Paris cède encore 1,46% à la mi-journée

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Les craintes grandissantes d'un nouveau conflit ouvert au Proche-Orient a fait flamber les cours du pétrole qui pèsent directement sur les indices boursiers mondiaux. La Bourse de Paris, qui ouvrait en forte baisse de 2,14% à 5.862,51 points, évolue dans une fourchette étroite entre 5.920,93 et 5.828,14 points, dans l'attente de l'ouverture de Wall Street cet après-midi. Vers 11h55, le CAC baisse encore de 1,46% à 5.903,19 points, dans un marché qui fait preuve de prudence comme en témoignent les faibles volumes échangés : 1,6 milliard d'euros sur le SRD. Peu de valeurs sont épargnées par la baisse du marché. Depuis les plus hauts de début septembre à plus de 6.900 points, l'indice de référence parisien a perdu en ligne droite près de 15%. Cette semaine, il est revenu tester le seuil psychologique des 6.000 points, seuil sous lequel la baisse s'accélère aujourd'hui d'autant que le prix du pétrole continue de monter, à près de 35 dollars à Londres ce matin à l'ouverture, contre 34,59 jeudi soir. Aucune place financière n'est épargnée par la morosité ambiante. En Asie, Tokyo a perdu 1,42% et Hong Kong 2,21%. En Europe, Londres et Francfort résistent : le Footsie 100 cède, vers 11h30, 1,13% à 6.062,90 points alors que le DAX recule de 0,51% à 6.432,43 points. L'Eurostoxx50 abandonne pour sa part 1,43% à 4.680,06 points. Outre-Atlantique, les marchés américains ont terminé en forte baisse jeudi, inquiets de la tension croissante au Proche-Orient et de la flambée des cours du brut, revenus à leurs plus hauts depuis la guerre du Golfe. Le DJIA a plongé de 3,64% (-379,21 points) à 10.034,58 points, plombé par les avertissements sur ses résultats de Home Depot. L'indice des valeurs industrielles a affiché ainsi la cinquième plus forte baisse en points de son histoire et sa plus faible clôture depuis le 14 mars dernier. Cette chute a entraîné dans son sillage l'indice Nasdaq Composite qui a perdu 2,96% (-93,82 pts) à 3.074,67 points après un gain de plus de 2% en séance, revenant désormais à son niveau du 4 novembre 1999. Le S&P 500 a suivi en reculant de 2,56% (-34,90 points) à 1.329,69 points. Face à la flambée des prix du pétrole, les investisseurs craignent de plus en plus un ralentissement de l'économie américaine mais également de la croissance des pays de la zone euro. La remontée des taux d'intérêt de la Banque Centrale Européenne alimente ces inquiétudes. Cet après-midi, les opérateurs prendront connaissance des prix à la production américains, attendus en hausse de 0,5%, et de 0,1% hors alimentation et énergie. Seront également publiées les ventes au détail, attendues en hausse de 0,5%. Sur le marché des changes, l'euro s'échange à 0,8651 dollar vers 11h50, contre 0,8622 jeudi à New York. LES VALEURS DU JOUR A PARIS - Cours vers 11h55 en euros FRANCE TELECOM rechute de 1,78% à 96,5 euros après avoir précisé que l'emprunt de 5 milliards d'euros, qui va être lancé pour refinancer sa dette sera libellé pour quelque 4 milliards en euros et pour le reste en livres sterling. THOMSON-CSF (+2.96% à 45.5) bénéficie d'un article des Echos rapportant que le groupe négocie avec Cogema et Alcatel la fusion de leurs sociétés de services informatiques. Un analyste qui suit la valeur ALCATEL (-2.03% à 69.95 dans un volume de 2,4 millions de titres) estime qu'une telle opération aurait très peu d'effet sur le groupe compte tenu de la taille de l'activité SSII au sein de l'équipementier en télécommunications. Le compartiment bancaire est également attaqué, avec notamment CREDIT LYONNAIS (-2.28% à 39) et BNP PARIBAS (-1.22% à 88.7). La SOCIETE GENERALE, qui a perdu 2.22% jeudi, regagne 0.36% à 55.2. Les valeurs technologiques sont une fois de plus massacrées. COMPLETEL Europe chute de 11.84% à 6.18, INFOGRAMES de 8.42% à 18.5, SOPRA de 7.69% à 72.05, EQUANT de 7.29% à 34.35, UBI SOFT de 7.25% à 40.8 et UNILOG de 7.09% à 104.9. INGENICO recule de 6.49% à 36 alors que la famille Poutrel a franchi en baisse le seuil des 20% des droits de vote, suite à la cession d'actions du spécialiste des terminaux de paiement. SAGEM limite ses pertes à 2.71% (193.6 euros) après avoir fait savoir qu'il franchirait sous peu le cap du million de mobiles WAP ou WAP/GPRS livrés, à la faveur d'une commande portant sur 180.000 appareils, reçue de deux opérateurs tawanais. LIBERTY SURF (-18.55% à 12.95) est réservé à la baisse, tandis que WANADOO (-7.47% à 12.39) accuse sa cinquième séance consécutive de baisse. Parmi les titres des médias et de communication, TF1 perd 5.92% à 54, HAVAS ADVERTISING 5.63% à 15.1 et THOMSON MULTIMEDIA 5.02% à 45.02. VIVENDI cède 2.25% à 82.6 alors que la Commission européenne a jusqu'à minuit pour autoriser son projet de fusion avec Canal+ et Seagram, ou pour ouvrir une enquête approfondie de quatre mois. Selon des analystes, Vivendi se serait engagé auprès de la CE à vendre sa participation dans BSkyB afin d'obtenir son feu vert sur Vivendi Universal. L'OREAL perd 2.39% à 81.6 après l'annonce d'une hausse, conforme aux prévisions, de 17.4% de son chiffre d'affaires sur neuf mois, à 9.4 milliards d'euros. Selon plusieurs analystes, la valeur offre en effet un potentiel de croissance limité alors que d'autres insistent sur le fait que le titre mérite une prime par rapport au secteur. LVMH chute de son côté de 4.80% à 79.3. Les craintes d'une nouvelle crise pétrolière liée au conflit au Proche-Orient pèsent sur le secteur de la métallurgie et les valeurs cycliques en général. L'énergie représente 20% en moyenne du prix de revient d'une tonne d'acier ou d'aluminium. PECHINEY cède 4.37% à 40.5 après avoir touché un plus bas de l'année de 39,85 et USINOR perd 2.31% à 10.17 après un plus bas de 10,08. METALEUROP, qui est par ailleurs handicapée par l'augmentation des stocks de plomb au LME, touche son plus bas de l'année, perdant 9.90% à 6.01. Malgré la hausse du pétrole, même TOTALFINA ELF (-2.56% à 178.8) est à la baisse.

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