Telecoms : Echec des négociations entre KPN et Telefonica

L'opérateur de télécommunications néerlandais KPN a annoncé vendredi la rupture des négociations sur une possible fusion avec son homologue espagnol Telefonica. Au même moment, le groupe espagnol Telefonica confirmait dans un communiqué à Madrid l'abandon du projet de fusion.Cette annonce intervient au lendemain d'un conseil d'administration extraordinaire de l'opérateur espagnol qui statuait sur l'opération. Mais surtout après une mise en garde de Madrid qui avait prévenu que l'opération ne recevrait son avail qu'à la condition que l'Etat néerlandais se désengage de KPN. Le noyau dur des actionnaires de Telefonica, formé par la banque BBVA et la caisse d'épargne La Caixa, se sont montrés réticents à une telle fusion. Le Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA) avec qui Telefonica a récemment conclu une alliance stratégique, et la Caixa ne voyent pas d'un bon oeil une diminution de leur participation dans le groupe résultant de la fusion. Selon la presse espagnole, les représentants de BBVA et de la Caixa, ainsi que deux membres indépendants du conseil d'administration de Telefonica, ont voté contre la fusion tandis que les huit autres ont voté pour. Selon KPN, ce vote négatif d'une "minorité importante" du conseil d'administration de Telefonica est "pour KPN l'indication d'un soutien insuffisant pour garantir le succès d'une nouvelle compagnie". Par ailleurs, jeudi, le ministre espagnol de l'Economie Rodrigo Rato avait prévenu qu'une éventuelle alliance entre Telefonica et KPN requiert la vente "d'une façon irréversible et immédiate" de la participation de l'Etat néerlandais dans KPN. Dans une lettre adressée à son homologue néerlandais Gerrit Zalm, M. Rato affirmait que, selon la législation espagnole, avec 43%, le gouvernement néerlandais "détient une participation excessive dans KPN". Selon M. Rato, "les engagements du ministre néerlandais sur la vente de cette participation doivent se traduire dans les faits le plus rapidement possible". Le gouvernement espagnol juge "essentiel" de réduire au maximum les participations publiques dans des entreprises qui opèrent sur les marchés privés en vue de garantir la transparence des opérations de privatisations, poursuivait M. Rato.

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