Barclays annonce le rachat de Woolwich pour 9,1 milliards d'euros

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La banque britannique Barclays a annoncé mercredi qu'elle discutait avec sa compatriote Woolwich en vue d'une offre amicale en actions et en numéraire pour la racheter à raison de 5,5 milliards de livres (9,1 milliards d'euros). "Barclays et Woolwich annoncent qu'ils mènent des discussions qui pourraient ou non conduire à une offre amicale de Barclays sur Woolwich", selon un communiqué publié à la bourse de Londres, confirmant des informations de la presse britannique. "L'offre, si elle est faite, comprendrait 164 pence en numéraire et 0,117 action Barclays par action Woolwich", ce qui valoriserait Woolwich à 362 pence par action en tenant compte du dividende intérimaire de Woolwich, soit 34% de plus que le cours de clôture mardi soir, précise le communiqué. En clôture mercredi à Londres, Woolwich bondissait de 26,77%, à 341 pence. Barclays perdait en revanche 2,94%, à 1 615 pence. Barclays, quatrième des grandes banques britanniques, souligne que le rachat de Woolwich, une ancienne mutuelle spécialisée dans le crédit immobilier et connue pour ses services internet, lui permettrait d'accélérer la réalisation de sa stratégie, notamment dans les services financiers aux particuliers et l'internet. Les deux marques seraient conservées et proposeraient les produits des deux banques. Barclays prévoit que la transaction améliore ses bénéfices à partir de 2001, avant prise en compte du goodwill et des charges de restructuration mais en tenant compte des "synergies substantielles tant en termes de chiffre d'affaires supplémentaire que d'économies de coûts". Barclays avait annoncé la semaine dernière un quasi-doublement de son bénéfice avant impôts au premier semestre 2000, à 1,842 milliard de livres tandis que Woolwich avait affiché une baisse de 8,4% de son bénéfice avant impôts sur la période à 232,3 millions de livres en raison de ses investissements dans l'internet. Woolwich avait parallèlement annoncé une alliance avec l'assureur français Axa pour vendre ses produits Open Plan en Grande-Bretagne via un portail internet d'Axa qui doit être lancé avant la fin de l'année. L'annonce des discussions entre Barclays et Woolwich intervient alors que le gouvernement a écarté vendredi, dans une panoplie de mesures pour accroître la concurrence entre banques au bénéfice des consommateurs, l'idée de soumettre à l'examen systématique de la Commission de la concurrence toute fusion bancaire d'envergure. Les discussions entre Barclays et Woolwich pourraient susciter des réactions chez Lloyds TSB, l'éternel rival de Barclays, qui a racheté Scottish Widows il y a quelques mois. Parmi les cibles potentielles figurent d'autres ex-mutuelles, comme Alliance & Leicester et surtout Abbey National.Au printemps dernier, le Royaume-Uni avait assisté à la plus importante fusion bancaire de son histoire lorsque Royal Bank of Scotland avait pris le contrôle de National Westminster pour 20 milliards de livres (plus de 33 milliards d'euros).

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