La Tunisie envisage d'importer des voitures et engins agricoles d'Algérie
La Tribune Afrique
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L'Etat tunisien vient d'annoncer qu'il importera bientôt des véhicules en provenance d'Algérie. D'après le ministre tunisien du Commerce Omar Bahi, qui a révélé l'information devant les membres de l'Assemblée nationale tunisienne, ces importations concernent les voitures et les engins agricoles, dont les tracteurs. Selon lui, cette nouvelle orientation s'inscrit dans le cadre de la promotion des échanges commerciaux entre les deux pays voisins d'Afrique du nord. Le ministre a aussi indiqué que, dans le sens inverse, la Tunisie envisage encourager l'exportation vers l'Algérie de pièces mécaniques et d'autres produits destinés à l'industrie mécanique algérienne.
L'Algérie a les capacités nécessaires pour assurer les besoins tunisiens en voitures ou tracteurs. Face à la chute des cours du pétrole et afin de pallier aux importations très onéreuses qui plongent la réserve des devises étrangères du pays en crise, les autorités ont déployé des efforts ces dernières années pour mobiliser des investissements dans le montage automobile, malgré certains camouflés enregistrés sur certains projets.
La Tunisie et l'Algérie œuvrent sans cesse pour leur rapprochement. Mais malgré une belle image qu'elle donne, la coopération économique entre les deux pays est plutôt modeste voire non satisfaisante. « En vérité, en dépit des points communs entre les deux pays, la coopération demeure modeste, représentant seulement 5% du global des échanges tunisiennes mondiales. Il faut savoir que l'Algérie est le premier partenaire arabe et africain et le quatrième mondial, après la France, l'Italie et l'Allemagne. Elle est le 7ème fournisseur de la Tunisie, avec seulement 0.9% du volume des importations tunisiennes », a déclaré Riadh Attia, chef de la mission commerciale tunisienne à Alger dans un entretien avec le média DZ Entreprise.
Dans le même temps, ajoute le responsable, les exportations de la Tunisie vers l'Algérie ne constituent que 4% du total exporté par le pays. Cette faiblesse de la coopération s'explique selon Riadh Attia par les restrictions algériennes en matière de licences d'importation mais aussi par « le fait que le cadre réglementaire, d'une manière générale, ne joue pas en faveur de la hausse des échanges. Certes, les mesures d'incitation entre les deux pays existent, mais elles sont appelées à être renforcées davantage ».
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Malgré cette modestie constatée, la coopération économique algéro-tunisienne a de l'avenir. Les échanges commerciaux entre les deux pays, quoique bas, ont atteint 1,2 milliard d'euros en 2016, ce qui équivaut à une progression de 7% par rapport à l'année 2015.
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