Le résultat Thomson CSF a atteint 275 millions d’euros en 1999

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L'annonce des résultats de Thomson CSF, demain matin, sera l'occasion, pour le spécialiste français de l'électronique de défense, de dévoiler la stratégie d'intégration de ses récentes acquisitions. Fidèle à sa politique " multidomestique ", qui privilégie les rapprochements avec des sociétés de taille moyenne à des fusions entre égaux, le groupe doit en effet faire les preuves de sa capacité à générer des synergies commerciales et industrielles. Une problématique encore plus impérieuse depuis le raid lancé sur le numéro deux britannique du secteur, Racal, un peu plus d'un an après la reprise en main de Dassault Electronique et la division défense d'Alcatel.Compte tenu du prix proposé par le Français lors de l'OPA, des rapides économies d'échelles seraient d'autant plus bienvenues que l'acquisition pourrait se révéler dilutive pendant plusieurs exercices. L'exemple du rapprochement entre les américains Raytheon et Lockheed Martin atteste des difficultés de mener à bien une fusion dans le secteur de l'armement.En attendant, le groupe devrait confirmer son retour aux bénéfices, après une année 1998 marquée par une perte de 232 millions d'euros. Si la marge nette est attendue entre 5 % et 5,5 % en 1999, la marge d'exploitation, qui oscille en-deçà des standards du secteur, reste pénalisée par l'ampleur des restructurations aujourd'hui mises en place. Dans ce contexte, les perspectives de la direction en matière d'intégration des entités acquises seront particulièrement suivies et permettront d'améliorer la visibilité de la société. Et d'apprécier l'évolution future de sa rentabilité, à l'heure où les carnets de commandes sont pleins. De quoi justifier la valorisation du groupe, qui se paye autour de 29 fois son résultat net prévu cette année. Car si investisseurs et analystes ont salué de concert l'augmentation progressive de la taille critique de la société, la viabilité à moyen terme du groupe, une fois consolidé, partage encore les observateurs.

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