Musicbank signe un accord de licence avec EMI

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MP3.com, qui vient de rouvrir son service MyMP3.com permettant de gérer en ligne sa discothèque, devrait voir prochainement un concurrent sérieux piétiner ses plate-bandes. Musicbank, dont le site est déjà ouvert en version de test, est fondé sur un modèle économique similaire : l'internaute peut stocker ses compacts-discs dans une bibliothèque hébergée par les serveurs de Musicbank, afin de pouvoir les consulter de n'importe quel ordinateur. Pour un abonnement mensuel de 5 dollars, l'usager pourra déposer et écouter un nombre de fichiers musicaux illimité sur le site. Théoriquement en ayant préalablement acheté les disques qu'il souhaite ajouter à sa discothèque en ligne ; de fait, il lui suffira d'en disposer, même temporairement. Ce système d'abonnement préfigure ce que pourrait rapidement devenir ce type de sites : de vastes banques de données musicales, véritables supermarchés du disque en ligne, sur lesquels les internautes pourront acheter directement des droits d'accès aux fichiers numériques de leur choix. MP3.com, instigateur du modèle, gratuit à ses débuts, a rapidement subi les attaques des maisons de disques, dont les actions en justice l'ont contraint à interrompre ses activités pendant plusieurs mois. L'entreprise a finalement mis un terme à la plupart des procès en signant des accords commerciaux avec les éditeurs après leur avoir payé un total de 160 millions de dollars de dommages et intérêts... et en adoptant un modèle payant. Fort des mésaventures de son concurrent, Musicbank prend lui aussi soin de signer au préalable des accords de licences avec les différents labels et éditeurs.L'accord avec EMI - le cinquième du genre - permettra aux utilisateurs du service de stocker sur le Net et d'écouter à loisir leurs disques personnels issus du catalogue du groupe EMI. En échange, EMI percevra une première rémunération lorsqu'un album est enregistré puis une rémunération variable chaque fois qu'un utilisateur écoutera l'album. Les termes financiers n'ont pas été divulgués, mais EMI conserve le droit de prendre une participation "minoritaire mais significative" dans la société, a expliqué à Reuters, le co-fondateur de Musicbank, Michael Downing. Le site espère que cet accord avec l'un des grands éditeurs mondiaux lui permettra d'ouvrir d'autres services. Musicbank, qui compte notamment Bertelsmann Ventures parmi ses actionnaires, a déjà convaincu les quatre autres labels principaux: Universal Music, Sony Music, Warner Music, et BMG, filiale de Bertelsmann, qui est aussi le futur actionnaire de référence de Napster, vedette du marché de la musique "libre" en ligne. Par ailleurs, Musibank a également conclu un accord d'exclusivité avec les magasins Virgin : pour tout disque acheté chez le détaillant, le client a automatiquement le droit de l'enregistrer dans sa version digitale.

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