Priceline n'en finit pas de réduire ses coûts

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Après avoir annoncé le licenciement de 87 personnes début novembre, Priceline.com, le créateur des enchères inversées en ligne, vient de présenter un nouveau plan social qui touchera 48 salariés, soit 11% des effectifs de l'entreprise. Par ailleurs, le site a annoncé en bloc le report de tous ses nouveaux projets, comme la vente de produits d'assurances, de téléphone portables et d'un service de B2B. De même, le lancement d'une plate-forme Priceline au Japon est lui aussi reporté sine die, puisque le site vient de clore les discussions en cours avec le groupe japonais Softbank, qui devait soutenir le projet. Depuis plusieurs semaines maintenant la société se débat et tente désespérément de sortir la tête de l'eau. Daniel Schulman, PDG de Priceline.com, explique que le site est dorénavant géré à partir "d'un critère strictement financier". Le plan social et le report de tout nouveau projet doivent soulager la société d'une charge financière significative, même si les provisions pour charges de restructuration au dernier trimestre vont aggraver la perte nette.Les efforts seront désormais concentrés sur le métier de base de l'entreprise : la vente de billets d'avion, qui génère 80% du chiffre d'affaires. Au troisième trimestre, si le chiffre d'affaires a augmenté de 124% à 341 millions de dollars, sur une base de huit millions de clients, Priceline.com s'était déclaré toutefois déçu par son chiffre d'affaires sur les billets d'avions : les ventes de ce "rayon" avaient chuté de 20% en octobre par rapport à septembre. L'action Priceline.com continue également sa longue descente aux enfers : au plus haut à 104,25 dollars début mars, elle ne valait plus que 1,87 dollar en fin de séance jeudi. La société ne vaut plus que 316 millions de dollars. Elle pesait plus de 17 milliards à son apogée, au début de l'année. A l'époque, le nom de Priceline.com était aussi fréquemment cité par les analystes financiers que ceux d'Amazon.com ou d'eBay. La société avait conquis les investisseurs sur le seul concept des enchères inversées, dans lequel c'est l'acheteur qui fixe le prix qu'il est disposé à payer pour un produit ou un service, mettant en concurrence les vendeurs.

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