• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Togo - La Tribune Afrique

Togo : les manifestants dispersés, alors que des milices apparaissent et sèment la terreur

Emmanuel Atcha, à Lomé

Publié le 18 octobre 2017 à 17:17 - Mis à jour le 18 octobre 2017 à 17:56

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
La marche "de la résistance" prévue ce 18 octobre 2017 par l'opposition togolaise n'a pas pu avoir véritablement lieu. Presque couplées aux soldats qui, en certains endroits, semblent les coordonner, les milices qui se réclamant du pouvoir ont pris le contrôle de la capitale togolaise, molestant les citoyens et violant les domiciles des uns et des autres.

Lomé, capitale togolaise, 18 octobre 2017, la manifestation prévue ce jour par la coalition des 14 partis politiques de l'opposition au Togo a été réprimée et étouffée dans l'œuf, avec grande violence par des forces plutôt non conventionnelles. Déjà à 6h00 certains parents s'inquiétaient en voyant leurs enfants sortir pour l'école. Face aux évènements de la veille découlant de l'arrestation manu militari de l'imam Alpha Hassan, leur inquiétude s'explique. Au même moment, ceux qui ont pu faire le déplacement à travers la ville, ont pu constater la présence effective à la fois des militaires et des gendarmes et de groupe de jeunes cagoulés munis de matraque ou de toute sorte d'armes blanches aux carrefours dans la capitale.

Dans les quartiers de Tokoin Doumasséssé encore connu sous le nom de Adéwui, la tension était palpable. « On aurait cru un état de siège comme j'en vois dans les films. Mon sourire du matin avait disparu dès cet instant. Car j'avais compris que quelque chose se tramait », témoigne Junior, un jeune lycéen du Lycée de Tokoin. Oui, quelque chose se tramait bien. Car la suite sera difficile pour les populations.

Répondant à l'appel du ministre de l'administration territoriale, Payadowa Boukpéssi qui avait interdit la marche pendant les jours ouvrables, les forces de l'ordre et de sécurité ont envahi tous les points de rassemblement très tôt le matin. Au carrefour CCP ou au rond-point Bè-Gakpoto deux points de rassemblement prévus par l'opposition, les forces de l'ordre et de la sécurité et de jeunes manifestants téméraires se sont affrontés. Aux tirs de gaz lacrymogènes des corps habillés, les jeunes répliquent avec les jets de pierre alors qu'ils érigent des barricades et brûlent des pneus. Visiblement très déterminés, ces jeunes des quartiers Bè, Attikoumé, Adidogomé et Agoé vont à l'affrontement pour en découdre avec les forces de l'ordre. Mais une troisième force, invitée-surprise, va entrer en jeu pour semer la terreur.

Les milices en complicité avec les militaires

Alors que les affrontements entre les forces de l'ordre et de la sécurité continuaient, des groupes de jeunes cagoulés à bord de pickup up non immatriculés et portant des casques ont surgit de tous côtés dans les quartiers de la capitale togolaise. Tabassant tout ce qui bouge, emportant même parfois certaines personnes, ils semblent très organisés. « C'est vous qui cassez et brulez les choses ici ? Au lieu d'aller travailler, vous voulez marcher. Vous allez marcher pour changer quoi dans ce pays ? Ne voyez-vous pas les efforts du gouvernement ? », a-t-on entendu dire un de ces jeunes bourreaux.

« L'opposition ne marchera pas aujourd'hui. Vous pouvez faire un meeting. Mais pas de manifestation dans la ville », a laissé entendre un autre à sa victime qu'il molestait. Armé de bâton cloutés et parfois d'armes blanches de tout genre (chaînes de moto, matraques, coupe-coupe...), ces jeunes qui ont été aperçus dès le début de la journée, notamment à Attikoumé et Gbossimé, sèment la terreur dans la ville au moment où nous mettons en ligne, laissant derrière eux plusieurs blessés. Le moindre attroupement populaire est dispersé avec violence. Ce mercredi restera longtemps dans la mémoire de certains Togolais. « Je ne suis jamais senti aussi radical contre ce régime. Je suis éprouvé. A Adidogomé, on a vu les forces de l'ordre rester derrière ces jeunes criminels et quasiment les encadrer. Faure Gnassingbé doit partir. Un dirigeant qui fait recours aux miliciens pour réprimer sa propre population ne mérite plus de diriger », s'insurge un professeur d'université.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Les accusations de ce professeur ont été corroborés par d'autres témoignages qui attestent que dans certains quartiers, des militaires sont passés à côté de ces jeunes sans les inquiéter. Sur les réseaux sociaux, des militants du pouvoir tentent de justifier la présence des milices sans le convaincre. Interrogé sur la question, afin de savoir qui sont ces jeunes, le ministre de la sécurité, le Colonel Damehame Yark est resté aussi tendu qu'évasif. « Je viens de traverser Attikoumé (un quartier de Lomé)... C'est vrai. Quelqu'un m'a envoyé un message disant qu'on a vu des gens cagoulés avec des bâtons », a-t-il d'abord reconnu avant de plutôt charger une fois encore l'opposition. « On ne doit pas arriver jusque-là. L'autorité a pris une décision et vous dit d'aller faire un meeting. Pourquoi ils (les opposants, ndlr) veulent s'en prendre à elle ? ... Je vais faire vérifier les informations et si elles sont avérées, on va voir d'où ces jeunes viennent. C'est la République, elle appartient à tout le monde. Elle n'appartient pas à une seule personne. Pas seulement à une fange de la population qui croit qu'elle a le monopole de la rue », a ajouté le ministre de la sécurité.

Visage morose dans la capitale

Actuellement dans la ville, l'ambiance est morose. Les commerces sont quasiment tous fermés, la circulation très fluide, les marchés sont non-animés et les rues sont sillonnées par les jeunes civils armés et les forces de l'ordre et de la sécurité. Les établissements scolaires ayant congédiés les élèves sont aussi fermés en attendant le retour au calme. « On se demande si on a un président dans le pays », murmure un chef traditionnel qui se demande pourquoi le président de la République, Faure Gnassingbé n'a pas parlé depuis le 19 août 2017.

À lire également

  • Togo : l'arrestation d'un imam pro-opposition enflamme une partie du pays
  • Coopération : l'Allemagne débourse 24 milliards de francs CFA au profit du Togo
  • Togo : le pouvoir fonce vers le référendum, l'opposition opte pour la désobéissance civile
  • Togo : la médiation des chefs d'Etats ouest-africains viendra-t-elle à bout de la crise politique ?

En effet, l'appel à un discours du président togolais ne cesse de devenir insistant sur la toile. Récemment un faux-discours a été partagé sur les réseaux sociaux et relayé par la presse internationale comme venant de lui. De quoi peut-être l'amener à sortir de son silence

Emmanuel Atcha, à Lomé

Sur le même sujet

  • 1

    Forum Togo-UE : Gnassingbé mise sur les opportunités de contrats et de projets avec l'Europe

  • 2

    Togo : le président Faure Gnassingbé annonce une série de mesures sociales

  • 3

    Le Togo reçoit 3,5 milliards Fcfa de l'UE en appui à la gouvernance économique

  • 4

    Togo : 500 millions d'euros pour le port de Lomé