Boostworks lève 21 millions de dollars

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L'éditeur de logiciels Boostworks donne un coup d'accélérateur à son expansion en convaincant les investisseurs. En cette période de méfiance de ces derniers vis-à-vis d'Internet, Boostworks vient de lever 21 millions de dollars lors d'un troisième tour de table. Avec en chef de file le capital risqueur britannique 3i, l'actionnariat se diversifie vers des investisseurs high-tech en accueillant Intel Capital, Yamada Corporation et Wafra Investment Advisory.Créée en 1989, Boostworks se positionne sur un segment de marché en pleine expansion sur fond d'explosion du trafic Internet, tant en nombre d'utilisateurs que de nombre de sites. « Notre métier est d'optimiser les flux de données Web. Concrètement il s'agit de faire passer le plus de données possibles sur la bande passante », explique Marie-Anne Lauferon, directrice générale Europe de Boostworks. La société conçoit en effet des logiciels qui permettent de compresser des données de manière à désengorger les réseaux. Deux types de clients sont visés par ce type de produits. Tout d'abord, les entreprises utilisent les logiciels Boostworks pour optimiser leurs extranets - ces réseaux qui relient tous les ordinateurs externes d'une société sur un même serveur. « On travaille surtout avec des entreprises qui ont des bureaux déportés », ajoute la directrice générale. Deuxième catégorie de clients : les sociétés Internet, dotcoms et fournisseurs d'accès Internet en particulier, qui ont besoin d'améliorer les temps de réponse des sites, le chargement des pages étant un facteur de réussite non négligeable pour un site Web. Le recrutement de cette deuxième catégorie d'acteurs est encore en phase de démarrage, puisque Boostworks vient de signer son premier contrat avec France Télécom, pour MIB, un portail B2B.L'éditeur devrait être proche de l'équilibre financier cette année, pour un chiffre d'affaires de 3,5 millions de dollars issu de deux sources de revenus. La vente de licences, tout d'abord, à raison de 10.000 dollars l'unité, le nombre de licences nécessaires étant corrélé à la taille du serveur. Deuxième source de revenu, les SSII qui intègrent la solution de Boostworks au sein d'une offre globale de services. «S'inscrivant dans une stratégie indirecte, elles nous payent un fixe et nous reversent des royalties sur le nombre de clients ». Parmi ces distributeurs figurent Onx, Softway ou Newlink.Même si l'essentiel de son chiffre d'affaire est réalisé en Europe, la société a pris sa "greencard" il y a deux ans afin d'assurer son développement sur le marché américain qui « représente 50% du potentiel de l'activité », assure Marie-Anne Lauferon. « Il est plus facile de convaincre les clients en étant nous-mêmes américains ». Les fonds levés vont donc principalement servir à soutenir l'internationalisation de l'entreprise. En 2001, des bureaux de commercialisation devraient être ouverts en Angleterre, en Allemagne, à Hong Kong et sur la côte Est des Etats-Unis.Les ambitions sont grandes pour le petit éditeur qui, grâce à cette arrivée de liquidités, compte en 2001 «se focaliser sur les opérateurs télécoms et les dotcoms, doubler son chiffre d'affaires et son effectif équivalent actuellement à 75 personnes », conclut la directrice générale.

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