ABN-Amro : bénéfice semestriel en hausse de 13%, nouveau plan de restructuration

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Le groupe bancaire néerlandais ABN Amro, qui a enregistré un bénéfice net de 1,625 milliard d'euros au 1er semestre, en hausse de 13% par rapport à la même période de 1999, a dévoilé jeudi les objectifs financiers de son plan de restructuration ébauché en mai. Les premières priorités d'ABN Amro seront "d'atteindre une croissance de 100% de la valeur de son action en quatre ans" et un taux de rentabilité des capitaux propres (ROE) de 25%, ainsi que de réaliser une progression de 17% par an du bénéfice par titre. Pour y parvenir, ABN Amro va réorganiser ses activités en trois divisions comme annoncé en mai dernier, quelques semaines après l'arrivée de son nouveau PDG, Rijkman Groenink. La banque mise en outre sur un maintien de sa notation de crédits AA. Selon Tom de Swaan, membre du conseil d'administration, "il faut s'attendre à ce que la croissance de la valeur des actions soit faible au cours des deux premières années, pour s'améliorer par la suite quand la restructuration sera réellement enracinée et commencera à avoir un effet". La banque se dotera d'une division regroupant ses activités de banque d'affaires et banque d'investissement, une division banque de détail et une troisième unité regroupant la gestion de patrimoines et d'actifs. La banque va se désengager dans certains pays et "rationaliser ses activités dans d'autres", a précisé M. De Swaan, refusant de divulguer de quels pays il s'agissait. "Nous ne tolèrerons aucune activité à perte". La restructuration coûtera "nécessairement" des emplois, "mais nous ne pouvons pas encore dire combien parce que nous ne sommes pas encore sûrs du nombre", a annoncé M. Groenink. Une somme de 800 millions d'euros sera nécessaire à la mise en place de ces première restructurations au cours de cette année, a précisé la banque. Parallèlement à ces mesures, ABN Amro a dévoilé des résultats semestriels conformes aux prévisions des analystes : le bénéfice par action s'est établi à 1,08 euro contre 0,97 euro réalisés sur les six premiers mois de 1999. Le chiffre d'affaire du groupe a, lui, augmenté de 16% à 9,166 milliards d'euros tandis que le résultat opérationnel s'élevait à 2,803 milliards, en hausse de 11,7% par rapport à la même période de l'année précédente. M. Groenink a indiqué qu'ABN Amro s'interessait à de nouvelles acquisitions. "Tout (groupe) qui est en ligne avec notre stratégie et qui ajoute de la valeur pour nos actionnaires nous intéresse", a-t-il indiqué, excluant la reprise de l'une des 20 premières banques mondiales (dont BNP Paribas, Société générale, UBS, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Chase Manhattan...). Le PDG a en outre affirmé que la nouvelle stratégie de sa banque visait entre autre à "rester indépendant". Il n'a cependant pas exclu une fusion si "elle est avantageuse pour les actionnaires et les clients".A la Bourse d'Amsterdam, l'action ABN-Amro a terminé la séance de jeudi en recul de 2,3% à 27,55 euros.

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