas stratégique. Produire semble être indispensable ? Heu, les "économistes" sont sont sollicités pour un avis éclairant. Certes, simplifié mon propos, mais c'est mon niveau.
a écrit le 30/09/2011 à 14:33 :
C'est dur dans un pays qui a plus de 300 fromages ? Hé ben réduisons le nombre de fromages et les fromagers qui pédalent dans le yaourt !
a écrit le 29/09/2011 à 20:59 :
C'est difficile à comprendre pour un socialiste que lorsque la caisse est vide et bien on ne peut plus donner. Il va falloir vous y faire et comme tout le monde apprendre à vous serrer la ceinture notamment dans les régions et les départements trés dispendieux de l'argent public
Réponse de le 29/09/2011 à 21:48 :
on donne ce qu'on veut ! aux riches des niches en plus car depuis 2007 notre président a doublé le déficit ! et puis tant pis pour les régions ! parce que l'état est en déficit ! c'est un choix de politique - quand l'état se désengage des régions il perd le sénat....
Réponse de le 30/09/2011 à 11:16 :
dites donc (@Cadoudal) si mes souvenirs sont bons monsieur le Président de la République Nicolas Sarkosy ainsi que le Premier Ministre François Fillon ont depuis le début du quinquennat annoncé que les caisses de l'état étaient vides et qu'ils ne pouvaient pas donner ce qu'ils n'avaient pas !!! expliquez moi voir comment la dette s'est encore agrandie depuis ... il y a bien des euros qui sont partis quelque part et donc du coup votre commentaire ne vaut plus un clou !
a écrit le 29/09/2011 à 16:13 :
ce plan est critiqué par tous les économistes ! le budget est basé je crois sur une croissance de 1,7 alors que l'ocde prévoit 1 pour cent ! lagarde dit 1,4 au fmi
moins de rentrées fiscales si la récession qui arrive s'installe ! des ménages trop taxés
des charges d'emprunts sur le logement ou des loyers élevés pour les plus jeunes !
pas de bouffée d'oxygène pour les smicards ! c'est pas bon du tout !

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