W-Store étoffe son portefeuille produits

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W-Store enrichit sa gamme de produits en rachetant Bull Express, une société axée sur les « consommables » (encre pour imprimante, disquettes etc.) et filiale du groupe informatique éponyme. Le paiement se fera en actions de W-Store Europe, société holding de W-Store, à Bull S.A, mais le groupe reste discret sur le montant de la transaction. C'est la deuxième opération d'importance, en quelques mois, pour W-Store, distributeur informatique né sur Internet et orienté B2B (ses clients sont exclusivement des entreprises), qui a levé 40 millions de francs en septembre dernier .«Cette opération représente trois avantages stratégiques pour W-Store », selon Roland Tripard, directeur marketing et fondateur de la start-up. D'abord, W-Store étoffe son offre de produits grâce au catalogue Bull Express qui compte 4.500 références de consommables et périphériques. Le deuxième avantage découle du premier. « Cette opération va accélérer la profitabilité de l'entreprise », ajoute-t-il. Dans la distribution informatique, le consommable est le produit qui génère le plus de marge. Compris entre 20 et 30%, le profit est largement plus élevé que celui généré par le hardware, situé aux alentours des 10%. « Le hardware est la porte d'entrée vers le client. Les recettes se construisent ensuite sur deux éléments : les services et les consommables », explique le fondateur de la société. Dernier gain pour W-store : le portefeuille clients de Bull Express. L'entreprise va pouvoir démarcher 10.000 clients supplémentaires, soit presque le triple de son portefeuille actuel.W-Store acquiert une société en bonne santé financière : Bull Express a réalisé cette année plus de 80 millions de francs de chiffre d'affaires, l'amenant à l'équilibre. Ce n'est pas encore le cas de la start-up créée fin 98. L'année 2000 restera marquée par un fort déficit dû à de lourds investissements à l'international. « Nous allons quand même réaliser 180 millions de francs de chiffre d'affaires cette année dont 65% en France et 35% en Angleterre, le reste se subdivisant entre la Suisse, l'Allemagne où tout reste à faire », explique Roland Tripard, selon qui « le marché britannique a littéralement explosé ».Phénomène rare par les temps qui courent, une société Internet prend donc ici le pas sur une entreprise de l'économie traditionnelle. Pour Roland Tripard, « le tout Internet n'existe pas : le téléphone est indispensable au passage d'une commande, et Bull Express nous apporte son catalogue papier ». Si l'on en croit la start-up, l'avenir est plutôt à l'optimisme. « Dans la distribution informatique américaine, les acteurs en expansion sont ceux qui comme nous sont spécialisés dans la vente à distance ». Internet aura apporté à cette activité des gains de productivité énormes en permettant l'automatisation des échanges, la connexion des acteurs grâce à des plate-formes technologiques ouvertes, et une réactivité plus grande, selon l'avis du directeur marketing.

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